Un an avec mon Boss.

Voilà, aujourd’hui, ça fait un an pile que je bosse à l’agence. 12 mois, 365 jours et 8760 heures que je ne pense qu’à lui, mon boss.
Mais je l’aime bien mon boulot, et d’ailleurs, ils sont sympa à l’agence, ils ont organisé un apéro dans le troquet d’à côté pour fêter l’Event. « Un an avec toi Emma, ça se fête. » Ce sont ses mots. »  à Alex.

Nous trinquons tous, accoudés au bar de notre QG, le taulier en tête. De la bonne humeur, une petite famille retrouvée pour la provinciale que je suis, et Alex qui me fait un clin d’œil en approchant sa coupe de la mienne. Blush. Puis on enchaine les Mojitos. Le bar se remplit, la musique devient plus forte et les contours moins nets. Le début de l’ivresse. La chaleur ambiante contraste avec la neige qui continue de tomber  dehors. Les manteaux, vestes et pulls tombent tandis que les fenêtres s’embuent.

Jean, l’associé de mon boss me fait signe de me rapprocher de lui car on ne s’entend plus. je me faufile donc entre Thomas de la créa et Maude des RH, mon verre au-dessus de moi, et le ventre rentré. En passant devant Alex, ma poitrine, juste couverte d’un fin gilet en viscose vient se frotter sur sa chemise blanche. Ne portant pas de soutien-gorge, je peux presque sentir la chaleur de sa peau sur le bout de mes seins durcissants.

Il est troublé, je le sais. Pour la première fois depuis un an, j’ai vu ses joues rosirent en me regardant. Mon visage, puis mon décolleté, et mon visage à nouveau, avant de retourner nerveusement vers le bar afin de recommander un verre. 3 secondes seulement, mais 3 secondes pendant lesquelles le désir était là. Je le sais.

Jean m’attrape par l’épaule, et se met à me complimenter sur mon travail, ma personnalité, mon humour. Éméché, et un peu trop flatteur à mon goût l’associé, qui pour le coup, ne rechignerait pas à me mettre dans son lit, lui. A chaque soirée de bureau, j’ai le droit au même numéro. « Mais je n’arrive pas à croire que tu sois seule, Emma, une nana canon comme toi… Ça me rend dingue. »

Il pourrait me plaire, Jean. Il est beau gosse, intelligent et drôle. Un peu cavaleur c’est certain, mais moins qu’Alex, ou alors il ne s’en vante pas. Mais coucher avec lui, ce serait anéantir mes chances d’appartenir un jour à Alex.

En jetant un regard furtif vers lui, je vois qu’il nous regarde. Il parait contrarié, un peu agacé même. Ou alors, c’est que je veux voir… Envie de penser que je suis assez importante pour influencer son humeur, envie de penser qu’il est peut-être jaloux à l’idée que je me tape son assoc’.

Et dans mon ivresse trop enthousiaste, tout me semble plus clair. Le rendre jaloux avec Jean, c’est peut-être ça, la solution.
Je me retourne vers Jean et me prête à son jeu de séduction. Je minaude, je charme, je me mordille les lèvres. Il me propose une séance de ciné, un film d’auteur dans une petite salle du quartier.
M’éclipser avec lui… Partir tous les deux… Ne plus être celle qui part après Alex, mais le planter là, comme un con, et confier mes jolis seins et mon beau petit cul à son associé.
Voilà.

« Belle épine », 22h30, dans une petite salle ne pouvant accueillir qu’une cinquantaine de personnes, et seulement nous deux, Jean et moi, assis dans nos fauteuils de velours rouge.
La solitude, l’obscurité, je sais qu’il y pense… Moi aussi. Je prie pour que personne n’arrive pendant la pub. Je le regarde à la lumière de l’écran. J’ai envie de lui. J’ai trop bu, trop chaud, j’ai besoin de contact, besoin de langue, besoin de sexe.
Les pubs viennent de finir et personne n’est venu nous rejoindre dans notre sanctuaire culturel.

Je ne sais pas si je dois le laisser venir ou agir… Je laisse passer les premières minutes du films, puis, je m’enfonce doucement dans mon fauteuil en décroisant les jambes, et en le regardant. Sa main jusqu’à présent sur ces genoux vient se poser sur l’accoudoir, puis glisse sur ma cuisse. J’écarte davantage les jambes pour lui signifier mon accord.
Ses doigts disparaissent sous ma jupe et s’introduisent en moi.

Je m’empare de sa bouche et glisse mes doigts dans son pantalon. Il bande déjà. Je le caresse lentement au rythme des mouvements de mon bassin. Puis, j’attrape son bras pour m’enfoncer encore plus profondément ses doigts. L’interdit, l’alcool, l’associé d’Alex, le noir de cette salle vide et ce film qui hurle dans mes oreilles m’excitent terriblement. J’ai envie qu’il me baise, là, violemment.
Je me glisse sur le sol pour me placer entre ses jambes. Et là, à genoux, face à lui, je le suce.
Sentir mon pouvoir sur cet homme si proche d’Alex me transforme en chienne assoiffée de sexe. Je veux qu’il me prenne, et je le lui dis. Il attrape alors une capote dans son sac. Je me relève, me retourne… Il remonte ma jupe, baisse ma culotte et me saisit fermement par les hanches pour m’attirer vers lui et me pénétrer. Je me cambre pour me mieux le sentir, ressers mes cuisses autour des siennes, et le laisse me guider de ce va-et-vient jouissif.

Je pense à Alex, à son regard au bar, à ce qu’il pourrait en penser, à ce qu’il rate…

8 commentaires

  1. @Duel : Je suis navrée pour l’heure. Mais tu n’as pas forcément besoin d’une baignoire ou d’un lit tu sais 😉
    @Palaeksa : Je ne prétends pas le séduire avec mon orthographe. Pourquoi as tu cessé d’écrire sur ton blog ?
    @Cylk : Merci

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