Le poke ne suffit pas

Par • 4 jan, 2011 • Catégorie: Mauvais genre, Twittstory

La Normandie, bucolique, l’agriculture et les bocages, ces petits puzzles agricoles où l’on jouait à cache-cache durant la seconde guerre mondiale. Cette terre est chargée d’histoire, de Guillaume le Conquérant à Von Runstedt, beaucoup de stratèges ont foulé le sol de cette merveilleuse étendue maculée de sang bleu. Pays soyeux, royaume marin, quoi de plus douillet qu’une maison normande,  son chocolat chaud, son âtre feu follet et nos caramels à la crème de camembert. C’est mon territoire, mon espace, je suis née là, moi, je suis née Normandie.

Alors quand j’ai su au début de l’année 2010 que j’allais la quitter pour la première fois pour venir habiter à Paris, j’ai tout d’abord ressenti une vive peur. Paris, la capitale. Une ville « speed » comme ils disent chez moi. Pourtant assez rapidement, je m’y suis sentie bien grâce aux collègues de l’agence qui m’ont tout de suite accueillie comme l’une des leurs. Et puis il y a eu quelques amants aussi. Je dois bien dire que le site Adopteunmec m’a pas mal aidé. Mais, s’il y a quelque chose qui a véritablement révolutionné ma vie c’est bien Twitter. Twitter et les fameux DMs!

Laurent, mon ex, avait pris bien soin de me dégouter de Paris avant que j’y monte. Parce que Paris, pour lui, ça représentait non seulement une ville pleine d’amants potentiels, mais cela scellait surtout la rupture définitive de notre relation. Rupture certes annoncée sur Facebook en Février – mais vous savez ce que c’est, il y a certaines ruptures qui ont la particularité de saigner longtemps. Et quand on couche avec son ex dès que le moral est au plus bas, quand on vit à 500 mètres de chez lui, la cicatrisation est quasiment impossible.

Inévitablement, de clics en clics, je regarde encore aujourd’hui ces photos taguées, prises par Laurent qui me demandait de faire une moue sensuelle et boudeuse. Désormais, je ne m’y reconnais plus. J’ai délaissé les petits tops en dentelles noires achetés au Pimkie de la zone commerciale du coin pour des petites robes de Zara de bien meilleure facture. A ma nouvelle garde-robe est venu se greffer un compte twitter. Je m’y suis inscrite pour suivre un homme, me laisser entrainer par lui, au fil de ses tweets. Je voulais qu’il me guide dans son univers, que nous partions à l’aventure. Lui et moi, là-bas, loin de Gibreville. 

Gibreville, dans la banlieue de Caen, ses pavillons alignés comme autant de petits soldats. Ils se ressemblent tous, ils se connaissent tous, l’impression de vivre dans un village où tout le monde serait cousins. C’était bien avant mon départ, bien avant que le tumulte parisien m’emporte. Je suis maintenant une petite fourmi indépendante dans une fourmilière, nous sommes tous connectés, cyber-connectés, nous évoluons ensemble sans se connaître. Un tweet c’est un coup d’antenne échangé, on s’affaire et personne ne sait vraiment qui est l’autre. Gibreville ne me manque pas, je suis redevenue moi-même.

Une digression, en passant: les parisiens ne baisent pas comme les normands. Le normand est moins cérébral. Plus direct. Plus simple. Un normand n’a pas pour habitude de pratiquer le cunnilingus de manière régulière. Le normand c’est une bonne tarte aux pommes : classique, simple, facile à faire. Le parisien est plus raffiné. Plus cérébral. Plus pervers. Mais aussi souvent moins galant. Le plan cul est si généralisé que les bonnes vieilles pratiques s’oublient. Bref, le parisien c’est un macaron Ladurée : sucré, un peu prétentieux, et qu’on peut manger par dizaines

Évidemment, au début j’ai eu du mal. Paris est une très grande ville pour une provinciale, je m’y suis perdue si souvent le soir, et toutes ces histoires de taxis violeurs ne faisaient rien pour me rassurer. Mais j’ai été bien bien baladée, de twapéro en twapéro, au rythme des twittos qui ont succombé à mes charmes normands. Laurent restera toujours dans mon cœur, mais il a été effacé par le goût des autres dans mes draps, dans ma bouche, sur mon corps, le meilleur remède à une blessure d’amour qui se rouvre trop souvent.

