La typologie (presque complète) du connard.

 

Cette typologie du connard ne pouvant pas s’arrêter en si bon chemin, et sous la pression insoutenable d’une vile personne qui se reconnaîtra, j’ai décidé d’étoffer encore un peu la rapide analyse des US et coutumes de nos chers bipèdes mâles. Prenant par la même le risque de dévoiler toutes les stratégies pouvant donner naissance ( on sait pas ) à un type de connasse hybride : LA CONNASSE A TÊTE CHERCHEUSE.

Passons à table ! Il fait faim.

Le connard maqué ou le présumé innocent.

 

On l’a tous eu celui-là, ou presque. Le connard maqué se développe avec l’âge. C’est un peu un connard basique ou tacite, un poil plus mature, qui a cru, à un moment, trouver chaussure à son pied. Y’a quelques années il organisait un apéro révélation digne d’un feu de camp à Koh Lanta où sur sa fiche il avait mis des petits cœurs autour du prénom de la dite chaussure et avait fini par « C’est elle, je le sais, je peux pas l’expliquer, mais…c’est chimique. » . Évidemment, même s’il éteignait sa torche dans le monde du célibat, ils s’étaient tous réjouis et avaient trouvé ça « vraiment bien qu’il se pose » et ce malgré le fait qu’il quittait par la même l’aventure.

Mais voilà, après des années de labeur, sans plus une noisette dudit beurre dans les épinards, il a cédé sa place de gendre parfait, pour celui de serial niqueur d’un soir, histoire de pimenter sa vie, l’effet CHILI CON CARNE. Il veut du piment ET de la viande, TU ES LA VIANDE ÉPICÉE. Le présumé innocent est prévenant, il est une pauvre victime de ses choix, il aurait vraiment voulu faire autrement, genre avoir les couilles de freiner des 4 fers quand il sentait le vent tourner au sein de son couple, mais vous comprenez, c’est compliqué. Il vous promettra sans aucune vergogne une place de choix, si vous savez faire preuve de patience, non de PATIENCE, car il s’en voudrait A MOURIR de passer à côté d’une fille comme toi. Il ne répondra pas au téléphone parce qu’il était en réunion, puis entre 18h et 20h sera parfaitement disponible mais au-delà simulera une énoooooorme fatigue subite le contraignant à aller expressément au lit … Chez lui, SEUL ( Ouais, il vous aura fait croire qu’il était une sorte de loup solitaire … AHOOOU. Fin de citation. ).

 

Et ce, jusqu’au jour où, naïve que vous êtes, vous vous rendrez compte que c’est devenu quasiment un trait attrayant de sa personnalité d’être toujours indisponible, de ne jamais être là pour vous et … DE NE PAS HABITER rue St Honoré mais rue St-Maur dans un T3 partagé avec « sa douce et tendre » et un mini bipède à culotte courte. Après la découverte du poteau rose, il vous suppliera d’attendre, ce que vous ferez ( Ouais, vous l’aimez quand même, c’est un peu con, je sais.) jusqu’au moment fatidique où, coincée entre votre amour propre et son amour sale, vous entendrez entre le café et la mignardise « Tu sais, je crois que toi et moi, c’est pas une bonne idée, j’suis un connard, je sais, mais j’crois que j’arriverais pas à la quitter » et il finira par « Tu vaux mieux que ça, t’es une fille super. » FIN DE L’HISTOIRE. Ah ouais, on s’en tape hein que t’ai perdu ta dignité, ta confiance en toi, et tout le bordel, démerde-toi maintenant.

 

