Tueurs dans les gênes

Il faut voir à quel point on se bouffe tous la gueule.

Dès que Paris me manque je me souviens de la façon dont les choses s’y passent. L’agression vient de toutes parts.

Au début on essaye d’y résister.  Mais on finit toujours par succomber.  Par devenir aussi con que tout le monde.  Et je sais de quoi je parle.  A Paris j’étais un vrai connard.  Un Parisien.

A New York l’agressivité s’exprime différemment.  Mais elle existe.  Comme partout ailleurs.

Et vous pensez que les sociétés « à la cool » sont différentes?  Regardez les îles du Pacifique. Tahiti par exemple.  Au bon vieux temps ça niquait dans tous les sens.  Certes.  Mais si vous étiez plus faible qu’un autre on vous bouffait la cervelle.  Shit happens.

 

 

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C’est partout pareil.  Et c’est pas très étonnant.

Nos gênes sont le produit de millions d’années d’évolution.

Une évolution durant laquelle on a dû apprendre à collaborer pour survivre.  A s’apprécier.  A prendre du plaisir ensemble.  Personnellement j’en prend beaucoup.  Surtout si mes semblables sont au féminin.  Vous savez.

Mais notre évolution s’est aussi passée dans une violence considérable.  Peu d’espèces ont connu une histoire aussi brutale que la nôtre.

Des millénaires de guerres, de massacres et de sang.  Notre monde moderne est le résultat de la sauvagerie la plus achevée.

Et nos gênes sont ceux de nos ancêtres.  Ceux qui ont survécus parce qu’ils se délectaient du sang de leurs semblables.  Qui ont coupé assez de têtes pour se reproduire.  Leurs enfants ont fait pareil.  D’un siècle à l’autre.  Jusqu’à vous et moi.

Alors certains essayent de contrer cette évolution.  Par la morale ou la raison.  Jésus. Rousseau.  Bouddha.  Pourquoi pas.  Dieu les bénisse.

Mais il n’en reste pas moins que nos gènes sont emprunts de violence.  Ils ont mijoté dans le sang de l’Histoire.

 

 

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New York est la ville dont les habitants sont les plus sympas que j’ai rencontré.  Pourtant la violence s’y trouve à chaque coin de rue.

Elle s’exprime dans la légalité.  Dans le business.  Dans les ragots.  La compétition est omniprésente.  Et quand une personne est à terre on l’achève à coups de poignard dans le crâne.  Comme partout ailleurs.

Il faut donc paraître fort.  Tout le temps.  Partout.  Bon courage.

UFANY blog ici:

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