J’écoute de la musique de fumeur de splif,mais j’aime pas ça… les splif, pas la musique.

J’ai toujours pensé être peu sociable voire introverti, mais en considérant avec honnêteté mon spectre relationnel, je peux affirmer que c’est inexact. Je connais des géants, des névrosées, des blondes, des brunes, des intelligents, de sombres idiots sympathiques, des rigolos, des cleptomanes, des joueurs de guitares, de djembé ou de triangle, des musiciens quoi, et récemment j’ai même rencontré une jeune fille à qui il manquait des phalanges à la main droite. Au nombre de ces relations, je peux affirmer qu’il y a deux/trois catégories me faisant défaut.

La première est la catégorie des nains, j’ai toujours espéré avoir un ami nain, non pas pour le projeter ou me moquer de sa petite taille, mais dans le but d’être le seul ami qui l’estime à sa juste valeur de nain. Je danserais allègrement avec lui avant de le porter pour manifester ma joie. Je pourrais aussi passer ma main dans ses cheveux pendant qu’il jappe en agitant la queue, ainsi je lui exprimerai  ma fierté d’être son compagnon favori. J’imagine qu’avoir des conversations avec un nain doit être quelque chose de particulier, de par sa petitesse principalement, nul doute qu’un nain possède une conception de la vie tout à fait différente. Gageons qu’après avoir franchi quelques étapes de l’amitié, je pourrais exiger de lui certains comportements. Je lui demanderai de se tailler les oreilles en pointes, de porter des bottes, une cape, des habits verts et une épée de bois par exemple.

Dans mon cercle d’amis, il manque une rousse, assurément, ainsi qu’un rastafari. Je m’attarde sur cette dernière lacune, qui n’en est pas tout à fait une. Oui, parce que fleurissent depuis ma plus tendre adolescence des fumeurs de splif, qui ne sont pas pour autant rastafari, mais c’est tout comme. Ce sont de jeunes désoeuvrés (ils simulent le désoeuvrement à la perfection lorsqu’ils fument) qui vénèrent Bob Marley, sans pour autant porter de dreadlocks (les cheveux sales enrobés à l’oeuf). Tu ne connais pas Bob Marley? C’est un sombre idiot mort d’avoir fumé des splifs pour composer des musiques anxiogènes au possible lorsqu’on ne fume pas soi même, tout à fait inaudible, ne perds pas ton temps.

Rattrapons le fil de mes idées.  Je déballe tout ça parce que j’écoute depuis un moment The Toots And The Maytals, je ne supporte pas le ska/reggae mais Frederick Toots Hibert -Le Leader du groupe- a eu l’intelligence, un de ne pas mourir en fumant des splif, deux, d’ajouter de subtiles touches de funk ou de rock selon le morceau, ce qui donne un ensemble quasi pop, plutôt efficace, j’en suis quasi-amoureux. En fin de compte, je suis quasi-amoureux d’un état d’esprit que je n’aime pas, je suis en contradiction avec moi même, cet article est en contradiction avec son intitulé, et pour finir je ne décrivais pas mon idéal de nanisme mais Link dans Ocarina of time. Nous sommes Lundi, je suis fatigué.

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4 commentaires

  1. Oh, je suppose que vous finirez par les trouver ces individus symbolisant vos carences relationnelles. Un petit détail en passant. Marley n’est pas mort d’avoir fumé trop de joints. Il est mort d’un cancer de la peau assez rare, découvert à la suite d’un match de football pendant lequel il s’était fait une blessure au pied.

  2. Je n’ai lu nul part parler de cancer de la peau. Je cite Wikipedia :

    « En 1980, après une perte de connaissance lors d’un jogging à Central Park à New York, Bob Marley passe un examen aux rayons X où l’on voit cinq tumeurs, trois au cerveau, une aux poumons et une à l’estomac. […] Bob Marley part ensuite pour une clinique de Bavière où il suit un traitement original avec un médecin allemand, le docteur Josef Issels qui prolonge sa vie au prix de dures souffrances. Le cancer se généralise. »

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