Rasoir à la main..

Rasoir à la main.. par @Nea

Il est souvent question dans mes dernières lectures sur le net, de sexisme, d’égalité, de discriminations et j’en passe. Très souvent, il s’agit de parité, de genre.
Moi, Ô lectrice culottée qui vient te déranger, je veux te parler d’une discrimination particulière. Je vais appeler ça la « discrimination capillaire ». Oui mais non, je ne vais pas traiter du rasage de minette. Tu croyais quoi toi? Ah, tu es déçu. Bon, je suis aussi rasée de la culotte, mais ce n’est pas le sujet.

Ne te méprends pas, je ne veux pas dégoiser sur la gonzesse qui décide de boycotter L’Oréal et consort, qui ne se coupera plus les cheveux qu’elle ne lave déjà plus depuis trois mois, mais de celle qui, un jour, a décidé après longue réflexion de se raser le crâne. Oui, comme ça, à blanc, la boule à zéro, à la Barthez, comme une « gouine », comme une cancéreuse qui s’exhibe, comme une réchappée des camps de concentration, comme une skinhead, comme une Française qui a couché avec des Allemands, comme une punk, comme une ado attardée, comme autant de clichés aussi violents parfois, et percutants les uns que les autres. Comme autant d’images fortes auxquelles je me suis heurtée.

Il me vient alors le besoin d’écrire, de conter cette sorte d’expérience sociale et intime à la fois, évoquer ce qui est pour certains synonyme de révolte, d’images, de souvenirs, de personnages qui m’échappent et sont plus forts que moi, la violence des regards lourds de ces « choses » qu’ils contiennent, la perception de l’indécence actuelle de ne plus avoir la tête « recouverte de poils », ainsi que les raisons qui m’ont poussée vers ce geste perçu par quelques uns tel un -je cite- suicide esthétique.
Ça choque. Ça provoque des regards tour à tour étonnés, inquisiteurs, dévisageant, qui en disent long. Ça intrigue. Ça plaît. Ça fait jaser, surtout !
Les gens se retournent, scrutent, commentent. Ces gens-là sont d’un sans gène assez incroyable, ne faisant preuve d’aucune discrétion; la connerie m’a toujours amusée.
Tout cela, je le vis bien. Je le vis bien parce que j’ai choisi.

Le pire réside sûrement dans le monde du travail où les clichés ont la vie dure : être refusée à un poste avant même que la DRH ait regardé ton CV, te disant d’entrée de jeu « cela ne va pas être possible, vous comprenez, vous allez faire peur au client », c’est être discriminée. Tu as peut-être été recalé à un poste où tu possédais plus de compétences que l’emploi proposé parce que tu es noir, manchot, arabe, blond(e), sourd -rayez la mention inutile-. Je l’ai été à plusieurs reprises, parce que j’ai osé me foutre à poil au point de dénuder mon crâne.
C’est la réalité des choses. C’est moche. C’est la réalité des images qu’on te fourre dans le crâne dès la poussette. C’est moche aussi.

Mais toi, oui toi là-bas, qui te planques, as-tu pensé une fois, une seule fois que cette femme que tu dévisages sans vergogne dans la rue, dans le métro, dans l’ascenseur, pouvait effectivement être malade ? Être cancéreuse ? Non. C’est entre autre grâce à ce type de comportements qui engendre -à tendance- la honte, que ces femmes se cachent. Chapeau, turban, bonnet, ce que tu veux : elles se cachent.

De la compassion. Voilà ce que me raser, découvrir mon crâne, m’a fait ressentir en premier. Beaucoup de compassion, pour ces femmes qui elles, n’ont pas choisi. Ces femmes qui, en plus de subir leur maladie, vous subissent aussi.

