LE NAZISME C’EST COUTURE

Passez vous le mot fashionistas : être nazi c’est trendy ! La bien pensance et le conformisme sont aussi ploucs que le mot « hasbeen ». Marcher droit sur un podium avec mépris, dédain et bras tendus, c’est ça la mode et l’élégance ! Laissons aux pauvres et aux beaufs Kiabi, les doutes et l’altruisme…

Le nazisme et la mode, c’est vieux comme Lagerfeld ! Ce sont les fashion years de 34-45, à l’heure où Berlin était la capitale mondiale de la mode, qui vont ancrer durablement le racisme dans la mode. A l’époque, Hugo BoSS eut la bonne idée de passer un « partenariat » avec les nazis pour élaborer les uniformes des SS (1) qui ont tant inspiré le cinéma et les soirées cuirs de ma voisine.

Monsieur Dior, qui n’a pas vécu assez longtemps pour connaître les visions politiques post-modernes de Galliano, avait malgré tout la chance d’avoir une nièce toute aussi intéressante. C’est que Françoise (mademoiselle Dior) vouait un culte pour le national socialisme similaire à celui que je porte aux seins (2). Mais comme dirait Le Forestier, on choisit pas sa famille.

Par contre, on choisit son designer ! Et un mégalomaniaque faussement provocateur n’est pas nécessairement le meilleur choix pour une maison de couture qui tendait autrefois à l’élégance (au temps de Françoise). La maison Dior aurait dû se méfier de la bêtise d’un homme qui a oublié qu’Hitler a aussi tué les gays. Il aura fallu attendre cette conversion au prêt à déporter (Moi, j’aime Bernard Mabille), et la collection Automne/Hitler (Jean Amadou aussi), pour que l’alcoolique pédant soit débarqué.

On regrettera, moi et ma femme, les effets collatéraux de l’affaire quand bien même tout n’était pas condamnable dans la déclaration de John. En effet, il suffit de se rendre une fois au bar la Perle pour s’apercevoir que les gens y sont vraiment moches…

http://www.youtube.com/watch?v=ylgOY5YF1HE&feature=player_embedded
(1) http://www.rue89.com/mon-oeil/hugo-boss-ne-devrait-pas-insister-sur-ses-deux-s

(2) http://www.youtube.com/watch?v=2fMNHQ9Vxng&feature=player_embedded

4 commentaires

  1. Le nouveau trend c’est aussi la minimisation: « Oh ben oui, c’est po bien c »quil a dit, mais le pauvre il etait bourre ». Moi bourree ca donne: « jv’eux m’faire Johnny Depp », « j’ai envie de tortellinis a la creme » et « et mais t’as super grossi toi! ». « J’aime Hitler/Pinochet/kadhaki » euh…non

  2. Un peu léger, on aurait attendu mieux de mégaconnard sur le fait et sur l’analyse.
    Nommer Karl n’apporte rien et comme dit ma coquillette, minimiser c’est peut-être trendy mais cela n’excuse en rien le phénomène.
    Galliano n’a pas d’excuse, quand on est bourré ça lève les inhibitions et ce qui sort (comme j’aime les tortellinis) n’est que la représentation d’un désir profond. Pour Galliano ce qui est sorti est assez proche de la gerbe.
    un dernier point :après l’antisémitisme, l’homophobie et le racisme voici émerger le bullying des moches, moche selon qui, selon quel critère?

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