Profil psychologique : Il a 35 ans, il était, fut un temps un coureur de jupons, un mec à qui tout réussissait, et un jour il a voulu se caser. C’était un petit con inoffensif, qui a connu sa douce et tendre il y a de ça 4 ans, et après une passion torride (surtout pour elle.) ils ont décidé (surtout elle.) de vivre ensemble. Ouais, il a eu du mal à l’accepter mais contraint, forcé, et pliant sous le poids du devoir sociétal, il a craqué. Il s’est installé, sans vraiment trop y croire, il a fait une croix sur ses soirées jeu sur PC ( ouais, le PC, c’est mieux pour jouer. Bande d’ignares.) , ses films de boules le soir avant d’aller se coucher, et ses multiples conquêtes pour vivre une vie remplie de routine, où les guêpières ont laissé place au pyjama troué, et où les engueulades sonnent autant que les « je t’aime » du début. Vous l’aurez compris, il n’en a pas une grosse … de personnalité. Il a évolué dans un cadre de vie où l’équation est inébranlable : 35 ans + femme = Engagement puis mariage. Il ne déroge pas à la règle, ce qui ravit ses proches qui plussoient à tout va son statut « en couple » sur Facebook en lachant du commentaire vomitif du style « Trop bien! », « Trop mimi tous les deux, des bisous » …etc. Il vit une vie où tout est établi et suit le courant comme un saumon remontant le torrent. Il subit sa condition. Pourtant lui aussi il a des envies, il aurait peut-être voulu s’écouter, et faire autrement. Continuer à vivre sa vie de célibataire, laisser ses pots de yaourts vides et caillés près du matelas qui lui sert de lit dans ce 120m² qu’il partage avec un congénère du même type et se laisser aller au gré du vent, pouik pouik.


Son style :
Il suit les tendances teenager, il veut pas paraître le vieux con de mec maqué. Il aime les marques comme « Super Dry »,  mais si une âme charitable lui suggère une marque de mâle plus affirmé, il s’en procurera dans la seconde qui suit, conséquence directe du manque de personnalité, évidemment. Le connard maqué est donc parfaitement adaptable et tel le caméléon se glisse un peu partout.

 

Son origine : Pas de traçabilité, l’être humain reproduisant souvent le schéma parental, il se niche partout.

 

Ses proies : La connasse 2.0 maquée ou pas, la bébé connasse sans aucune vergogne puisque ça lui rappelle l’époque PC / pots de yaourt, la petite meuf bien qui arrivait avec un cœur tout neuf, mais l’essentiel est qu’il la capte sur internet, ce mode de chasse lui permettant de faire son show millimétré sans être trop inquiété par des signes extérieurs de panique … Bref, ce qui lui tombe sous la main susceptible de réveiller sa libido qui fait un gros dodo depuis deux ans.

 

Ses expressions : « J’suis désolée, j’vais pas pouvoir ce soir, mais demain, je t’emmène où tu veux » / « T’es habillée comment ? »/ « J’aurais préféré passer la soirée avec toi plutôt qu’être au bureau » / « On aurait dû se rencontrer avant. »/ « C’est une histoire de timing, la vie est mal foutue. »

 

Ses accessoires : Des promesses plein le gosier, des dîners presque parfaits, des nuits d’amour identiques, des premières fois à chaque fois. Il est maître ouvrier de France de l’homme idéal furtif ( 3 heures, grosso merdo.)


Le connard collectionneur ou le déviant fétichiste ego-trip obsessionnel.

 

 

Le DFEO est une sorte d’être humain à part. Un truc que tu peux pas très bien cerner si tu es normalement constitué. Généralement, il fait partie de ma bande de potes, mais force est de constater que bien des connasses tombent sous les balles de leur joute verbale et succombent à l’idée de savoir leur nom épinglé avec un des détails salaces sur leur morphologie, sur son tableau de chasse. Les meufs quoi, arrêtez, sérieux, c’est quoi ce délire ?

 

Le DFEO a décidé que la relation amoureuse était une compétition. L’amour est un jeu sur PS3 où tu dois ramasser le plus de meufs sur ton passage afin de gagner en vie. Il cumule à foison les conquêtes et a trouvé judicieux de prendre un moleskine ligné pour pouvoir les ranger par catégorie : Lettres de l’alphabet, compétences sexuelles, détails rebutants, détails attrayants, et j’en passe. Le DFEO a décidé d’envisager son pénis comme étant l’outil d’une recherche visant à élaborer une réelle analyse des comportements féminins. Il s’en sert comme arme infaillible, et pour arriver à ses fins, a mis en place un nuancier aussi conséquent que celui de Leroy Merlin constitué d’une foule de remarques stéréotypées destinées à des cibles bien précises. Souvent il se branle en admirant son tableau de chasse, un peu comme un serial killer revit ses scènes de crime, il jubile, il se flatte, il s’aime et il en est tellement fier : 467 conquêtes, dont 300 blondes, 200 95C, 150 obnubilées par la sodomie. QUEL PALMARES !