Lorsque tu décides de te raser le crâne à blanc, que tu n’es rien de tout ces clichés évoqués, mais que tu l’as fait pour la première fois par cheminement bouddhiste puis par esthétisme, et bien non, on s’avise de bien te ranger dans une des cases précitées -et surtout de te rappeler que « aaah mais une femme sans cheveux n’est plus une femme !- … Si si, je te jure, des propos que je te cite mots pour mots: « une femme sans cheveux, n’est plus une femme ». Intéressant, tiens. Je suis devenue quoi alors ? Qui? Un mec ? Attends, je vérifie dans ma culotte et je reviens.

Suis je révoltée? Peut être, dans une certaine mesure. Est ce que je revendique quelque chose? Seulement un profond désir d’exister en tant qu’individu. Ni une nana qui se prend pour un mec, ni quoique ce soit d’autre, simplement une femme qui a décidé de mettre son crâne à nu. En cela je suis une « suicidée esthétique ». Je suis choquante. Je suis indécente.

Pourquoi les Hommes accordent-ils donc tant d’importance à la chevelure féminine ? Pourquoi ont-ils une telle valeur d’apparat social ?! Quand on sait que les femmes en Égypte qui se rasaient étaient uniquement les femmes de pouvoir -des femmes de pharaons donc- cela prêterait presque à sourire ! N’allez pas me faire croire qu’on puisse encore penser à la légende de Samson qui perdit toute sa force lorsque Dalila lui coupa sa précieuse tignasse ! Penserait-on encore alors à une mutilation comme l’était le scalp ? Pourquoi cette nudité-là semble-t-elle si obscène ? Pourquoi faudrait-il cacher ce crâne féminin que vous ne sauriez voir ? Pourquoi?!

Je n’ai jamais eu honte de mon crâne lisse bien au contraire ; mais ne comprends pas très bien pourquoi, à cause de cette absence de cheveux, on me traite si étrangement dans la rue, au boulot, ou même dans ma famille. Parce que les « codes » de l’inconscient social veulent que les hommes aient les cheveux courts, les femmes des cheveux longs?! Soit. Pourquoi pas les hommes en pantalons, et les femmes uniquement en jupe ? Choisis ton camp. Soit tu es hétéro, soit tu es gay, soit tu es homme, soit tu es femme. Arrange toi surtout comme la « norme » te le dicte. Ne fais pas de foin.

Nous sommes au 21° siècle, chaton.

J’ai les cheveux courts -pour ce qu’il en reste- mais les idées longues, et il résidera toujours assez de féminité en moi, pour refuser de plier sous un carcan social.

Alors, en définitive, je crois que je ne suis pas venue te parler. Je suis venue poser des questions. Des questions auxquelles je n’ai pas de réponses.

15 commentaires

  1. « Je ne comprends pas très bien pourquoi, à cause de cette absence de cheveux, on me traite si étrangement dans la rue, au boulot, ou même dans ma famille ».

    Pourtant tu y réponds très bienquand tu dis « comme une « gouine », comme une cancéreuse qui s’exhibe, comme une réchappée des camps de concentration, comme une skinhead, comme une Française qui a couché avec des Allemands, comme une punk, comme une ado attardée ».

    Pas vraiment positifs comme références. Et c’est pourtant celles que les gens ont en tête au premier coup d’oeil.

    Que tu aies décidé de te raser le crane, c’est ton choix. Mais mieux vaut connaitre les conséquences, savoir que la plupart des gens ne s’arrêteront qu’à l’apparence. S’ils n’ont pas le temps d’être curieux ou qu’ils ne le sont pas par nature (soit 90 pour cent des gens). C’est sûr, c’est dommage au XXI siecle. Mais j’ai bien peur que ce sera la même chose au siècle suivant.

    « Pourquoi les Hommes accordent-ils donc tant d’importance à la chevelure féminine ? » Détrompe toi, cela vaut pour tous, hommes comme femmes. Les hommes aux cheveux longs ont aussi du mal à trouver leur place en société, et on préfèrera engager quelqu’un à la coupe naturelle (!) plutôt qu’un type portant le catogan. Les cheveux longs ça fait crade chez un homme, ça fait vieil ado, efféminé qui s’assume pas, hardos ou le mec puceau de la pub Free, bref, ce n’est pas la joie non plus.

