Comment Disney destabilise le Sexe fort

Souvent, nous avons tendance à considérer que seules les trentenaires dépressives se désespèrent du décalage entre les historiettes enfantines de l’Oncle Waltz et leur vie minable. L’espoir de l’homme parfait contrastant avec la réalité de l’homme casse-burnes.

Mais l’Homme aussi, dans sa grandeur Sarkozienne, peut quelquefois souffrir au souvenir de ces princes en collants qui choppaient à qui mieux mieux toutes les princesses de ces contrées où les animaux ont quelques notions de français.

Il y a en effet de quoi être déconcerté. Si on exclut tous les films de Disney où les protagonistes sont des animaux (non, il n’est pas sérieux de s’identifier à un chien, un chat ou un Pingouin, n’en déplaise à Jacques Attali), deux cas de figure se détachent :

– La meuf qu’on pécho parce qu’elle est endormie,

– La meuf qu’on pécho parce qu’on est moche.


La Belle au Bois Dormant ou Blanche-Neige ne se dégotent pas en boîte mais au bois. Et rien à voir avec les immondes du Bois de Boulogne, mais de la nana de qualité du style écolabel et Max Haavelar ! Elles sont là, allongées sur ton chemin, et le Prince des rues n’a qu’une chose à faire : l’embrasser. Alors forcément, une fois mature, l’homme s’apercevant que pour séduire une femme il doit non seulement lui parler, mais pire l’écouter, il n’est pas étonnant que le sexe fort déprime parfois un peu en buvant sa limonade. A ce propos, il est d’ailleurs paradoxal d’autoriser les Disney aux enfants pour ensuite interdire le GHB aux adultes.


Autre cas de figure, la meuf qu’on pécho du fait de son physique disgracieux. C’est le cas de la bête ou de Quasimodo par exemple. Voilà des hommes parfaitement laids qui arrivent à se taper des canons. La Bête redevient un beau mec, et à ce titre on peut considérer que ce film traite de l’adolescence (les poils qui poussent, la voix qui déraillent et puis finalement la naissance d’un cygne magnifique). N’empêche la belle tombe amoureuse de la Bête en tant que Bête, comme pour nous dire qu’une femme qu’on séquestre a de grandes chances de tomber amoureuse de son tortionnaire (cf. syndrome de Stockholm). Aussi, il apparaît une fois encore paradoxal d’autoriser les Disney aux gosses pour ensuite interdire la séquestration.

Quasimodo reste bossu et ça ne l’empêche pas de charmer une manouche, même si c’est sûrement la chèvre qui absorbera la majorité de l’appétit sexuel du sonneur de cloches (et amateur de loches). Aussi il est, une dernière fois, paradoxal d’autoriser les Disney aux mineurs pour ensuite interdire la zoophilie.

L’idiot se dira que la raison du succès tient peut être au moule-burne. Des sex symbols comme Mick Jagger ou Slimmy ayant démontré l’efficacité réelle du saillant accessoire. C’est alors par un dimanche ensoleillé qu’il revêtira son cycliste pour charmer la gueuse décuvant de son samedi soir au Pacha. Mais, le dimanche, dans sa névrose égotique la femme chute, brodant les grands traits de son blues du soir.

Dès lors, le prince cycliste et la folle cyclique passeront à côté de la rencontre, démontrant ainsi que les histoires féériques n’existent pas et que Waltz est responsable de la chute de l’Occident.

Un commentaire

  1. « Waltz est responsable de la chute de l’Occident » …Excellente conclusion, d’ailleurs on touche du bout du doigt un phrasé à la Jacques Attali ^^

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