Derrière moi Laurent. Angoisse du départ, énigme de l’arrivée. La Normandie m’a rattrapée lorsque j’ai reçu par courrier un appel à « régularisation impayé », concernant mon abonnement internet de Gibreville. J’ai donc appelé le service client de SFR et mon interlocuteur m’a indiqué qu’il manquait un décodeur. Je l’avais effectivement par devers moi. Suivant ses conseils, je suis allé le déposer dans un relais SFR près du métro Pasteur. Mais j’ai dû rebrousser chemin car le type du relais ne pouvait enregistrer mon dépôt arguant de l’absence de code barre. Croyez-moi, dans ces moments-là on se sent seule. Finalement SFR m’a envoyé un code barre, et j’ai pu enfin déposer ce putain de décodeur. Quelle galère

Urbanisation, tel était mon crédo. Et qui dit urbain, dit immeuble, voisins, proximité, et relations sexuelles sans lendemain. J’avais construit une ligne dans ma tête, une sorte de périphérique sans porte. D’un côté Laurent, de l’autre Paris. Il faut choisir le sens de rotation de sa vie. J’avais souvent envie de me bouffer les poings quand le garçon qui venait de se vider dans mes draps partait sans demander son reste. On ne devient pas citoyen d’une capitale sans casse. Comme au poney, il faut apprendre à tomber, à se relever, tête haute et menton volontaire pour repartir. Depuis mon arrivée, j’ai rechaussé les étriers facile vingt fois. C’est quand même gratifiant pour moi. Mes parents m’ont toujours dit que j’étais un puits sans fond. Les internautes m’aidaient peut-être à le remplir.

Le fait est qu’aujourd’hui je ne sais plus vraiment où j’en suis. L’histoire de la petite provinciale fraîchement débarquée à Paris peut sembler banale, égocentrique et dépourvue d’intérêt, mais si j’ai décidé d’en parler sur megaconnard.fr c’est avant tout pour recueillir des conseils ou témoignages d’autres personnes. Qui suis-je ? Où vais-je ? J’essaye de marcher rapidement, tête haute, mes talons claquent et résonnent sur l’asphalte, j’ai su m’adapter, me fondre dans la masse et quelque part… oublier qui je suis vraiment ?

Oui nous en sommes là, vous et moi. Si bien que je finis par penser que si vous avez pris la peine de pousser votre lecture jusque là, c’est qu’il y a encore quelques endroits sur la toile où l’on peut épancher sa souffrance sans crainte du regard des autres.  Et si je vous sollicite aujourd’hui, c’est moins pour me plaindre que pour me comprendre. Suis-je heureuse ou ai-je vendu une partie de moi-même pour tenter de le devenir ? Pleine de nostalgie, je ne cesse de repenser à ses occasions ratées d’être heureuse, je souris en me remémorant ces matins où Laurent jouait au ventriloque avec son pénis. Cette candeur me manque, l’insouciance des plages normandes aussi. 

La morale de cette histoire? L’amour numérique ne soigne pas toutes les blessures. Laurent me manque…

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est Jeune fille noyée par le parisianisme et les désillusions numériques. J'irai revoir ma Normandie...
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63 Réponses »

  1. Ton récit est poignant, Jessica. J’ai beau venir d’Alsace, mes yeux pleurent des larmes de sang comme la première Normande venue.

  2. Superbe plume !

    Un billet très intéressant qui concerne tous les provinciaux fraichement arrivés à la capitale et soulève pas mal de questions.

    Comment s’adapter sans avoir l’impression de « tromper » ses origines ?