    « Quand on sait que les femmes en Égypte qui se rasaient étaient uniquement les femmes de pouvoir » : Les femmes de pouvoir peuvent se permettre ce genre de choses. Le regard de la société sur elles est déjà différent. Elles ne sont plus de simples femmes, elles sont le pouvoir. Dés lors, le crane rasé devient une marque, ce qui est alors bien différent de ton cas puisque du pouvoir, tu n’en as pas. Du moins, pas autant qu’elle.

    En conclusion, on peut en vouloir aux autres de s’arrêter sur des préjugés. C’est vrai, c’est con. Mais c’est aussi très humain.

  2. Ranx si en plus tu te mets à poster des commentaires qui résument ma pensée mais mieux ecrit, là c’est la fin…

    Super article mais malheureusement on vit dans une société d’apparence et peuplée de gens pas très intelligents et / ou qui ne voient pas plus loin que l bout de leur nez…

  3. Je ne te connaissais pas ce talent d’écriture Nea… Chapeau… J’aime beaucoup la première moitié et le style en général.

    Ce que j’en pense… Le cheveux, comme un stéréotype, donnent de la féminité à une femme. On les enlève et elle ressemble à quelque chose de bcp plus androgyne, voire dérangeant, au premier abord du moins. Il y en a qui s’arrêtent là et d’autres qui passent l’image pour voir ce qu’il y a derrière car ils l’ont vécu aussi, sous une autre forme peut-être…

    Moi, j’aimerais bien savoir le pourquoi de ce crâne nu, simplement par curiosité…

    Plus globalement, je trouve que ton article est intéressant et en commençant à le lire il me séduisait car je pensais apprendre des choses, une expérience de la vie sur quelqu’un qui a décidé de dépasser des tabous et de vivre son choix pleinement.

    Moi, je ne me rase plus, mais tout le monde s’en fou ! 🙂

    Si mes cheveux continuent à tomber, je t’appellerai pour savoir si ça vaut le coup la boule à zéro…

    Francis

  4. Ranx l’a deja tellement bien dit. Tu ne peut pas combattre la nature humaine, elle est ainsi faite et non, tu ne peux pas anihiler le fait qu’il y a des normes. Et c’est aujourd’hui tres trendy de mepriser la norme, comme si c’etait le diable soi-meme, mais il y a une raison a cela. Car la norme est aussi ce qui nous permet de rejeter le meurtre et les comportement deviants nuisant a autrui. Et a l’epoque, les coutumes vestimentaires et l’apparence permettaient de determiner qui appartient au clan, celui pour lequel on fait des sacrifices, celui qui nous definit. Nous avons garde aujourd’hui les restes de ces coutumes, C.G Jung te dirait que c’est inscrit dans notre patrimoine genetique, dans notre memoire collective. Tu dois aussi te demander d’ou vient ce besoin d’adopter une apparence non-conventionnelle. Repondre « par indentification » comme tu l’expliques releve de la tautologie. Cherches plus loin. Pourquoi l’identification un tantinet provocative? Et je te demande ca en temps qu’individu qui a vecu pas mal dans la provocation et le comportement a contre courant de la societe a laquelle elle appartenait, et c’est une question que je me suis aussi posee. Voila

  5. J’aime beaucoup ton article. Je me suis rasée le crâne il y a quelques temps, et j’ai eu les mêmes comportements que tu décris face à moi.
    Je comprends parfaitement le fait que l’on puisse en déranger certains (voire beaucoup) car l’on sort de la norme, ce que je ne comprenais cependant pas, c’était le manque de respect. Je me suis faite hêlée dans la rue en me demandant si c’était pour jouer au billard, on m’a crié « skin! » dans la rue, etc etc.
    Alors certes, c’est pas méchant, et je comprends que j’ai pu offrir une vision peu courante, mais j’vois pas pourquoi certains prennent ça comme l’autorisation de m’emmerder.

