Où sont les filles de joie ?

Je suis tombé amoureux. Elle a 19 heures environ, est produite par de grands noms du cinéma comme Scorsese et Wahlberg, il s’agit de la superbe série TV Boardwalk Empire. A travers les histoires des bandits de la prohibition sont décrites leurs habitudes liées à leur époque.

Dans les années 1920, les moeurs étaient très différentes. Hommes et femmes (surtout elles) devaient avoir une place bien précise pour se faire accepter par leurs tiers. Le choix était simple :

  • une femme et un homme mariés, c’est un couple normal, mais bon le mieux c’est d’avoir un enfant (surtout pas de contraception hein)
  • une femme et un homme non mariés, c’est un couple illégitime, deux personnes sans statut social, ou alors on parle de concubinage, mais c’est un statut bâtard dont on entend peu parler
  • une femme payée par un homme, c’est une pute

A l’époque où les femmes gagnent leur droit de vote et où tous les domestiques sont noirs, les riches hommes passent leur temps entre amis à boire des litres de whisky dans de splendides bordels en ville.

La relation entre les putes et leurs clients est très particulière. Là où aujourd’hui la fille de joie a plus à voir avec un plaisir coupable qu’un moment divertissant, à l’époque les putes sont payées pour remonter le moral de ces gentlemen. Elles usent de leur charme pour fidéliser le client, trouver un moyen de leur faire plaisir à coup sûr : elles écoutent leurs petits tracas, savent quelles pratiques ils préfèrent… Dans ce flou sentimental certains clients vont jusqu’à tomber amoureux de ces filles. Certaines deviennent concubines, voire femmes de ces hommes. C’est aussi pour elle une façon de pouvoir espérer une vie meilleure. Car à cette époque, l’homme est sensé être le portefeuille de la maison, et la femme tenir son foyer. – à conclure que la femme soit une pute ou la femme, elle sera payée pour son statut.

Même les hommes politiques, surtout eux d’ailleurs, sont friands de ces soirées alcoolisées se transformant en véritables orgies entre gentlemen. C’est assez frappant de voir ces hommes bien habillés se retrouver dans les bureaux d’un de leurs amis pour participer à des fêtes remplies de filles de joie et d’alcool, les retrouvant pantalon aux pieds. Vous voyez Hollande et Sarkozy faire la même chose ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui au mieux, on se retrouverait dans des clubs de strip tease avec des filles qu’on ne peut toucher, avec la motivation d’un boeuf anémique. Ou plus régulièrement, autour d’un mauvais alcool dans un endroit trop cher et dont l’ambiance n’a rien à voir avec le club de Babette d’Atlantic City.

Alors je me demande : où sont les bordels ? Où sont les filles de joie ? Où vont les hommes mariés ayant besoin d’assouvir leurs fantasmes, et se laver la tête de leurs obligations familiales ? Comment fêtent-ils dignement leurs affaires avec leurs associés ?

La société part vraiment en couilles.

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