Boîte de nuit : non merci.

Par • 11 fév, 2011 • Catégorie: Connards ordinaires, Mauvais genre, Sorties

Par @RominNichel

Vous l’aurez compris à travers mes derniers articles mes amis, je suis en quête. Je retourne ciel et terre pour trouver l’amour, véritable ou charitable si ça continue. Peu importe. Ne voyez pas de désespoir dans mes propos, mais juste le S.O.S  d’un garçon sympathique qui est le parfait exemple de la maxime « trop bon trop con ». Oui c’est vrai, on peut me considérer parfois comme un canard si je m’en réfère aux critères établis par mon ami PFCanault, mais que voulez-vous, je suis issu d’une famille monoparentale fan de Caroline Fourest.

TOujours le génial Toad

Évidemment dans ces conditions, difficile de mal se comporter avec les filles. Mais le temps a passé et j’ai développé ma propre opinion ; et ce que je peux dire, je le dis, c’est que 3 ans après avoir coupé le cordon ombilical, le constat est sans appel. Ici, c’est pas comme toutes les niaiseries télévisuelles qui pullulent sur nos écrans, ce sont toujours les méchants qui gagnent.  Je me suis donc efforcé à me comporter comme tel,  ce qui  m’a conduit dans l’antre du parfait goujat qui est la boîte de nuit. A dire vrai, l’ambiance tamisée et le caractère intime de ces lieux me confortait dans mon choix, d’autant plus que mes camarades de classe ne cessaient de vanter leur mérite à tour de rôle, narrant à ma grande stupéfaction la facilité qu’ils avaient à trouver de la compagnie, aussi laids soient-ils.

Et bien tous ces types là, ils peuvent postuler pour jouer le nouveau Vittorio Gassman tant ils sont aveugles, ou alors ils se font avoir à tous les niveaux, parce que de ce que j’ai vu la boîte de nuit, c’est loin d’être l’Eldorado. J’ai édité une petite typologie du genre de filles que l’on peut rencontrer en boîte, celles qu’on peut remettre aux objets trouvés :

–          Le cubis de rouge : Mais si tu la reconnais. Elle se dandine sur le podium et possède les mêmes vertus que la fleur de Lotus mais pas la même beauté. Véritable hydrophobe, sa transpiration perle et dégouline le long de son quintal, créant un halo de fumée qui s’évapore de sa peau rougit par l’effort lorsqu’elle te suit au coin fumeur extérieur. Le seul truc qu’elle peut absorber, tout comme son t-shirt, est un bon demi-litre de houblon fermenté.  Elle représente une raison supplémentaire de ne pas se trouver devant la cabine du disc-jockey.

–          La DAB : Initialement « Distributeur à billet » on l’appellera « Demande A Boire » ce qui revient sensiblement à la même chose. C’est le profil le plus dangereux qui existe en boîte de nuit. Elles sont les sirènes de l’Odyssée mais transposées au 21ème siècle.  Ces créatures douces, belles et délicates te feront échouer non pas sur les récifs mais au bar, puis disparaîtront telles les divinités qu’elles incarnent à tes yeux, après que la serveuse ai arraché le ticket de la machine. Mais toi, jeune ingénu, tu peux éviter ces tracas si le Dj s’appelle Orphée ou que tu évites de trainer trop naïvement près du bar, le porte-monnaie dépassant de la poche arrière.

–          Le sac Quechua : Nous avons là une situation bien paradoxale. Tu as trouvé de la compagnie, ce qui devrait te rendre heureux, mais malheureusement ce n’est pas la bonne. Eh oui, tu es tombé sur le bon vieux sac de randonnée, celui que tu prépares pour faire la route des Andes ou Pékin Express et qui n’a même pas de mousse dans les bretelles. Il est lourd, irritant et au bout de 10 min en permanence sur ton dos, t’as juste envie de le posé dans un coin. Un conseil mon ami, sans aller jusqu’à demander l’injonction, prétexte un arrêt pipi. Au moins elle ne pourra pas te suivre jusque dans la cabine, et si elle y parvient, fais mine de ne pas la connaître lorsque le videur vous surprendra. Ce dernier prendra un malin plaisir à faire son travail et la mettra dehors.

