Facebook ou massacre à la tronçonneuse version sentimentale (côté fille)

En lien avec l’article de @PfCanault : Le statut relationship sur facebook une arme de destruction massive

Si tout comme moi, vous avez (ou avez eu) un compte Facebook, vous devez en connaitre ses règles impitoyables.
L’une d’elle, et non des moindres, n’est à négliger sous aucun prétexte : Facebook est un outil de massacre sentimental briseur de coups.
Là, vous allez me dire : mais putain qu’elle fait chier celle là, ce sujet à déjà été abordé un million de fois! Et là je ne pourrai vous dire qu’une seule chose : Oui mais … lisez jusqu’au bout et je peux vous promettre que vous vous reconnaîtrez forcément dans ma petite mésaventure.

Cette histoire débute il y à 2 ans. Un soir, un bar, un jeune homme. Classique me direz-vous. Ce dieu répondant au doux nom d’Apollon m’offre un verre, nous discutons, échangeons nos numéros et nous quittons.
Bah oui, comme toutes filles qui se respectent : pas de plan baise le premier soir (bordel de principe à la con !).
Quelques échanges de sms plus tard, le jeune homme me pose LA question fatidique : « As-tu un facebook ? ».
C’est ici,  à ce moment précis, que mon calvaire a débuté. Deux choix s’offraient à moi :

Lui répondre que non, en lui déballant tous les arguments de bases « Non, mais tu comprends en même temps, personnellement, cet étalage vulgaire et sans limite de la vie privé ça m’écaille le vernis », « Puis de toute façon, tu sais, facebook c’est juste un effet de mode, dans 10 ans tu auras honte de t’y être inscris », au risque qu’un jour il tombe sur ma page facebook par inadvertance (si, si. Souvenez-vous de c’est fois où vous avez vu apparaitre des connaissances dans la petite rubrique suggestion d’amis, sans que vous n’arriviez à saisir comment facebook est parvenu par miracle à faire un rapprochement entre vous et ladite personne)

Lui répondre que oui, et prier pour qu’il n’aille pas jusqu’à m’ajouter.

J’ai donc optée pour la deuxième solution. Erreur fatale, une heure plus tard je recevais l’invitation tant redoutée. Pourquoi redoutée ? Voyons réfléchissez. Comme tout jeun’s qui se respecte une horde de photos « jesuiscomplétementtorchéeetabsolumentpasregardable » prônaient fièrement sur mon compte. Là, évidemment j’ai eue des montés de vapeurs, mon corps entier ressemblait à une fosse de concert envahi de groupies : Il faisait chaud, ça hurlait et remuait dans tous les sens.
J’ai fini par me résoudre à accepter en priant Dieu, Bouddha, Allah & co, pour qu’Apollon apprécie le genre de fille qui « assume » ses soirées de débauche.
Première attaque frontale de Facebook : si Facebook tu as, photos plus qu’humiliantes tu auras.

Puis la vie a continué son petit bout de chemin, avec juste une petite couille dans le potage: Apollon aimait les femmes qui s’assument mais Apollon était un homme très pris, et moi à force de se rater de peu, j’avais rencontrée Apollon B. Et là deuxième attaque de Facebook : le statut « en couple ». Tout le monde sait qu’afficher ce statut équivaut à dire : « Désolée les loulous, mais mon cœur et ma culotte sont déjà pris ! ». Mais en même temps si je ne mettais pas ce-dit statut Apollon B risquait de prendre la mouche, j’ai donc fini par céder. Le drame était proche.

Mon vaillant petit Apollon m’a alors envoyé un gentil petit sms, me congratulant de ma nouvelle idylle, et me signifiant qu’un jour si le célibat se repointait à ma porte, sa bonté d’âme serait prête à m’offrir une terre d’asile.

Et nous arrivons enfin au troisième et dernier volet de ce sabotage amoureux (ou plutôt sexuel?) : le retour de flamme.
Apollon B c’était un mec bien, mais au bout d’un an, notre histoire avait comme une odeur de renfermé. Après quelques semaines de deuil (encore une fois à cause du principe qui, lui, stipule qu’après une rupture il faut observer un temps de jeun sexuel), une idée me traversa l’esprit. Oui, oui, vous voyez très bien de quoi je parle : Apollon. N’ayant pas trainé depuis une décennie sur Facebook, je me décidais donc à y repointer mon nez pour voir ce qu’était devenu un peu ledit jeune homme.
Et là le coup de grâce, Facebook avait eu raison de nous. Le fameux statut « en couple » trônait fièrement sur sa page.

Facebook m’a vaincu par KO et a fait de ma vie sentimentale un cimetière de guerre.

Pour achever cet article, je ne vous donnerais qu’un conseil: faites comme moi , DÉSACTIVEZ immédiatement votre compte Facebook si vous souhaitez vivre vos histoires de cul (ou d’amour) sans qu’un réseau virtuel vous mettes des bâtons dans les roues !