  3. Je suis très contente de lire un texte qui parle vraiment d’amour, celui qui fait « BOUM ».

  4. Femme = pute. ET LA, PARDON, C’EST PEU DE LE DIRE.

  5. Je me suis vraiment reconnue dans cette histoire ( Sauf que je ne suis pas Normande, je viens de Maraussan , dans l’Hérault ) La métaphore de la tarte aux pommes est bien trouvée, c’est drôle moi j’avais comparé les gens avec des animaux. Les parisiens seraient comme des vautours, jamais rasassiés, insatiables, prêts à tout pour tiré un coup, tandis que en province on serait plus comme des boas constrictors, digérant un amour solide, qui dure, mais qui se délite lentement dans les sucs des aléas de la vie. Courage à toi, laurent reviendra peut être.

  6. Le problème est aussi de savoir pourquoi on est parti.

    Je ne suis pas « provincial » mais « banlieusard » et ayant quitté ma banlieue confortable (rien à voir avec les cités) pour Paris, j’ai vite compris le problème. Trop de bruits, trop de courses, trop d’anonymats, trop de voisins qui nous empêchent d’écouter la musique au volume qu’on aime. Des volumes d’appart plus petit aussi sans parler du pris du loyer.

    Un temps, l’idée de retourner en banlieue m’a traversé l’esprit. Le temps de me rappeler que là bas je connaissais tout, je n’avais plus de surprise, qu’en y étant, je rêvais d’être ailleurs, dans un endroit où tout le monde n’a pas ses petites habitudes, où rien n’est fermé à sept heures du soir. Ou il y a de la vie et de l’anonymat, justement. Parce que connaitre tous ses voisins, ça va un temps.

    J’ai maintenant quitté Paris (avec des enfants, c’est pas la peine d’y penser) mais j’y ai vécu des passages noirs autant que des très bons moments. Et comme tous les endroits que l’on connait, on en cerne les charmes autant que les limites. Pour l’instant tu papillonnes en ville, ce qui te donne peut-être l’impression de perdre ton temps par rapport aux « vrais gens » comme ton ex. Mais si tu es partie en le laissant derrière, y a peut être une raison (houlà, je me donne l’impression de faire du Ok Podium dans cette phrase). As tu envie de bouffer de la tarte aux pommes toute ta vie ? Là est la question.

    (merci docteur, ça fera 100 euros)

  7. Ces métaphores sont drôles : celle de la tarte normande ou celle de Virginie avec les animaux.

    J’ai quitté Rouen et ma Haute-Normandie il y a maintenant cinq ans pour vivre en région parisienne. Je précise « région parisienne » pour indiquer Versailles plutôt que Paris car déjà à l’époque, je ne me sentais pas d’habiter Paris. Les transports en commun, le bruit, l’individualisme, tous les clichés qu’on imagine de Paris quand on vient de province… On dit de Versailles que c’est la dernière ville de province avant Paris, ce n’est pas totalement faux.

    Aujourd’hui, je ne suis toujours pas tout à fait adapté à mon nouvel environnement. Plein d’aspects me débectent : pas ceux énumérés plus haut, j’ai toujours été un citadin du centre ville de Rouen, finalement les embouteillages et tous les emmerdements qui vont avec à Paris ne me dérangent pas (plus). Ce qui me déstabilise toujours, c’est le rapport aux autres. Il y a la condescendance du parisien de souche (et souvent du provincial arriviste qui est à Paris depuis moins de temps que toi/moi), il y a l’intimidation face à ces (jolies) parisiennes et il y a ce que les habitants de cette ville considèrent comme leurs priorités (ou leur absence de priorités comme vous voulez) :
    - les habitats exigus et inconfortables (voire insalubres)
    - la promiscuité de l’autre
    - la vie au jour le jour avec aucune envie de concevoir une famille au sens « province » du terme
    - le manque d’ouverture vers les autres (banlieues ou province)

    J’en passe et des meilleures, je n’avais pas prévu d’écrire un commentaire aussi long sur le sujet, peut-être prendrai-je le temps d’écrire un article ici :)

    Toujours est-il qu’aujourd’hui, il ne se passe pas une semaine où je réfléchis à quel boulot je pourrais exercer en revenant dans ma Normandie. Parce que la seule chose dont je sois sûr aujourd’hui c’est que j’ai beau avoir la majorité de mes amis à Paris, je ne reste à Paris que pour une seule raison : mon travail. Si tu as un Laurent qui t’attend, casse-toi, tu verras, tu ne regretteras pas.

