Le poke, cette technique de chope rétro made in Mark

Pour quelques raisons que je ne saurai expliquer, je reste persuadé qu’un débat de fond est nécessaire autour de la notion de « poke ».Défini par différents médias comme l’expression virtuelle d’une pichenette, d’une tape sur l’épaule ou d’une taquinerie, d’autres avaient aussi parlé d’un appel à l’intimité s’agissant d’un poke homme-femme et inversement.

Alors le poke, une manière de dire « eh, je suis là » ou plutôt « eh, je suis nu ! » ?

Le poke Facebook originel fut sans doute le genre de petit goodies dont Mark avait prévu l’existence lors de sa création pour targeter les minettes de Harvard. Avec l’explosion de son réseau social, ses collègues de bureau ont très certainement du le supplier de calmer ses ardeurs et c’est comme ça qu’est apparu le poke « salut c’est moi » : creux et inutile.

Imaginez vous bien qu’il existe des millions d’étudiants comme Mark, certes pauvres à souhait comparés au gourou Zückerberg, qui au fond de leur chambre rêvent d’attraper les plus belles renardes de la toile. Voilà qu’apparait la nouvelle définition de poke: « Eh ! Je suis nu ! ». Énormément utilisé il y a quelques années, le poke a fonctionné pour de la rencontre efficace et brève. À voir les sujets de conversation sur des forums divers et variés, le poke PQ a été une technique parmi tant d’autres pour réaliser les premiers fantasmes de Mark.

Étonnement, la démarche inhérente au poke nous rappelle certaines autres fonctions d’autres sites. Le « charme » Adopteunmec, dans la catégorie site de « rencontres » sera appelé poke complet car il exprime a la fois le « salut salut » et le « tu es très très bien foutu ». Le « fav » Twitter aura une signification plus floue : « ce que tu viens de tweeter m’intéresse »,  « salut, follow moi : du chiffre bitch » ou  » vivement qu’on discute en DM ». Enfin, plus abstrait, Linkedin reprend le cote poke en divulguant qui a regardé ton CV-Wall : « eh, je viens voir ton profil tous les jours, tu me recrutes ? ». Plus professionnel, on tolère.

Le poke, toujours approprié pour draguouiller en 2013 ?

Peut être trop utilisé ces dernières années,  je pense que le poke sur n’importe quelle plateforme est fortement déconseillé. Synonyme d’un « salut, je te stalke salement a des heures tardives parce que ton maillot de bain de l’été dernier collait parfaitement a ton boule », le poke a l’inconnu(e) sur Facebook a perdu tout son sens. Peut être faudra t-il privilégier un « like » bien placé, travailler sa répartie pour placer LE commentaire adéquat ou faire une demande d’ami dans les règles de l’art. Il est quand même préférable de garder le poke d’origine à ses amis proches pour montrer que l’on maitrise des blagues 2.0 un peu rétros… (pas convaincu)

Sur Twitter, écrire en toute lettre dans son tweet « poke @Suzimontana » voudra absolument dire : « eh garçon ce tweet a un rapport avec toi, regarde, cela pourra t’intéresser ». En aucun cas, j’irai utiliser un poke pour contacter ce type pour des raisons plus dirty. A la limite vise le DM classique; comme le dit régulièrement Brigitte Lahaie  (<3 ):  » le plus important, c’est de communiquer ».

Je finirai en décrétant la mort du véritable poke des bonnes années et de ses multiples sous-entendus. Le poke n’est plus qu’un mot pour introduire une personne dans une conversation ou sur un sujet qui le concerne. Cependant, il existe toujours des personnalités digitales que je qualifierais de très extrouverties …, si vous voyez ce que je veux dire. Le poke « sale » marchera avec ce genre de profil.

Allez, bonne chance.
@SuziMontana

poke

2 commentaires

  1. Certaines filles le prennent très bien minoritaires sont celles qui le prennent mal par puritanisme primaire peut-être je sais pas enfin je m’en fiche je poke régulièrement n’en déplaisent à certains.

Répondre à Aurel Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*