  6. Ce texte sonne comme une plainte alors que toi même tu dis que c est de la provocation volontaire quand tu te rase la tête!pauv truffe! Tu es si belle avec d cheveux et si moche sans…ça se résume juste à du gâchis dut à une imaturite avancée!

  7. Bonjour,
    Article intéressant, même si on peut y sentir une certaine mais jolie « naiveté »… C’est le lot de l’être humain d’envier, de mépriser, de jalouser…
    Quelles conclusions en tirer?
    Certainement que l’on est toujours le con de quelqu’un d’autre. Qu’il y aura toujours un regard pour nous mépriser…
    L’accepter, alors, peut ouvrir la discussion.
    Car les Hommes n’ont pas plus de problème avec ta chevelure, qu’avec la couleur de tes yeux, celle de ta peau, ta sexualité, ce que tu mets dans ton assiette ou qui tu fréquentes.
    Par contre l’Homme a bien un problème avec ce qu’il ne connait pas, avec ce qu’il n’a jamais vu, ce à quoi il n’a jamais été confronté.
    Et ceux qui te diront le contraire seront soit des présomptueux, soit des cas suffisamment exceptionnels pour que tu les mettes sous verre… Toi même, combien de choses ne comprends-tu pas? du Raciste le plus dur, à l’homophobe le plus convaincu, en passant par l’obsessionnel de la classification par ordre alphabétique et celui qui ne supporte pas le bleu…
    Chacun d’eux peut être révulsé à l’idée d’une femme rasée…
    Mais que sais-tu d’eux? Quelles blessures ont forgé amour et désamour, goût et dégoût chez eux…?
    De même, il me semble comprendre que, si pour ta première expérience de « rasage », tu l’as fait par conviction boudhiste, ce n’est pas le cas de ta session suivante…
    Tu vas donc chercher ces regards qui te dérangent…
    S’exposer aux regards des autres par le biais de quelque chose de remarquable comme se raser le crâne, ou l’affiche équivoque d’une homosexualité, c’est en effet prendre le risque courru d’avance de pouvoir entendre certaines remarques…
    Il me semble alors que cela fait simplement parti du jeu.
    Et ce n’est pas le rasage de crâne qui va provoquer une quelconque reflexion chez l’autre. Mais la discussion que tu pourras avoir avec lui, sans véhémence, mais avec humilité, et qui a bien plus de chance de faire évoluer sa vision des choses.
    En tant qu’artiste, si aujourd’hui je fais un happening via lequel je suis simplement vétu d’un imperméable gris que je maintiens allègrement ouvert, il y a quand même beaucoup de chance que l’on me prenne pour un pervers sexuel, de prime abord… Et, malheureusement, c’est normal, peu importe le discours que je peux avoir en réalité en proposant cela.
    Bref, tu m’auras compris…

    Et pour étayer jusqu’au bout mes propos, je vais prendre pour exemple le commentaire juste au dessus du mien, laissé par tuCqui:
    Sur le fond, je suis d’accord avec elle quand elle met en avant le paradoxe de ton choix face à ses conséquences. Et pourtant, la fin de son commentaire ne peut m’empêcher de me dire que c’est une sacrée Truffe qui t’a laissé ce comm; la fin de celui-ci est juste anti-constructif, et simplement une histoire de jugement de valeur stupide et strictement personnel… Elle me fait penser à une imbécile que j’ai croisé une fois, Roseline Kaïa, à l’encéphale peu développée, et capable du même type d’âneries… (ouais, j’assume complètement!!!)

    En gros:
    Fais ce que tu veux avec tes cheveux, et pour le reste, que ceux que ça dérange veuille bien regarder ailleurs, tu ne crois pas?

  8. Une réponse bien tardive …

    @Ranx: je suis entièrement d’accord avec toi sur les deux points auquel tu réponds: la femme dans l’histoire, et l’homme « aux cheveux longs ».
    Effectivement, je n’ai absolument aucun « pouvoir », et je garde également en tête que ce qui est vrai à une époque, ne l’est plus à une autre.