 

Le pire c’est qu’il n’a pas du tout à le cacher, ça lui donne une certaine prestance aux yeux de la donzelle affolée du fondement quand, en plein milieu de sa côte de bœuf saignante et pour elle, de son tartare saumon il sort « J’suis sortie avec 6 Alexandra, franchement, elles étaient toutes hyper douées en … enfin, tu vois. Il est bon ton tartare ? Je peux te piquer des frites ? ». J’ai essayé de capter le truc. Parce que tu peux pas réellement kiffer qu’un mec te dise ça, si ? Et j’en suis arrivée à la conclusion fadasse qu’on pouvait éventuellement apprécier qu’un homme qui semble faire tomber qui il veut s’intéresse à nous. Mais j’suis pas franchement convaincue. Si vous avez des pistes, éclairez-moi.


Profil psychologique :
Un peu comme le connard 2.0 décrit dans le premier volet, il manque paradoxalement de confiance en lui. Tant et tellement qu’il doit se prouver sans cesse que c’est le mec le plus bandant, le plus kiffant, le plus sexy, drôle, le CSP ++++ du mec quoi, et ce en se testant auprès de la connasse à frange, la connasse à forte poitrine, la connasse androgyne, la connasse SM, la connasse prude, la connasse mineur, la MILF… tout ce qui est pourvu de prés ou de loin d’un utérus et produisant de l’oestrogène. Il a fracassé toute possibilité de pouvoir trouver un équilibre un jour, par le simple fait de n’avoir que des relations furtives, basées sur de la poudre aux yeux et du meilleur condensé en 2 jours et que malheureusement la vie à deux s’envisage sur une base de moyen terme un peu plus long. Le quotidien l’effraie, la routine lui donne de l’eczéma, mais il a bientôt 35 ans et s’il se surprend à penser à son avenir, il est pris d’une crise de panique intempestive. Son plus gros stress est de voir son manège enchanté prendre fin et devoir, N’EN CHOISIR QU’UNE. Stupeur et tremblement. À force de jouer à plusieurs rôles, il est devenu quasiment schizophrène et peut en clin d’œil passer du mec romantique au bad boy en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. C’est, en quelque sorte, un David Copperfield mélangé à un Dexter de l’amour. Ca fait rêver, non ?

 

Son style : Dandy parisien, toujours à la pointe. Le petit style qui va bien quoi. Style chic mais décontracté, pointu mais pas trop, décoiffé mais coiffé, slim derbies vernies #frenchtrotters #tuvoisquoiiii

 

Son origine : Citadine à tendance très parisienne.

 

Ses proies : Aline, Alexandra, Amanda, Anita, Aïssa, Alienor, Agathe, Alisson, Anne, Aurélia, Ariane, Ava, Aminata, Alicia, Aline, Anna, Adélaïde, Adèle, Angèle, Angelina, Anastasia, Anastasie, Anouchka, Aurélie, Aurore, Anaëlle, Anouck, Audrey, Abby, Aymone, Andrée, Athena … Par manque de place, je ne pourrais pas toutes les citer, merci de vous informer ici

 

Ou 80A, 80B, 85A, 85B, 85C, 90A, 90B, 95C, 95D …

 

Ou blonde, rousse, noire, jaune, bourrée, hystérique, nymphomane … etc.

 

Ses expressions favorites : « Tu me laisserais t’admirer ce soir ? »/ « T’es typiquement la meuf que n’importe quel mec aimerait avoir. » / « Ouais, j’adore ça cuisiner, d’ailleurs demain je te propose un petit dîner chez moi, j’ai vécu 3 ans au Japon, et je suis un pro du maki »/ « Reste encore un peu, je te ramène en scoot chez toi. Si tu pars, je n’ai plus aucune raison de rester ici. »/ en OFF « Ce qui compte c’est le rendement. »

 

Son accessoire : LE MOLESKINE DE LA HONTE.

 

Le connard imbibé ou le baba au rhum.

 

J’aime bien terminer par une note festive. Celui-ci est l’un de mes préférés. Il était trop happy de venir à cette soirée, il l’avait attendu toute la semaine … et pour l’occasion, il a saccagé le bar et compte bien en faire de même avec votre fin de soirée. Il a est 10 grammes dans le sang et il se sent vraiment bien, tellement bien que ça ne le dérange aucunement de vous tripoter l’épaule en vous parlant à 2 centimètres de distance avec une bonne haleine de poney et des postillons qui viennent se loger pile poil dans votre oeil. Il mixe quand il parle et te sort des trucs du genre « Tu, tu, tu, tu sais, tu, tu, tu as de super beaux cheveux, j’adore les les les filles avec des cheveux comme ça, tu sais ? Tu tu tu t’appelles comment ? »

 

Ce qui entraîne automatiquement une mimique de dégoût sur votre joli minois. Naturellement, vous tentez de vous en débarrasser mais c’est le baba au rhum qui décide et là, il a décidé que vous étiez la huitième merveille du monde … à 5h du matin, heure à laquelle votre glamour est allé se faire voir ailleurs et n’a laissé comme pourboire qu’un rimel qui dégouline jusqu’au nez et un rouge à lèvres délavé.

