Sex sells !

.
.
.

Oui, ce postulat souffre quelques exceptions, mais je m’en ramone le conduit auditif avec une chaise.

On s’offusque, jusque sur ce blog, de ces pétasses vendues en chairs et posters rieurs par les maisons de disques. Pourquoi ? Non mais sérieusement pourquoi ?

L’exemple déplorable que cela constitue pour les jeunes filles ? Arrête de me faire rire, elles sont fans du style bitch intégrale. Mets une nana normale avec une gratte, des fringues et des chansons superbes dans le circuit et elle fera la manche à Oberkampf en moins de 6 mois. Tej’, dégage, pas une minette pour acheter son CD. Elles sont déjà contaminées depuis longtemps et ne consomment que ce qui leur ressemble. Bande de chiennes. Elles subissent pas l’influence, elles créent les règles. Comme le disait IAM, « A poil tu vendras ».

L’utilisation mercantile du corps féminin ? Normal, qu’il soit masculin ou féminin le corps se vend hyper bien: Esclaves, prostitués (hommes ou femmes), chanteuses, chanteurs, agent d’accueil, en image, en vidéo, IRL. Je vois pas pourquoi on refuserait de vendre un produit pour lequel la demande est aussi forte. En plus dans la plupart des cas le propriétaire du corps est bien rémunéré. Certains esprits chagrins rétorqueront que le propriétaire n’est pas forcément l’esprit enfermé dans le corps offert en pâture. Hey, si t’en es à croire les promesses d’un mac, faut pas t’étonner de pas toucher ta part. En plus dans le cas précis des chanteuses, elle palpent grave le caleçon du producteur et les royalties. Et avec ça, la chirurgie et le photoshop sont offerts. Donc RAS, tout va bien sur ce plan là aussi.

Les risques pour la santé ? Alors ouai, lécher un marteau de chantier c’est pas hyper hygiénique-nique. Et une bite ? Non mais je demande, genre y’a quoi de propre dans un calebard après 2h de transports ou un tour aux chiottes de la gare? Alors quoi, c’est fini la sucette ? Et dans un string ? C’est une salle d’op stérile peut-être ? Je suis sûr qu’on trouve sur le marché des chattes plus infectées qu’une jambe gangrenée. Rien que l’odeur de marée basse qui se dégage de certaines entrejambes aurait provoqué une bagarre générale dans un célèbre village gaulois. Si on va par là, le 69 c’est une tentative de suicide à deux. Donc, your argument is invalid !

L’éphémère carrière brisée qui va s’ensuivre ? Pffff, balivernes. Andy Warhol nous a promis 15 minutes à tous. En se mettant à quatre pattes elles grattent environ 2627985 minutes, soit 5 ans de gloire. C’est pas mal je trouve pour une paire de nichons secouée au vent. Ensuite le côté brisé… jamais lu un truc aussi con. Quoi de plus magnifique qu’un artiste maudit ? Bien brisée elles deviendront des Baudelaires, des Brels, des Dorothées… heu non pas Dorothée. Moyennant une petite pipe dans les chiottes du PMU, la bière sera offerte par le patron et c’est pas tout le monde qui a cette chance ! Vu le prix du demi, y’a pas de raison de considérer ça comme un petit avantage.

Et personne ne parle de l’effet bénéfique sur la sexualité des ados boutonneux… Comme c’est curieux, tous les aspects positifs sont écartés du débat. Pensez aux jeunes à la recherche de leur identité sexuelle. Grâce à ces petites bombasses, ils s’installent dans une hétérosexualité frénétique et durable, solution à la vague gay qui met en péril nos familles. Voilà qui devrait leur valoir le rang de chevalier de la légion d’honneur, après l’élection de Marine à la présidence. Hollande a trop d’homos dans son staff pour reconnaître les vertus salvatrices de ce porno déguisé en « pop music ». Même les mères adorent, ça veut bien dire que c’est de la qualité quand même, merde !

Miley, Rihanna, « shake your moneymaker » comme le chantait Elmore James en 1961. Les dollars vont pleuvoir et ça, putain, c’est beau! C’est de l’art pute brut, de la pure poudre de stupre pour tous les esthètes avertis, dont je suis.

3 commentaires

  1. C’est une réponse très intéressante à l’article de Goldo. J’aime beaucoup l’idée que le corps soit une marchandise dont on peu faire usage. Parce qu’en plus de la musique, ce que vendent des nana, c’est un clip, c’est du visuel, c’est du rêve. Il faut faire mouiller la ménagère de moins de cinquante ans, et les couilles en or que ces chanteuses récoltent sont bien la preuve que ça marche.

    Au finale, ce que je trouve un peu déplorable, c’est que le public soit autant derrière eux sans l’être. C’est cette espèce de fascination scabreuse qui font que les gens ralentissent pour voir le sang sur les lieu d’un accident, qui font que quand ils entendent « Mimi est à poil en train de lécher une boule de chantier dans son dernier clip », ils se ruent – nous nous ruons – sur Youtube pour voir ce qu’il en est. Sans pour autant cautionner, on va jeter un œil, tâter la chair, même si c’est pour cracher dessus (à défaut de cracher dedans) après.

Répondre à Molser Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*