    @Coquillette: il ne s’agit pas d’un « besoin » d’adopter une apparence non conventionnelle. Cela a d’abord été par conviction -bouddhiste- et c’est ensuite resté ainsi par choix esthétique.
    « un tantinet provocatrice ». Hum, en quoi cela est donc provocateur pour une femme de se raser le crâne? Uniquement parce que cela ne se conforme pas à la norme actuelle? Je ne considère pas en réalité qu’être à « contre courant » soit comparable à de la provocation; cela ne peut il pas être une envie de faire ce que l’on souhaite simplement faire?
    Ta réponse m’intéresse.

    @Francis: Lorsque je me suis rasé à blanc, c’etait en premier lieu, encore une fois, par conviction bouddhiste. Par envie « d’aller au bout ». Pour un tas de raisons sur lesquelles j’ai du mal à mettre des mots clairs, aussi.
    Ensuite, je suis restée (et reste toujours) entre « tondeuse sans sabot » et 3mm, tout simplement parce que cela me plais, par esthétisme, donc.
    PS: Suis sure que tu as les tifs plus longs que moi!!

    @Galadrielle: comme il a été dit par @Missprecisous à fort juste titre: nous vivons dans une société d’apparences, ceci explique surement cela.

    @TuCqui: parler aux cons, cela les instruits. Melle Guibon, poster sur un site avec une adresse mail fake est absurde lorsque l’ip est identifié. Prends en bonne note.

    @JRM: nothing more, on en a déjà discuté à la maison.

  9. bonjour,
    ton recit est tres interessant, et j’aimerai y apporté ma petite contribution, en te disant simplement que je subis moi meme cette forme de discrimination capillaire, totu en etant ton opposé : je m’explique je suis un homme aux cheveux long, plus bas que les epaules, et tout les jours ‘on’ (ma hierachie me demande de les couper sous peine d’etre penaliser, mis de coté, voire virer! pour info ma coupe est nette coiffé et attaché pendant le travail… que demande le peuple? et bien un homme sans trop de cheveux! lol situation caucasse ou bien discriminate, je ne lacherai rien quitte à etre virer et me defendre au prudhomme!
    voila pour ma petite histoire et je te souhaite autant de courage qu’il m’en faut pour subir ce harcelement moral!
    a bientot bonne journée,
    max!

  10. je pense que notre société qui est individualiste mais seulement dans un sens, cad que t’as le droit d’écraser l’autre par tout ce que tu peux, refuse en fait la vraie individualité pour les gens : donc la vraie possibilité pour les personnes d’exister en tant qu’être. Car c’est ça à mon sens le vrai combat pour chaque être humain : donc se dégager notamment de normes édictées sur l’apparence (auxquels les gens se soumettent volontairement dans une course sans fin et qui se solde par le désert de notre société axé sur le désir immédiatement consommable et jetable) pour s’affirmer en tant que tel.