21 commentaires

  1. Muai, après tu aurais pu te la jouer plus fine en protégeant ton statut amoureux et tes photos de débauche pour pas qu’applon tombe dessus, qui sait, t’aurais ptet pu te faire Appolon A et B si tu avais mieux maîtriser l’outil…

  2. Non je ne dirai pas « mais putain qu’elle fait chier celle là, ce sujet à déjà été abordé un million de fois! » mais je dirai simplement que depuis le temps que Facebook existe, les gens qui ne savent pas l’utiliser n’ont qu’à s’en prendre à eux-même et arrêter de se plaindre !
    Comme dit erwik, tu peux simplement garder privé ton statut amoureux !
    Et puis, désolé, mais c’est pas Facebook qui a foutu ton idylle en l’air ! C’est parce que t’as fait un mauvais choix (laisser tomber Appollon pour Appollon B) ! T’as joué et t’as perdu ! Ne blâme pas Facebook, faut assumer tes choix !

  3. Pareil que le précédent, je ne vois pas en quoi Facebook serait le responsable de ton « cimetière de guerre ». Pour moi le fail, s’il y en a un, se situerait plutôt à peu près vers le « Apollon était un homme très pris, et moi à force de se rater de peu ».
    -Soit tu tenais à lui et à ce moment-là, je ne vois pas comment tu as fait pour rencontrer quelqu’un d’autre.
    -Soit tu n’y tenais pas et alors, pourquoi raconter au Web tout entier que maintenant tu es désespérée, limite au bord du couvent ?
    La faute à pas de chance ? Moi, je ne pense pas.

  4. À vrai dire c’était de l’humour. Je sais parfaitement maîtriser l’outil Facebook, et deuxièmement le second degré sa exise, je ne suis pas à l’agonie sentimental, je pensais pourtant que le côté exagéré mettrait en exergue que cet article ce fout de la gueule de ce genre de dénonciation, apparemment non. Mais merci je prend vos conseils en compte et file me cours d’informatique pour mieux maîtriser l’outil Facebook (qu’elle mystère cet engin) et un coach love pour mieux gérer mes relations sentimentales 🙂

  5. Mea culpa, j’admet que lorsque je tape avec mon clavier de portable je fais des fautes abominables comme tu dis, ou lorsque je ne suis pas attentive, les deux conditions étaient réunies, mais ce n’est sûrement pas une excuse acceptable pour un être aussi parfait que toi :).
    Bon, sur ce tu n’aimes pas j’ai compris 🙂 Fin du « débat ». Enfin ceci dit, si tu as envie de continuer à me descendre je t’en prie 🙂

  6. J’aime quand les gens, au deuxième message, reconnaissent mon état de perfection. Cela me permet de savoir que je discute avec des personnes de qualité : ça, j’aime. Y compris lorsque ces mêmes personnes s’essaient à l’art difficile de l’ironie et du second degré, art par essence difficile.

    Sinon, pour t’expliquer le pourquoi du comment de ce que tu appelles « [te] faire descendre » : j’ai vu un blog titré « mégaconnard » et je me suis dit que ça valait la peine de venir troller un bon coup. Ne me remercie pas, j’aime aider. A voir le reste de la production, je pense que je vais revenir souvent et j’espère avoir l’occasion de te (re)lire au plus vite. Ici ou ailleurs, je ne suis pas casanier sur le Web.

  7. @anudar >>>> ahah le relou !
    @moietpersonnedautre, je pense que le style est a alléger d´avantage, pour appuyer le second degré. Des phrases courtes et impactantes. Des punch line. Du rap français quoi ! Parce que l´idée est bonne à traiter.

  8. @anudar: Je ne sais pas si je dois te remercier ou pleurer, mais comme je ne suis pas du genre jérémiade, je vais simplement te dire merci, à une prochaine peut être (pour mon plus grand bonheur?)
    @ LA Strouchmfette Merci je prends note de tes remarques pour une prochaine écriture, je vais m’écouter quelques titres de rap français à cet effet, des artistes à me conseiller?:)
    @JDMichou Merci.

  9. @La Schtroumpfette : comme dit sur mon Twitter, se faire qualifier de relou par quelqu’un de chez Megaconnard, c’est réussir sa vie.

    @ moietpersonnedautre : remerciements acceptés, j’ai pas lu le reste, j’essayais ma kalachnikov. A une prochaine.

  10. @moiet…. Orelsan. Des titres commes « 50poucent », « jimmy punchline » ou encore « etoiles invisibles ». Et la plus marquante  » sale pute  »
    tu verras, y´a pas un mot en trop, c´est juste efficace. Et même si on aime pas le rap, on est obliger de louer la performance.

  11. Super constructif de taxer ton article d’inintéressant, en l’occurrence je l’ai trouvé plutôt amusant. Pour ma part je trouve que Facebook détruit toute forme de relations, amicales également, on a tendance à se contenter du virtuel et on sombre dans une forme de paresse affective, où le seul fait de « poker » des amis ou de leur parler sur leur mur nous dédouane de les voir IRL.

  12. @marlasemarre: « Super constructif de taxer ton article d’inintéressant » c’est adressée à moi cette remarque? Bon sinon merci pour le « je l’ai trouvé plutôt amusant ». Et pour le reste que dire … Tu as complètement raison. Notre siècle tend vers la virtualisation des rapports, que ce soit par facebook, par msn, par sms … Je ne sais pas si c’est de la flemme ou du désinvestissement affectif mais quoiqu’il en soit c’est critique 😉

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