Le Prix Nobel de Non-Pornographie

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par Natalie

En quelques occasions embarrassantes, j’ai reçu par mail

des photos envoyées par des amis. Auxquelles s’ajoutaient quelques autres.

Qu’ils n’avaient pas envoyées. Des photos, comment dire….

qui prouvent qu’ils y a des gens très très souples.

Le technicien m’a expliqué que c’était un virus sournois

Qui colle aux photos de famille des photos de bijoux de famille,

une fois qu’on est allé se balader sur des sites pornos.

Evidement, quand on a un ado de 17 ans à la maison, c’est prévisible.

Le technicien de France Telecom m’a proposé un plan blocage.

Un programme qui identifie tout contenu suspect. Excellente idée.

Et puis j’ai attendu. Ça n’a pas tardé à venir.

L’ado a demandé sur son ton le plus niais:

“Pourquoi on peut surfer dans rien sur Internet?”

Avec un sourire encore plus niais, j’ai répondu:

”Tu veux dire quoi par “rien”?

On a éclaté de rire. Bien sûr, il a quand même essayé.

Dès que je suis partie me coucher, il s’est mis à l’ordinateur.

Il a écrit: “Gros nichons”

Google a proposé: “La chute de l’empire Nippon – De l’éthique

Samouraï à l’erreur de Pearl Harbour”

Il s’emmerdait, il a lu.

Puis il a insisté: “Gros culs”

Google, narquois, a indiqué:

“La culture en jachère dans les pays d’Afrique occidentale”

Nouvelle tentative: “Joint et cannabis”

Réponse: “Historique des joints de canalisation sous le règne de François Ier”

Recherche: “Comment tuer ma mère”

Réponse: “La Mère dans l’inconscient collectif – étude comparative des

Archétypes selon K.G Jung”

Recherche: “Ingrid en chaleur”

Google: “Itinéraire du cinéma Suédois- Ingrid Bergman”

A l’agonie, il a tenté: “Comment se branler sans laisser de traces dans les draps”

Google: “ L’ébranlement des valeurs boursières pendant le Crack de 1929”

Puis enfin: “Clubs clandestins et paris illégaux”

Google: “ Les réseaux clandestins sous l’Occupation – Paris et la Résistance”

Au bord de la dépression nerveuse, poussé par un désespoir existentiel aigu autant que motivé par l’ennui et l’absence cruelle de pornographie, il a continue à lire,

nuit après nuit.

Aujourd’hui, il est titulaire d’un doctorat en psychologie, un autre en littérature

comparée, d’une chaire à la Sorbonne et d’un siège à l’Académie Francaise.

Demain, on va tous à Stockholm l’accompagner. On doit lui remettre le prix Nobel de Physique et de Littérature. Du jamais vu.

Et encore merci au technicien de France Telecom.

7 commentaires

  1. Ayant fait mes études à l’époque du bas débit, oui ! Il était plus simple de s’exciter sur un livre de cours que sur une image en cours de dépixillisation ! 🙂

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