Compte-rendu des Golden Blog Awards 2011 par un troll repenti

 

Hier eut lieu la 2ème édition du Golden Blog Awards. Cette cérémonie a pour but de récompenser les meilleurs blogs de l’année 2011. C’est sous la casquette de sélectionneur officiel à Tweets de comptoir, un blog participant à l’édition, que je fus convié. Même sans ce prétexte, je me serais évidemment rendu à cet évènement. Ceci au nom de la curiosité.

Le jour J, j’arrivai donc, seul, à l’hôtel de ville de Paris où se tenait la soirée de remise des prix. Pour cette soirée, je décidai de m’habiller comme un mort, c’est-à-dire en pull avec col roulé noir, baskets, jeans, oui le style du défunt Steve Jobs. Je regrettai immédiatement ce choix vestimentaire car dehors régnait un froid aussi pénétrant qu’un DSK dans un motel.
J’attendis alors patiemment mais je profitai de l’attente afin de publier quelques tweets rageurs sur la déplorable organisation qui laissait mourir de froid des pauvres blogueurs et twittos. Au bout de deux jours d’attente (j’aime bien exagérer afin de rendre mon récit plus vivant) je finis enfin par entrer.
L’endroit était cossu. Très même. La salle principale où se tenait la remise des prix était très grande. Haut plafond, longue table sur la droite pour le buffet et podium intensément éclairés étaient les premiers éléments qui se découvraient à la vue des convives.
Même si une bonne partie des gens présents m’étaient inconnus, une autre l’était moins en raison d’un troll que je pratiquai à une époque sur eux. Vive les twittos et twittas qui laissent leur photo sur leur profil pensai-je alors.
Mais moi, ni timide, ni courageux, je me présentai à qui m’en faisait la demande. C’est-à-dire personne (des avantages d’être un jeune et petit twitto).
La salle était bien remplie. Je ne suis pas un expert en chiffres mais si j’avais fait partie des forces de l’ordre ce soir là, j’aurais dit que le nombre de convives s’établissait bien entre 10 et 60 personnes. Et entre 6 000 et 10 000 si j’avais été de l’organisation.
La remise des prix fut longue et un brin ennuyeuse. Elle ne manquait pas d’énergie de la part des présentateurs mais un problème de son se fit sentir et les vainqueurs n’étaient pas dynamiques, de mon point de vue, dans la présentation de leur site web. Pour leur défense, quand vous êtes habitués comme moi aux cérémonies des Hot d’Or, vous êtes toujours un peu déçus quand les gagnantes ne montrent pas un bout de leurs seins.

Arriva le moment tant attendu, à savoir la désignation du vainqueur pour la catégorie micro-blogging où était inscrit tweets de comptoir. Je ne serais pas de ceux qui font monter le suspense pendant de longues phrases mais je ne saurais résister à l’envie de vous préciser, avant, que l’assistance était en transe dans l’attente du résultat. Une perle de sueur ruisselait sur le front d’un autre sélectionneur de tweets de comptoir. Je pouvais voir dans ses yeux comme une tension mêlée à une certaine impatience. Je baissais alors ma tête et je pus voir que ces mains étaient moites et tremblantes. J’aurais bien pris ses mains dans les miennes afin de le rassurer mais ma crainte fut trop grande qu’il n’interprète que trop mal mes intentions…
Quant à moi, je ne me rendis pas compte mais je broyai avec une force que je n’aurai jamais soupçonnée mon gobelet en plastique. Le temps sembla alors se figer.
« Et le vainqueur de la catégorie Micro-blogging est : Tweets de comptoir » en prononçant ces mots, la voix de l’animateur sonna comme celle d’un juge annonçant un verdict longtemps attendu. L’équipe mit un peu de temps à se mettre en route vers la scène. Sans doute en raison d’une certaine timidité conjuguée à un manque de préparation à ce type d’annonce.
Autant vous le dire tout de suite : sur scène, vous ne voyez rien. La lumière aveuglante vous donne cette impression d’être à une séance d’identification de suspect dans une affaire criminelle. La comparaison s’arrêtant là. Je ne voudrais pas réveiller chez certains de douloureux souvenirs.

Je ne m’appesantirais pas sur la suite de cette soirée qui fut plus que décevante. Le trophée n’était pas en or. Je proposai alors à l’équipe de tweets de comptoir de vérifier la présence d’un quelconque lot à l’intérieur à l’aide d’un coup de cutter mais ma proposition resta sans réponse. Après une demi-heure d’attente, ne voyant qu’aucunes filles aux seins nus ne se jetteraient dans mes bras, je quittai la salle en me jurant de ne plus revenir au Golden Blog Awards et d’en rester à mes amours que sont les soirées Hot d’Or.

3 commentaires

  1. Excellent !

    Sans être une habituée des cérémonies des hots d’Or (oui, je sais, je manque de goût), j’ai un chouïa ressenti la même chose.

    Le « je suis aveuglée par les lumières car je suis sur scène pour recevoir mon award » en moins, néanmoins 🙂

    Mais le resto où j’ai été après était extra ! 🙂

  2. (coucou Marie !)
    Ah, mais je suis déçue de ne t’avoir pas vu ! le GBA avait quand même invitée une égérie digne des hots d’or, j’espère que tu as apprécié !
    je suis d’accord avec toi, j’aurais voulu un trophée d’or. Si tout le gold reste dans les salons de l’Hôtel de Ville, à quoi bon ? 🙂

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