Connard de… chat

par @cylk

T’es le petit cousin très éloigné du roi des animaux et tu penses que je vais te servir une révérence à chacun de tes passages connard de chat ?

Non, parce que moi, je ne t’aime pas. Ton déhanché ridicule et nonchalant – qui masque trop bien ta forte capacité à me sauter sur la jambe pour y planter tes petites griffes vicieuses – n’a aucun effet sur moi. Tu peux toujours continuer à te frotter contre tout ce qui peux servir à te frotter, pieds de table, angles de murs, canapé, ma jambe encore une fois, en y déposant un joli tapis de tes poils pourris que je retrouve partout dans la maison jusque dans mon assiette pour me faire comprendre que t’as la dalle, connard de chat.

Tes miaulements timides et répétitifs pour qu’on t’ouvre la porte afin que môssieur puisse vadrouiller où bon lui semble, et se planquer sous les bagnoles pour revenir avec du cambouis sur le dos.

Si tu savais comme je suis trop content quand tu disparais trois ou quatre jours, même si ma femme, (oui ta maîtresse qui te calinoute, chouchoute, te trouve trop choupinet et t’a incrusté dans mon lit, connard de chat), se fait du soucis pour toi, eh bien moi, je jubile. T’as de la chance, à chaque fois que tu reviens c’est maman qui t’ouvre, vaut mieux que je te prévienne, si c’est moi, pas la peine de miauler, tu boufferas une basket, chat botté (au cul, en touche).

Quand t’étais chaton au moins t’étais marrant et je pouvais te mettre à l’amende. Aujourd’hui, tu sers à rien. T’es une boite de Shéba à moitié vide qui sèche dans le frigidaire, une odeur pestilentielle quand tu sors de ta caisse quoi que tu y fasses, t’es le bruit du gravier quand tu grattes pour tenter de masquer ta crotte mais au lieu de ça, t’en fous la moitié à côté, t’as l’air ravi après connard de chat.

Faut-il que je reparle du fauteuil en cuir que t’as transformé en crépi, ou les nombreuses tatanes que je t’ai foutu suffisent pour te faire comprendre combien je te supporte plus ? Evidemment non, puisque tu continues à y planter tes connes de griffes.

Tu sais quoi ? T’as gagné gros con ! Tu pourras te gaver de whiskas spécial noël au foie de veau autant que tu voudras et tu pourras pisser sur les couvertures si ça te fait plaisir de te remémorer que t’habites bien là où tu habites, parce que maman et moi c’est fini. Non, pas la peine de remuer ta queue pour montrer ton excitation, ce n’est pas de ton fait. C’est pour d’autres raisons qu’on se quitte mais je ne te raconte pas, t’as déjà trop squatté ma vie. Je te demande un seule chose, connard de chat, si elle se met à pleurer, soulève son coude avec ton museau comme tu sais le faire, elle trouve ça trop mignon, passe ta tête et réclame des caresses parce que tu lui sers à elle, tu lui sers.

3 commentaires

  1. Shui désholé pour toi Cylk, mais je trouve ton billet bien écrit et très représentatif (dans un chertain shens) de la vie avec un chat… Enfin pour les côtés négatifs.
    Moi je shert à quelque chose, j’asshiste ma maman en cuisine, et du coup on fait un blog enshemble.
    Mon papa quant à lui, il est très content de manger che qu’on prépare !

    Shigné : Mistouille, le chat en cuisine.

  2. Mdr Mistouille, t’as de la chance, je ne mange pas les chats et je suis un amoureux des animaux et de la nature. Mais, faut avouer que vous, chats, n’êtes mes meilleurs potes, preuve, le texte ci-joint (qui est avant tout une fiction et un exercice d’écriture). Non, parce qu’en animal de compagnie, t’as quand même les oiseaux qui eux, non seulement, puent, mais en plus ils piaillent sans arrêt les cons.
    Bref moi je suis plutôt rat, tes ennemis jurés je sais, mais ils sont franchement affectueux et intelligents, surtout ils aiment leur maître. Vous, les chats on ne sait pas ! Dis à ta maman d’ailleurs que la cuisine, ça me botte, mais avec des poils non merci donc TU VIRES DU PLAN DE TRAVAIL CON DE CHAT OUIII ?! ;))

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