Force, fracas et nunchaku. L’analyse MC sur l’affaire Valérie Trierweiler

Le ton est monté, pour un détail, pour une futilité, et elle a senti qu’il lui échappait.

Ou plutôt; elle a cru sentir qu’il lui échappait.

Valérie est une femme comme une autre, faite de chair et de sang, et, dans le fond de son ventre, un tigre sommeille.

Et quand il se réveille, ce tigre redoutable lacère sans vergogne tes fragiles fondations.

Bogota au creux de tes tripes, c’est la guerre dans tes viscères.

L’égo titube, la confiance chancelle, l’amour propre vacille.

Et la raison s’écroule.

Lamentablement.

Au profit de la rage aveugle.

Valérie, toute pleine de la fureur qui grondait dans ses veines, s’est emparée de son Iphone 4s et, Ô l’inconsciente, y a boxé, avec force, fracas et nunchaku, un tweet assassin.

Valérie qui vient d'envoyer son tweet qui tue. (Valérie qui vient d’envoyer son tweet qui tue)

 

Seulement Valérie, c’est la first meuf de France.

C’est pas Madame Boulaneux et ses 17 followers, si tu vois c’que j’veux dire.

Stupeur et tremblements dans l’autre lopette de sphère médiatique.

Valérie, Valérie, bordel de dieu, QU’EST-CE QUE T’AS FOUTU ?

C’est moche la jalousie.

Je tente de me remémorer si j’ai déjà vécu ce sentiment.

Une fois, suite à une engueulade, j’ai jeté la PlayStation de mon mec par la fenêtre.

C’était y a longtemps hein.

Je serais aujourd’hui, incapable de te dire les raisons de cette scène conjugale, par contre, je n’oublierai jamais l’instant qui a suivi la dramatique défenestration de la bête : les cris se sont subitement éteints, l’atmosphère est devenue blanche, électrique et tout s’est mis à aller au ralenti.

Le maître de la PlayStation violemment décédée s’est très lentement dirigé vers la fenêtre, le visage livide, il s’est penché pour constater toute l’horreur du carnage.

Puis il s’est relevé, s’est tourné vers moi et là, si tu savais tout c’que j’ai vu dans son regard : une douleur intense, un traumatisme profond (et peut-être même irréversible), un deuil qui s’annonçait des plus difficiles. Il hurlait des yeux.

A cet instant précis, je crois que j’ai éprouvé un fugace sentiment de jalousie envers cette pute de PlayStation capable de  susciter tant d’émotion chez ce légume mon mec.

« Non, non, on veut de la jalousie avec de la meufs qui s’étripent à coups de french manucure, dans la boue. » que j’entends dire.

Je risque de te décevoir très fort, mes instincts primitifs sont castrés, en laisse et muselés.

Dans une soirée, alors que j’étais tout occupée à tailler la bavette avec ma copine Ginette, j’aperçois, du coin de l’œil, une naine surexcitée et passablement éméchée, qui tentait, vicieusement, un rapprochement avec mon mec, tranquillement accoudé au bar.

Je dis ‘rapprochement’ mais en vrai, elle était accrochée dans son dos.

Et elle lui murmurait des trucs dans l’oreille en frottant vigoureusement ses loches sur lui.

Ginette, qui est une fille très sanguine : « putain, mais va la défoncer quoi ! Elle t’arrive au nombril. »

C’est pas l’envie qui me manquait mais je trouvais l’idée de taper une naine, bourrée qui plus est, pas très glorieuse.

J’ai soigneusement mâché et ravalé ma rage et j’ai dit à Ginette : « tu sais quoi ? J’ai le gosier sec. »

J’allais pas non plus, me laisser gâcher la soirée par un sac à dos en rut.

Bon pis quand la tentative de rapprochement s’est clairement transformée en tentative de viol, là, j’ai décidé d’intervenir.

Je me suis scotchée un putain de sourire avec plein de bave condescendante en commissures et je me suis payée le luxe d’une crise de jalousie somptueusement déguisée en crise d’amabilité excessive.

La meuf tellement sympa, qu’il en est impensable de commettre le crime odieux de lui tchourav’ son mec.

Je me suis présentée. (simley Bree Van de Kamp)

Je me suis foutue une bonne couche de fond de teint ’Coolitude’ sur la face et j’ai adroitement fait dévier la conversation, jusqu’alors joyeusement grivoise, sur les bienfaits du biscuit au quinoa sur les transits intestinaux paresseux.

C’est classe, un tigre qui ronronne.

Et ça calme, tout de suite, les hémorragies de cyprine.

Le tout sans se salir les mains, ni la dignité.

Prends-en d’la graine Val’.

 

 

2 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>