Cherchez le truc de la chose

Ancienne provinciale qui part à la conquête de la vie parisienne et estudiantine. Une soif d’apprendre, de vivre, de découvrir. Faire la fête avec tes amis, rendre ce devoir pour demain, rencontrer un jeune homme qui te fait ce petit quelque chose au cœur, réviser tes partiels pour valider tes années, ton premier brunch, les visites dans de somptueux musées…

En 2007, je me suis lancée dans cette aventure avec mes jeans trop larges, mes converses trouées et mes écarteurs aux oreilles. À la différence de vous qui êtes passés par cette étape. J’avais un petit quelque chose à gérer en plus.

Malgré le stress et l’effervescence que procure la vie parisienne, j’ai arrêté de fumer. Contrairement à mes camarades, mes beuveries se limitaient à faire attention à eux ou à faire le Sam de soirées, c’est-à-dire celui qui ne boit pas. Enchaîner une fête et une journée de cours, ma sagesse me l’interdisait. Partir sur un coup de tête dans un festival, un peu trop risqué et les réprimandes se seraient faites sentir. Passer un week-end enfermé avec mon récent petit ami, quelque chose de bien trop délicat pour moi…

Je me rappelle certaines fois où j’ai enfreint les règles qui m’étaient imposées. J’ai passé la nuit avec mon petit-ami du moment et il était l’heure pour nous de décoller. Je devais aller en cours. Nous arrivons au métro où nous devions faire le chemin ensemble. Et je me revois lui dire « j’ai oublié mon Pass Navigo, vas y sans moi. » alors que je serrais dans ma poche cette fameuse carte.  Ou encore cette fois où comme tous bons étudiants que nous pouvons être, j’ai bu sûrement un peu trop. Je suis restée enfermée pendant quatre jours chez moi. Il y a aussi le nombre de fois où n’ayant pas respecté une quelconque règle, je me suis retrouvée à partir en courant chez moi.

Parmi tout ça, ce que je me souviens le plus, c’est à quel point ça peut être dure d’être une jeune femme avec ce petit truc de différents dans ce monde de connard. Cette chose s’appelle la maladie de Crohn et c’est une belle connerie. Ce truc peur t’empêcher de sortir de chez toi car tu risquerais de te faire dessus. La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique inflammatoire. C’est une maladie propre à chaque patient, mais les symptômes sont globalement de la fatigue, des aller-retour aux toilettes (enfin si tu as la chance d’arriver dans ce lieu) pouvant aller jusqu’à 20 fois et encore, des maux de ventre terribles (Oui, tu peux t’évanouir tellement ça te fait souffrir)… On n’en guérit pas, on vit avec quotidiennement. Par chance, il peut y avoir des périodes de joie où tu as la sensation d’être une jeune femme comme tout le monde et encore tu as toujours ces petites règles qui flottent autour de toi. Et, il y a d’autres fois, où tu ne fais qu’insulter ton intestin grêle ou autres parties contaminées de connards.

4 commentaires

  1. Comme je te comprends! Moi aussi je dois faire avec plein de « petites règles » pour essayer d’aller au mieux. J’ai 30ans passé, je suis retournée à la fac & je fais tout ce que pendant très longtemps je ne pouvais pas ou me refusai de faire pour pas me sentir différente…

    Aujourd’hui? Une force chaque jour je me lève avec le smile parce que je fais ce que je veux quand je le veux parce que c’est pas toujours comme je veux mais souvent comme je peux!
    Vive la vie et merci pour ce billet!

  2. J’ai un ami qui est victime de cette maladie et il en est arrivé à se faire conseiller de se faire retirer des bouts d’intestin. Face à cela (ne voulant pas rentrer dans ce délire), il a décidé de « sortir » du moule médical classique et a fait des recherches sur Internet. Il est tombé sur un site internet relatant les bienfaits d’un régime alimentaire certes très strict mais qui depuis son adoption fait que mon pote vit une vie beaucoup plus « normale ». Si cela t’intéresse…

  3. Romain, ne prends pas mal ce que je vais te dire, mais la maladie de Crohn nécessite une prise en charge très spécialisée (je pense notamment à la difficulté de savoir à quel moment intervenir chirurgicalement ou non) , et certainement pas une déshérence médicale comme tu sembles le conseiller ni la lecture de conseils à la con sur doctissimo.com et autres forums de m… D’ailleurs, si tu avais lu et compris ce que Chroniqueuse nous fait partager, c’est qu’elle même a bel et bien été contrainte d’appliquer à la lettre cette hygiène de vie « très stricte » qui pèse si lourd sur beaucoup de gens atteints de MICI – et dont elle fait visiblement partie.

    S’il n’y avait qu’un seul conseil à donner, c’est bel et bien d’être suivi par une équipe universitaire capable de faire des staffs multidisciplinaires concertés. Et certainement pas d’y aller de son « ma voisine a une cousine qui… »

    Cordialement.

  4. En effet, n’oublions pas que la maladie de Crohn est propre à chaque patient. Certains se font opérer. D’autres non. Certains vivent très bien. D’autres moins bien. Mais, je précise qu’un régime stricte n’est en rien suffisant, merci d’avoir voulu aider 😉

    La preuve avec le commentaire de @MissPrécious69 : Elle utilise d’autres règles que moi 😉

    Merci pour vos retours en tout cas !

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