    Ce qui est caractéristique c’est que l’on va taxer une personne de provocatrice quand elle dévie de la ligne de conduite imposée par la société. Actuellement les hommes et les femmes vivent des relations extrêmes, axées sur le désir, chacun en tirant à la fois un pouvoir personnel mais aussi les conséquences négatives : ils ne se voient plus. Les hommes bavent sur l’allure de la femme : c’est pour ça qu’elle va se teindre en blonde par ex ou/et porter un mini short. En même temps, les hommes se rendent compte que cette sexualisation outrancière de l’apparence féminine n’est pas au final autant un cadeau que ça : les femmes prennent le pouvoir par leur corps, et elles deviennent très très personnelles, et que l’on en est une ou autre, c’est le même mini short au final ! D’où de plus en plus d’hommes qui commencent à saturer d’être confronté à cette sexualisation constante de l’apparence féminine. Quant aux femmes, elles sont dans un course vaine de leur apparence. Or il y aura toujours plus belle, , toujours plus jeune. Et un jour elles s’en rendent compte.
    Donc toi avec tes cheveux courts, tu heurtes les hommes qui veulent que la femme fasse tout pour leur plaire, d’où la réflexion « sans cheveux, on n’est pas une femme »: ça les dérange cette forme d’émancipation. Car tu montres ainsi un aspect de toi même qui ne correspond pas à ce qu’ils veulent de la femme. Cette sexualisation extrême de la relation homme/femme montre le désert affectif dans lequel on vit : c’est la sexualité qui nous permet d’exister dans le regard de l’autre car l’autre a perdu le sens de lui-même, et s’il n’a pas le sens de lui même, il ne peut voir l’autre et le soumet à l’apparence (comme lui même se soumet à l’apparence). Avec tes cheveux courts, l’homme ne voit pas comment il pt sexualiser la relation avec toi car pour lui une femme c’est l’apparence telle qu’elle est vue par la société. Or tu es une jolie femme, qui a sa part de féminité mais cela renvoie à l’homme ses stéréotypes sexuels : c’est violent pour lui d’où les réactions violentes qu’ils peuvent avoir vis à vis de personnes au crâne rasé. Ils se disent : ouh là, cette femme je suis obligé de la voir éventuellement comme quelqu’un avec qui échanger, donc quelqu’un qui peut avoir de l’humour etc.. et non plus comme une femme immédiatement mise dans le stéréotype des vains rapports de séduction. Cela leur fait peur. Alors qu’une femme qui a les cheveux courts peut être très coquine et sans esprit du tout ! Mais pour lui la sexualité est indissociable de l’apparence normée.

    Il est flagrant de constater qu’une femme qui ne se prend pas au sérieux, qui a de l’humour déclenche parfois chez certains hommes de l’agressivité car ils la voient comme une concurrente, donc d’égal à égal avec eux, ce qu’ils ne veulent pas ! Ils croient qu’une femme à l’allure sexuelle est moins dangereuse qu’une femme ayant de l’humour sympathique mais de plus en plus se rendent compte qu’une femme a le vrai pouvoir en les tenant par le sexe ! Et là pour eux cela devient moins marrant !

    Quant aux femmes, qui ne se voient que dans le regard du désir qu’elle suscite, elles savent que l’homme veut une femme comme ci ou comme ça, donc toi tu montres qu’on pt être féminine autrement et pour soi, et ça c’est très dérangeant pour les femmes qui sont soumises au diktat de cette société.

    Bref l’essentiel est que tu sentes une adéquation entre ta personnalité et ton apparence : c’est là l’un des secrets du bien être à mon sens

  11. On pourrait résumer cela par

    « je pense que notre société est individualiste (…) l’essentiel est que tu te sentes en adéquation avec ta personnalité ».

    (Désolé mais rire c’est bon, surtout au mois d’aout)

  12. Non ce n’est pas le résumé de ma pensée mais bon rire ça fait du bien au cerveau, alors ris encore et tu pourras sans doute cerner le sens de mes mots. Je t’aide car il est vrai que de nos jours les gens font des raccourcis non appropriés quand ils sont face à des raisonnements étayés : la relation entre les hommes et les femmes est devenue avant tout une vitrine sexuelle visant à rassurer leur égo, et cela s’insère en fait dans la société de consommation du « jetable ». Les individus en pâtissent de plus en plus, certains ouvrent les yeux et commencent à comprendre que le simple habillement (au sens large, j’y inclus la coiffure) n’est pas un message anodin. Plus une femme fait passer le message du respect, plus elle y gagnera vis à vis d’elle même et de son épanouissement. L’élégance permet ce respect (la vraie et pas seulement se mettre dans un suggestif aussi provoquant qu’un déshabillé). Et tant que les individus ne reprendront pas contact avec eux mêmes avant de s’intéresser à l’autre, ils resteront dans un désert d’intolérance et d’injustice, malgré la liberté que nous laisserait la société actuelle pour prendre vraiment son autonomie…..Et donc dans ce cas, le fait d’avoir des cheveux pour une femme sera perçu comme féminin. Actuellement les hommes attendent des cheveux des femmes qu’ils traduisent la notion du sexe, désir tel qu’il est véhiculé par les médias et la femme utilise cela pour asseoir son pouvoir. Ce côté trop sexualisé dans le mauvais sens du terme paratisera leurs relations jusqu’à ce qu’un jour cela leur soit intolérable en terme de désavantages. Voilà….