  8. Voici un texte que tous les hommes devraient lire bravo !

  9. Encore un bel exemple de salope créée par les blaireaux du web et les affres d’une société complètement en déliquescence. J’espère que le Laurent dont elle parle lui dira de bien aller se foutre son tampax dans le cul si elle tente de revenir.
    Joe.

  10. Hé ho on se calme tout de suite là, les parisiens ne sont pas tous comme ça ! Tu dois avoir de bien étranges fréquentations.
    Je suis conscients que certains de mes amis sont comme ça, mais de là à en faire une généralité, c’est un peu abusé.
    Il suffit d’ailleurs de lire n’importe quelle étude démographique pour se rendre compte que la ville de Paris est composé (dans nos tranches d’age, 18-30) de 80% de provinciaux …
    Après, peut-être que la pollution les fait agir différemment !

    Pour finir, @VirginieE, tu dois avoir un problème avec les animaux reptiliens ! Comparer l’amour à un boa ! Moi je préfère les animaux doux avec des grosses patounes, un petit chat par exemple :) (private joke, on est en cours ensemble !)

  11. A n’en pas douter le meilleur article écrit à ce jour sur le site. Je suis tout a fait convaincu avec toi Jessica. J’ai vécu la même chose, exactement la même sauf que je suis homo et crois moi le fossé entre ma petite ville de province et le chaudron parisien en terme de population gay est bien plus grand pour moi que pour toi ma Jessica. A tout casser, on était trois gays qui s’assumaient, à Paris laisse tomber, c’est ouf et ton ex c’est rien par rapport à mon petit copain de l’époque. Parfois les mecs peuvent être bien que des nanas, crois moi sur parole.
    Encore merci pour ce billet.
    La bise.

  12. Merci de ce témoignage. Je suis passée par là moi aussi, c’est pas facile. On se prend une grosse claque, moi quand je suis arrivée j’ai eu un vrai choc culturel, tous ces gens qui te bousculent sans s’excuser, les côtés surperficiels des sneakers, les fringues de marque, les coupes de cheveux. Il m’a fallu un an, me trouver mon style en faisant abstraction du reste (juste un accessoire: une gavroche) et surtout des potes!

  13. @Florent @Joe Franchement si vous n’etes pas des trolls ou des bo ( ce que je pense vu vos pseudos compltement obscenes et inssencés ) c’est honteux… Je croise les doigts pour que ça soit le cas. On ne s’est pas battues pour en arriver là !

    @Maelle Relis bien quand même elle fait pas tant de généralités, c’est une image, comme en cours de sémio :D

  14. Florent et Joe ne sont que des puceaux qui viennent lâcher leur haine sur megaconnard.com parce qu’ils sont jaloux, et s’ennuient profondément chez eux. Vu leur propos, ils doivent être puceaux depuis pas mal d’années, et j’ai envie de dire BIEN FAIT POUR VOUS. Si vous voulez chopper, il va falloir mûrir les gamins. Perso je ne laisserais jamais un taré comme ça me craquer l’hymen.
    Oui je suis encore vierge, mais je suis lycéenne et j’habite en Dordogne, autant dire que je me fais pas mal chier dans la vie. Heureusement que megaconnard.com est là pour me distraire. Et aujourd’hui j’ai été absolument épaté par cet article. Il est très important pour moi, qui espère aussi un jour monter à Paris, comme Jessicalifornia (très bon pseudo, félicitations). J’ai vraiment adoré ce papier, qui m’a ému aux larmes (surtout le passage sur les taxis violeurs, si effrayant, BRRRRRRR).

