Hollander

« Cet italien à l’accent incertain savait il qu’en me demandant dans le métro: « pour aller à la défense, le changement c’est maintenant? » il était en train de rejoindre les rangs d’un projet politique qui dépassait l’ampleur de sa pensée?

A peine avait il eu fini ces mots qu’une poignée de sarkozystes sans vergogne s’empressèrent de lui faire remarquer que la france forte, c’est celle qui cassait la gueule des italiens qui n’étaient pas chez eux.

Tristement choqué par cet horrible spectacle et pris d’un élan de courage qu’on ne connais que peu de fois dans sa vie, je me cachai derrière une vieille dame afin d’éviter d’encaisser un coup perdu. Cette même vieille dame qui, une pincée de seconde plus tard, se retrouverait couchée sur le sol à la suite d’une balayette qui m’était destinée. Et au moment ou tout semblait joué pour cet italien aux demeurants forts sympathique, François Hollande entra dans la rame de métro, torse bombé et muscles seyants rendus visibles par une chemise en charpie qui retombait sur son kilt. Il pointa du doigt la bande de mécréants du 16eme arrondissement et leur teint ces mots qui fendirent l’air tels une pluie de couteaux: « Touche pas à mon pote enculé ». Emerveillé par ce talent d’orateur sans comparaison, et pris d’un début d’erection, je me mettais à l’encourager avec quelques autres voyageurs badauds. A présent entouré par 5 ou 6 de ces voyous politiques et ayant pour seule arme d’habiles mains qui pouvaient changer tant de choses, Hollande coucha l’un après l’autre, sans cligner d’un oeil, ces enfants bâtards de la monarchie. Après leur avoir à chacun coupé la tete, la foudre sorti des cadavres béant des voyous et chemina directement sur le torse aguerrit d’Hollande qui hurlait de douleur en avalant la vitalité de ces immortels voleurs de la république. Puis en reprenant son souffle, il parcouru du regard d’une trajectoire confiante la foule qui l’entourait à présent. « N’ayez crainte mes amis, il n’y à pas ame qui vive qui pourrait m’empêcher de faire le ménage pendant ces cinq prochaines années. » Il empoigna une jeune fille séduisante et d’un pas pouvant s’apparenter à celui d’une danse sensuelle, la renversa en arrière et déposa sur ses lèvres de satin un baiser passionné. Puis, lorsque retentit le bruissement des portes du métro, il sorti de la rame d’un pas en arrière, saluant son public d’un geste de la main. Vers quel destin brillant allait il alors? Au devant de quel désastre allait il tenter de mettre un terme? Tant de questions se multipliaient et pullulaient dans mon esprit encore émerveillé. Il ne devait en rester qu’un, et ce fut lui, Hollander.  »

Dès que mon procès pour plagiat avec le scénariste d’Highlander sera terminé, mon prochain livre « Hollander » sera en vente.

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