  13. NB : dans la phrase « le fait d’avoir des cheveux pour une femme sera perçu comme féminin » lire « le fait d’avoir des cheveux courts » (puisque c’est le point de départ de la discussion).

  14. Blague à part, je trouve ton raisonnement un peu bancal.

    « La relation entre les hommes et les femmes est devenue avant tout une vitrine sexuelle visant à rassurer leur égo » : Tout est situé sur l’axe homme- femme. Mais où est la relation femme-femme ? Les femmes ne vivent pas que pour le regard des hommes (ou alors, elles seraient très limitées). Le fait de voir quelqu’un de chauve te renvoie d’abord à une image référencée (celles proposées par l’auteur de ce post), ce qui n’a pas beaucoup de rapport avec la sexualité.

    Et quelle est cette « vitrine sexuelle » ? Que certaines personnes ayant beaucoup de temps libre, passe leur temps à jouer les fashionistas, à se pomponner, à acheter des crèmes pour espérer ressembler à quelque chose de vaguement érotique (mais occupée par le travail), cela ressemble à un cliché à la Bridget Jones. C’est peut-être valable dans le milieu de la mode, de la publicité, du rédactionnel, je ne sais pas. Mais je n’ai pas l’impression que ce diktat dure très longtemps. A trente ans, où l’on a suffisamment de recul pour faire la différence entre l’image proposée par les médias et la vraie vie, ça deviendrait inquiétant. Pour le reste, les hommes et les femmes un tant soit peu évolués savent faire la différence entre le physique et la personnalité. La notion de charme joue énormément. Et celle-ci n’a que très peu à voir avec l’apparence.

    « Actuellement les hommes attendent des cheveux des femmes qu’ils traduisent la notion du sexe, désir tel qu’il est véhiculé par les médias et la femme utilise cela pour asseoir son pouvoir » Si ça, ce n’est pas du machisme à l’envers…. Je connais quelques hommes, et je te promets qu’ils n’attendent rien des cheveux des femmes. Au mieux, ils s’en foutent.

    Le fantasme des cheveux longs qui séduirait l’homme est vendu à grands renforts de pubs ) aux femmes pour leur montrer à quel point avoir de beaux cheveux, c’est en avoir des longs, avec lesquels on pourra envouter le premier type un peu select. Ce n’est donc qu’un fantasme pour faire vendre du shampoing, pas la vie réelle.

    On peut être séduit par une nuque découverte, par des cheveux courts, par un simple regard qui attire l’attention plus qu’une immense chevelure, aussi belle soit elle. Et dans ce cas, l’homme n’attend pas des cheveux qu’ils traduisent la notion du sexe… Ils tombent sous le charme d’une personne, pas de ses accessoires. La femme qui regarde trop ses artifices en devient fade à l’inverse de celle qui a quelque chose à nous apprendre, cheveux courts, chauve, ou non.

    « Ce côté trop sexualisé dans le mauvais sens du terme paratisera leurs relations jusqu’à ce qu’un jour cela leur soit intolérable en terme de désavantages. Voilà…. » Je t’avoue ne pas comprendre cette phrase. Qu’est ce que veut dire « Sexualisé dans le mauvais sens du terme » ? « Un jour, cela leur soit intolérable » : Aux hommes ou aux femmes ? Sans blague, ce n’est pas clair.

  15. En tout cas moi je te prends quand tu veux !!!
    J’ai aussi le crâne rase mais je suis un mec, ça me va très bien ( c’est vrai qu’on a envie de te voir avec une belle coupe pour voir ), sinon tes super bonne …
    À plus +

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