    J’espère vite relire Jessicalifornia. Ca nous changera des autres tocards de megaconnard (MAIS NON JE VOUS <3 TOUS TRES FORT, PTDR! )

  15. Je suis plutôt d’accord avec Maelle (qui ne fait pas plus de généralités que Jessica a l’air d’en faire). On ne reçoit que ce que l’on mérite de recevoir. On blanchit ses nuits et ses draps avec des hommes de passage que si on le veut bien. Le coup de la provinciale un peu naïve qui n’a pas assez de personnalité pour s’intégrer dans la Grande Ville autrement qu’en couchant, c’est quand même triste. En revanche, si c’est pour tromper la solitude créée par l’anonymat de ladite Grande Ville c’est autre chose. C’est tout aussi triste, certes, mais pour d’autres raisons. Je peux comprendre les raisons poussant une jeune femme (ou un jeune homme) à enchaîner conquêtes sur conquêtes pour se sentir exister dans une ville où finalement pas grand-monde n’existe vraiment. Se sentir vivante, aimée, même pour quelques heures, ça n’a pas de prix. Ou plutôt si : le prix du lendemain. Celui que l’on paie en regardant l’autre récupérer ses affaires à la hâte et en écoutant le bruit trop familier que fait la porte en se refermant. Une porte qui se referme sur un inconnu, certes, pas grave il y en aura d’autres, mais aussi sur soi. Sur cette infime mais essentielle partie de soi qui fait que si on ne sait pas toujours où l’on va, au moins on sait qui on est. Qui on ne veut pas être.

    Je jette un œil à mon carnet d’adresses et me rassure aussitôt : ouf, mes amis Parisiens ne sont pas comme ça. Ils ont un cerveau, une morale, des scrupules. Moi-même, qui partage mon temps entre les deux capitales que sont Berlin et Paris, je joue AVEC de jeunes femmes et ne me joue jamais DE jeunes femmes. Alors oui, c’est vrai, vu le nombre d’habitants il y a nécessairement plus d’abrutis égoïstes à Paris qu’à Evreux. Mais encore une fois, à la vie comme sur Twitter, on ne fréquente que les gens que l’on choisit de fréquenter et on ne récolte en quelque sorte que ce que l’on mérite de récolter.
    En lisant la description faite des Normands j’ai l’impression qu’ils sont tous à moitié décérébrés et que ce sont de bons gros paysans. En fait… J’ai l’impression de lire une Parisienne. Et c’est sans doute ce qui me fait le plus de peine.

    Les errances nocturnes ne sont pas mauvaises en soi. Au contraire. Elles aident parfois à se retrouver. Se perdre dans des draps ne signifie pas toujours se perdre soi. Coupe-toi du monde, prends quelques jours pour te retrouver et souviens-toi de qui tu étais en arrivant. Lavoisier disait : « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Rien n’est perdu. La petite provinciale effrayée que tu étais en arrivant à Paris est toujours là, quelque part. Elle a juste choisi de troquer sa peur contre l’oubli. D’elle, des autres, de ce qui compte. Mais rassure-toi : ça ne durera pas.

  16. [...] This post was mentioned on Twitter by Aude Nectar, Bruno Raymond. Bruno Raymond said: Le poke ne suffit pas (Megaconnard) http://t.co/7SWrWLR [...]

  17. J’ai arrêté de lire les commentaires parce que je trouve que les gens ont des propos violents (et pourquoi d’ailleur????? On se le demande!!!!).
    Alors je te répond sans prendre par à la polémique car je viens moi aussi de province et je me suis installé à Paris (a Bourg-La-Reine plus précisémment) en septembre.

    Je me suis inscrite sur twitter via un pseudo suite aux conseils de mon cousin (qui lui est parisien de souche mais ne me propose rien à faire en vrai). Je suis allé à un apéritif organisé via twitter et facebook, mais personne (PERSONNE!!!) ne ma parlé (à part le barman pour me demander des sous…). Bref, j’ai bien vu que les gens avaient l’air sympa et tout, mais j’ai pas oser franchir le cape et aller vers eux (timidité quand tu nous tiens :) )
    Bref bref bref, je voudrais te proposer qu’une prochaine fois on y va ensemble, parce que moi aussi j’ai un ex à oublier et envie de faire des rencontres (hoho) et surtout envie de m’intégrer dans des groupes un peu « fashion » qui me fasse voir des choses intérresantes.