Là, commence le bal infernal. Il veut t’o-t’o-t’o-ffrir un verre, il va t’expliquer qu’il a été amoureux ( mais qu’est ce qu’on en a à foutre ? ) et qu’elle l’a beaucoup déçu alors qu’il lui avait présenté à sa famille, et même à Laurent ( Tu ne sauras jamais qui était Laurent.). Et après une frise historique approximative, il conclura par « Je veux une une une femme comme toi tu vois, on sent que que t’es une chouette fille. Ouais, on sent. » ( Pour ton plus grand bonheur.)


Profil psychologique :
Le baba au rhum est soit de nature très timide et a besoin de boire pour décomplexer, soit un gros lourdingue qui surestime sa résistance à l’alcool, enfin, il se surestime pour pas mal de chose.

 

Cas n°1 : Il se pinte la gueule car c’est le seul moyen pour lui d’avoir assez de cran pour accoster une meuf. Il faut absolument, si vous en croisez, lui faire comprendre que définitivement, il faut trouver une autre solution. C’est sûrement pas avec cette haleine et cette démarche digne d’un rôdeur dans Walking Dead qu’il fera naître en vous quelconque pulsion vous donnant envie de faire le grand 8 dans votre deux pièces.

 

Cas n°2 : Il est une sorte de leader loseur de sa bande, il aime se faire mousser et en faire plus que tout le reste de la meute, boire plus, crier plus fort, frimer plus, et être donc, DIX FOIS plus lourd que la normale.

 

Son style : Pas frais. Genre DLV passée de 3 mois pour une barquette de poulet élevé en batterie.

 

Son origine : Lui aussi se trouve un peu partout mais un peu beauf sur les bords.

 

Ses proies : Avec sa vision quelque peu floutée, il reconnaitra ses proies au parfum et à la longueur du cheveu. Un conseil, s’il s’approche prenez une voix masculine et tapez lui sur l’épaule, sur un malentendu, il vous prendra pour quelqu’un de son espèce et vous laissera l’honneur sauf.

 

Ses expressions favorites : Ils ont chacun leur langage bien à eux mais il y a quand même des constantes comme le grognement primal entre deux mots, et deux gorgées. C’est so sexy !

 

Ses accessoires : Une CB qu’il utilisera sans compter ( pour la simple et bonne raison que dans son état, compter relève de l’exploit à inscrire dans le Guinness des records.) et son haleine qui pourrait très bien être considérée comme une arme de destruction massive.

 

Pour le dernier volet, je pensais aux connards du web. Mais j’ai peur de froisser certains d’entre eux. On vote à mains levées et je fais appel à mes dons de télépathie pour juger ?

7 commentaires

  1. Je n’ai lu que le connard au baba au rhum qui s’explose le front, et c’est nul. A part ça : « ’elle l’a beaucoup déçu alors qu’il lui avait présenté à sa famille, et même à Laurent ( Tu ne sauras jamais qui était Laurent.) ». Va falloir faire des efforts si tu veux que je lise tes posts en entier.

  2. Y’a quand même tout un tas de connards qui pourraient figurer ici :
    – le connard enculé
    – le connard indécis
    – le super connard
    – le connard qui le fait pas exprès tu comprends il a tellement souffert.

    J’ai quelques sujets pour un dossier spécial connardologie..

  3. J’ai bien rigole en lisant l’article plutôt vrai !
    Le connard peut tomber sur une salope moi je suis sympa par contre si l’autre me prend pour une conne et me manque de respect avec ses blagues qui font rire que lui et ses excuses en bois de Boulogne je me transforme en vrai salope !
    Quand on joue avec moi méchamment je donne une bonne leçon au connard après il peut aller chialer dans les jupes de sa mère en disant toutes les femmes sont des salopes ! 😉

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