–          Le tube à essai : De nature très peu farouches, elles sont un vrai bouillon de culture, et ce, au sens propre. Je n’avais encore jamais vu une expérience génétique de cette ampleur, et le dégoût fut petit à petit chassé par un brin d’admiration. Récolter autant de salive en une soirée, provenant même de spécimens arborant des t-shirt sans manches, c’était vraiment très fort. Si la fécondation se faisait par simple mélange de salive, des petits Booder siamois verraient le jour un peu partout dans la petite ceinture parisienne.

–          Le Doggy-bag : Le meilleur, à coup sur. Pour tous les types qui n’ont pas pu s’essayer aux catégories précédentes, par pudeur ou par expérience, les Doggy-Bag représentent le Graal. Il est facilement reconnaissable à ses yeux vitreux sans lueur d’espoir, et sa posture puant l’ennui sur la banquette. Moyennant un fond de verre et une main tendue, on l’emporte facilement et on le consomme à la maison.

J’ai voulu y mettre du mien mais malheureusement ce n’est pas en boîte de nuit que je trouverai ma perle rare. Néanmoins, je tire de riches enseignements de cette expérience et je me dis que d’être un sale type c’est plus facile à dire qu’à faire. Je reste persuadé que la gentillesse paiera un jour, ce qui m’évitera de tomber dans les inventaires féminins, bien plus conséquents.

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est Persécuté dès le cours préparatoire à cause de son bégaiement et de son unique testicule dévoilée accidentellement à l'option piscine, Romin Nichel espère désespérément conquérir l'élue de son cœur rencontrée en CE1. Mais avant d'y parvenir, il enchaîne les plans foireux et autres ruses pour séduire car il a bien compris depuis "Le bus de Knysa" que sans entraînement on passait pour une trompette...
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11 Réponses »

  1. Évitons tout de même les stéréotypes.
    Certes les filles que tu décris sont majoritaires en boite, mais ce ne sont pas les seules présentes.

    Ton récit est très touchant.
    En tant que fille je peux t’assurer qu’au final c’est toujours la gentillesse qui paie. Les filles mettent juste plus ou moins longtemps à s’en rendre compte ;)

  2. Ouai, dans l’ensemble c’est ça :)
    J’approuve ce message.

  3. [...] This post was mentioned on Twitter by Bruno Raymond, megaconnard. megaconnard said: Boîte de nuit : non merci. http://t.co/18SBbEP Les aventures de drague du loser @Rominnichel [...]

  4. Il y a aussi celle qui ont le même profil que toi en boîte, si tu cherches un peu t’en trouve toujours une…et il y a aussi celle qui sont là pour s’amuser et pas pour chasser, j’en suis, et je crois bien n’appartenir à aucune de tes catégories… et sinon, je trouve aussi que ton récit est touchant mais malheureusement, gentil ne rime pas toujours avec sexy…du moins au début, et puis comme tu l’auras compris, la boîte n’est pas le lieu idéal pour rencontrer la mère de tes enfants, mais parfois, il y a exception, un coup d’un soir peut aussi être une jolie rencontre…

  5. Et les hommes, hein ? La même chose chez les hommes, on en parle pas assez. Jérémy je t’en écrit un comme ça si je peux ce week-end, histoire de contrebalancer!

  6. @ LEA AH ÇA C’EST UNE BONNE NOUVELLE

  7. [...] Bo?te de nuit : non merci. – Megaconnard [...]

  8. @Léa Je ne voulais pas énerver les femmes, parce que sur les hommes y’en a des kilos à raconter. Mais je sens que y’a de quoi rire aussi.

    @Delph J’aimerais bien savoir ou tu sors, je m’y sentirai peut-être à mon aise.

    @Melodie La Saint Valentin va passer et je vais augmenter mes chances. Au moins 10% des filles se rendront compte que leurs mecs ne tient pas assez à elles. Enfin j’ai aucun chiffre qui le prouve mais je le sens.

  9. Ayant depuis longtemps abandonné les boites de nuit pour cause de  » trop de sales types au cm2″, je suis quand même obligé d’admettre que tu n’as pas tord. Et je vois le tableau…sous les yeux..et j’y ajoute le relent de transpiration que la fumée de cigarette ne couvre plus…
    Mon dieu! ;)

  10. C’est top mon costaud, j’adore !

  11. [...] Bo?te de nuit : non merci. – Megaconnard [...]

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