    Allé, bonne continuation en tous les cas ;.)

    Louisa

  18. Ce témoignage rare de Jessica permet de poser le problème de la maltraitance des femmes. Non, je ne parle pas de violence physique, je parle de violence mentale. Ce que les médias ne veulent pas voir.

    Comment peut-on au XXIe siècle laisser une femme tomber à la dérive et s’abandonner en des DM interdits ? Visiblement, ça ne choque plus personne et Florent et Jo peuvent déverser leur haine sans que quiconque ne s’en émeuve.

    FEMME = PUTE ? Ah bon ? HOMMES = LACHES surtout.

    Et merci megaconnard de nous permettre de le dire.

  19. « Ce témoignage rare de Jessica permet de poser le problème de la maltraitance des femmes. Non, je ne parle pas de violence physique, je parle de violence mentale. Ce que les médias ne veulent pas voir.  » C’est beau comme du Delarue.

    Et les hommes, ils vivent heureux en dansant la gigue ? On a tous des physiques de Georges Clooney alors forcément c’est facile. Mais il faut arrêter de prendre un témoignage pour ce qu’il n’est pas.

  20. Juste pour info Louisa M, Florent Monsuce et capucine Plot sont la même personne ou utilisent le même ordinateur.

  21. Salut Jessica !

    Excellent article, on sent que c’est du vécu ! Et de plus, tu as ce qu’on appelle une « plume » (cette métaphore de la tarte à la la pomme ahahah j’ai l’impression de voir ma vie sexuelle défiler ;) )

    Par contre, je n’ai pas compris comment Laurent pouvait faire le ventriloque avec son pénis ? Pourrais-tu nous l’expliquer ? Au besoin avec une vidéo ahahah. J’avoue que c’est cocasse ;)

    A une prochaine, j’espère, sur megaconnard. Et dans les bras de Laurent, cette fois…

  22. Bonjour Jessica,

    J’ai vraiment beaucoup aimé ton article, léger à la première gorgée mais tellement profond quand on s’en ressert une rasade. Tu poses le problème de ces amours numériques sans lendemain, qu’on convoque pour ne pas ressasser notre hier. Hihi tu me fais devenir lyrique !

    Je n’ai pas trouvé ton blog mais je me suis permis de liker ta page Facebook :) http://www.facebook.com/pages/JessiCalifornia/114080061969?v=wall

    Psy_lo.

  23. Cette article est très mal écrit et cette pauvre fille en mal d’attention me donne la nausée.

  24. Pour une fois pas trop mal écrit, mais chiant à mourir. ZZZzzzzZZZzzzzzzZZZzzz

  25. Giberville c’est une belle ville gérée par de bons communistes

  26. Chère Jessicalifornia,

    Tu es comme toutes les autres et ça n’est que le début.

    Combien de pauvres provinciales esseulées débarquent chaque année dans notre grise contrée pour se faire baiser ? Des autocars entiers. Pour notre plus grand plaisir.

    BTW Gonzo a raison, tu es plutôt agréable à lire.

  27. J’ai un super conseil: si tu veux coucher avec quelqu’un, tu le fais. Si tu ne le veux pas, tu ne le fais pas. Testé et approuvé.

    (Et sinon: WTF le passage sur SFR ???)

  28. Cool, du Guillaume Musso qui rentre dans le peau d’un vieux cliché qui fleure bon la campagne.

  29. Mais c’est quoi ce billet ? !!!

    J’ai lu jusqu’au bout (mais j’ai souffert) en voyant le nombre de commentaires.

    C’est juste inintéressant. A la limite sur un blog perso, j’dis pas. Mais je vois même pas ce que ca vient foutre chez megaconnard ? Tu n’es même pas une mégaconnasse (tant mieux j’ai envie de dire), c’est pas drôle, c’est remplit de poncifs (le normand baise à la naturelle, le parisien comme un macaron Ladurée, mais pitiééééééé quoi !)

    Et c’est quoi le délire sur le décodeur SFR ? C’est de la pub déguisée ? What the fuck ?!!

