Tu sais c’est pas si facile…

« Tout a commencé par une escapade à l’heure du déjeuner dans un hôtel parisien. Une première pour moi ! Je travaille, j’ai peu de temps, mais la curiosité l’emporte et j’accepte sans hésiter.

Une fréquentation récente. Un homme charmant et entreprenant. Le 12-14 à l’hôtel ? Son idée ! Une pointe d’appréhension mélangée à l’excitation de la nouveauté, un texto pour me prévenir qu’il est déjà arrivé, et me voilà au rendez-vous !

J’entre dans le hall, sans trop savoir quoi dire à la réception. Peut-on se présenter dans un hôtel à cette heure-là, ostentatoirement parisienne et sans bagages ? Gênée, je lance de loin que je suis attendue dans la chambre 205. Je n’ose pas ajouter que c’est pour une réunion de travail. J’ai bien fait, je crois. Les réceptionnistes ne sont pas dupes, et voient défiler toutes sortes d’individus. Inutile de se justifier, donc !

Je frappe. Tout en chair et en muscle, une coupe de champagne à la main, et prêt à en découdre avec ma petite robe blanche, il m’ouvre. Je joue la femme fatale, habituée à ce genre de situation. Même pas troublée ! Bienveillant, il fait semblant de croire à mon jeu maladroit.

[Ellipse d’environ deux heures.]

De retour à l’accueil, cheveux ébouriffés, légèrement pompette, et un sourire se damner, je fonce vers la sortie. Aïe, il pleut à verse. Je me tourne instinctivement vers la réceptionniste, qui me propose un parapluie de l’hôtel. A-t-elle bien compris que je ne suis pas une touriste ? Ou alors croit-elle que je vais rendre le parapluie à Monsieur, qui va le lui ramener car il a ses habitudes ici ? Imagination débordante, quand tu nous tiens… Je réponds d’une voix douce et naïve :

–       Merci mais, heu… je ne pourrai pas vous le rendre…

–       Oui je sais, mademoiselle !

–       Ah oui ! Bien sûr…

De retour au bureau avec un parapluie aux couleurs d’un grand hôtel parisien, ma collègue comprend, à sa façon, que j’ai profité d’un agréable moment en charmante compagnie

–       Toi alors ! Tu étais donc au bar d’un hôtel ce midi ! Tu as commandé du champagne j’espère ?

Elle est mignonne Emilie. A la fois complice… »

Attends mais c’est moi Emilie ! Je rêve ou ma collègue parle de moi sur son blog ! Bon bah maintenant que j’en suis là, autant continuer.

« …de mes aventures et étrangère à mon mode de vie, elle est touchante. Elle ne me juge pas. Son objectivité m’apaise. Je crois que son fantasme à elle, c’est le prince charmant avec labrador, break Volvo et pavillon mitoyen en banlieue. »

Oh la garce ! Enfin, elle est un peu dans le vrai…

« Et c’est pour cette raison que j’aime me confier à elle : on est tellement différentes qu’il n’y a ni concurrence ni jalousie entre nous. Juste une écoute attentive. »

Et c’était vrai, je ne l’enviais pas. Enfin pas vraiment. Ou peut-être une infime partie de moi, cachée là-bas. Trop loin. Non je l’admirais plutôt, tout en me persuadant que cette vie-là n’était pas pour moi. Trop libérée.

Du moins c’est ce que j’ai cru pendant longtemps. Au fil de ses récits, et loin des clichés de la femme désabusée qui enchaîne les aventures, j’ai compris qu’elle était juste libre et heureuse. Je ne lui en veux pas de se moquer de moi gentiment. J’ai envie de croire qu’elle m’admire un peu aussi…

« La prochaine fois, je vous raconterai ma nuit à Bruxelles au 19ème étage d’un palace, avec vue imprenable sur la capitale belge. Je ne l’ai pas encore raconté à Emilie, mais elle croira sûrement que j’étais là-bas pour profiter du spa ! »

Oui, bon ok, elle ne m’admire pas tant que ça en fait…

Voilà. J’avais envie de vous faire part d’un petit moment de la vie décompleXée de ma collègue adorée. Prochaines anecdotes de son blog à suivre…

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