    Non, là, va falloir revenir aux fondamentaux hein « le talent au service de la connerie ». Que ça soit l’un ou l’autre, il y a un problème dans ce texte. Faut aller publier dans un ELLE blog hein.

  30. Tits or gtfo.

  31. Billet sponso ?!

  32. Message pour Megaconnard qui m’insulte sur Twitter mais comme je suis bloqué, bah il voit rien, je ne faisais que relayer un tweet de Loïc André :

    http://twitter.com/JLMaverick/status/22341729696882688 + http://twitter.com/JLMaverick/status/22343752181874689

    Est-ce que tu vas aussi l’insulter de « stalker pro » aveuglé par sa « haine » et lui dire qu’il a écrit le commentaire le plus con de ton site ? Penses-tu que Loïc André est également aveuglé par sa bêtise ?

    #pastrèsgentil

  33. Non Loic émet une hypothèse avec humour et sans y croire serieusement et surtout sans savoir la haine que M. Gonzo me porte. ( selon ses propres termes )
    M. Gonzo est atteint de betise car sa haine lui ferait croire nimporte quoi pourvu que ça me concerne.

    Donc je résume la haine entraine la betise et finit par rendre #ouinouin
    Stephen c’est juste du LOL et de la HAINE envers toi voyons JE REPRENDS TES MOTS.
    arrete de faire le #ouinouin.

  34. Wahou, megaconnard, t’es complètement illettré. Tu te soignes?

  35. J’aimais mieux la première version de ton commentaire.

  36. oui mais je fais ce que je veux sinon t’as compris comment on passe de la haine à la betise ?
    #ouinouin

  37. Je sais pas j’attends ton article sur Megaconnard pour mieux comprendre.

  38. @Manu Soli
    Ton commentaire est exagérément flatteur mais ce n’est pas pour me déplaire lol

  39. @Sullivan_lp

    « Tromper » ! Tu as su trouver le mot juste !

  40. @Capucine Piot
    Un joujou extra qui fait crac boum hue ? Je te conseille le vibro ^^

  41. @Florent Monsuce
    Franchement, « no comment » …

  42. @VirginieE
    Je ne sais pas si Laurent reviendra mais à vrai dire, j’ai fini de guetter son retour. Schopenhauer disait qu’il faut avoir assez en soi pour peupler son désert, je crois que ça résume bien mon état d’esprit du moment.

  43. @Ranx

    Ton témoignage est émouvant et synthétise assez bien la conflit qui agite mon esprit. Tu sais, dans ma tête aujourd’hui je n’ai plus qu’une seule scène en tête : celle du « Monocle rit jaune » du regretté Lautner, lorsque Paul Meurisse entonne avec le dandysme qu’on lui connaît la célèbre chanson jadis écrite par Frédéric Berat. Oui j’aspire avant tout à revoir ma Normandie.

  44. @Ultra frais

    N’hésite pas à proposer ton témoignage à Jeremy. Comme je lui disais par mail, Megaconnard a des vertus thérapeutiques ;-)

  45. ‎@Annamunau
    un texte que tous les hommes devraient lire… et comprendre surtout ! C’est pas le cas de tout le monde ici :(

  46. @Joe Le Batard Si j’en crois la loi sur le Liberté de la Presse du 29 juillet 1881 de Legifrance, je peux t’attaquer pour injures publiques. Fais pas le malin.

  47. @ Maelle

    Je généralise peut-être mais le parisianisme a ruiné de ma vie. J’en ai gros sur le cœur, ça me semble légitime de le dire.

  48. @Maxence Oh merci, Maxence, c’est trop choupi ! Mais franchement j’arrive pas à la cheville de Lise Pressac et de son hilarante série « Pétasse de parisienne ». Pétillant, frais et impertinent, comme devraient l’être tous les blogs.

  49. @Sister

    Je n’ai jamais aimé le pain brioché mais si ça a pu t’aider, tant mieux

  50. @VirginieE

    C’est cool d’avoir pris ma défense, merci.

  51. @Vero

    Ton commentaire m’a bien fait délirer. Change pas chérie et j’espère que ta montée sur Paris prendra une autre tournure que la mienne. Bises

  52. @ Loic André

    Franchement no comment

  53. @Topsy

    Bonjour et merci d’avoir pris le temps de relever tous ces commentaires qui sont passés sur Twitter. Malgré les tribulations romantiques que je raconte dans ce billet, je flâne pas souvent sur ce site et j’aurai pu passer à coté ;-)

  54. Bon j’ai essayé de répondre au max de commentaires possible mais vous avez été trop bavard pour moi ;-)

    A bientôt pour mon prochain article.

    Bises Jessica

  55. Ah oui j’oubliais pour tous les forcenés de la Komsomol qui crient au billet sponso. Que je sache lorsque Flaubert écrit Au bonheur des Dames, on ne l’a jamais accusé d’avoir été vendu au magasin. Lorsque Brest Eston Ellis cite la moitié des marques connues dans tous ces bouquins là encore ce n’est pas un placement de produit, seulement un moyen, un procédé de s’ancrer un peu plus dans la réalité, dans le détail, dans la narration. Et bien que je crois que l’on s’emporte un peu en utilisant les mots haine, bêtise, ouinouin etc je dirais seulement qu’il y a méprise :D

  56. Et à part faire du name dropping à tout va et finalement refuser l’échange qu’elle appelait pourtant de ses vœux dans son article, elle fait quoi Jessicalifornia ? C’est mignon de se comparer à Flaubert ou Bret Easton Ellis (oui, quitte à faire du name dropping pour épater les badauds virtuels, autant bien orthographier les noms – le reste aussi, remarque) mais c’est également un poil prétentieux. Eux n’utilisent pas trois fois la même marque en cinq lignes. Ce paragraphe tombe comme un cheveux sur la soupe, n’ayant de lien ni avec ce qui le précède ni avec ce qui le suit. C’est ce qui a gêné plusieurs personnes. Compréhensible, non ?

    Ceci dit tu as absolument raison, Flaubert n’a pas été accusé d’avoir « été vendu au magasin » lorsqu’il a écrit Au bonheur des dames. Remarque, être acheté par un magasin fictif ça arrive plutôt rarement. Quant à Ellis, dans la mesure où il est pour ainsi dire l’inventeur du name dropping tel qu’on le connaît et en abuse aujourd’hui (American Psycho, tu te souviens ?), on lui pardonne. Surtout que lui le fait à bon escient…

    J’ai hâte de lire le prochain article.

  57. ça gêne quelqu’un si je dis qu’ »Au bonheur des Dames », c’est Zola qui l’a écrit ?

  58. Parce que le name dropping, c’est chouette mais le name dropping sans erreur, c’est mieux.

  59. Mon Dieu quelle horreur, j’étais tellement dedans que je n’ai pas fait attention… Honte sur moi (je rougis IRL là…). Merci d’avoir rectifié Ranx.
    Ah et pour la petite histoire, si je me souviens bien Zola s’est inspiré de bâtiments existants (le Bon Marché, Louvre…). A vérifier pour ceux qui veulent.

    *Je pars me cacher, moi*

  60. Une bien jolie plume qui m’a donnait envie de lire le récit jusqu’au bout. Bonne année.

  61. Je n’ai pas compris ce billet. (à part le décodeur mais la chose me semble off topic).

    En revanche, je trouve le « Brest Easton Ellis » en commentaires fort attachant et fort raccord avec la morale de l’histoire (les normands font très bien le ventriloque avec leur pénis, comme des tartes aux pommes).

  62. [...] This post was mentioned on Twitter by Vincent Glad, P Bourdin-Sauviac. P Bourdin-Sauviac said: @DissoGirl @Mrolivier http://www.megaconnard.com/le-poke-ne-suffit-pas/#comment-1622 [...]

  63. [...] a eu d’autres types d’attaques, comme cet article très bizarre : http://www.megaconnard.com/le-poke-ne-suffit-pas/ que l’auteur insistait beaucoup par mail pour publier et sans vouloir révéler son [...]

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