La fille sublime et ses potes pédés

 

Je traversais une boîte branchouille au bras d’une fille à vous foudroyer sur place.  C’était il y a peut-être un an.

 

La musique blastait à fond, la boîte étaient bondée, tout le monde était déchiré.

 

Et la fille portait une toute petite robe blanche.  Signe universel de la poule qui a envie de se faire baiser.  Tout ça promettait.

 

 

 

Ma main se posait sur sa fesse pour en suivre le mouvement pendant qu’elle marchait.

 

A chaque pas son cul ressortait, s’applatissait, ressortait, s’applatissait…  Un vrai régal.  Ce mouvement de balancier m’envoyait des décharges de désir de plus en plus fortes.  J’étais sur le point de lui sauter sous la robe.

 

Mais tout-à-coup un type s’est mis en travers de notre route.

 

Il s’est figé devant la poule.  A écarquillé les yeux aussi grand qu’il le pouvait, laissé tomber sa mâchoir de surprise, levé les mains au niveau du visage et s’est mis à crier dans cette voix de flamboyant gay hystérique:

 

 « OH. MY. GOD.  Darling.  Who are you??!!  I WANNA KNOW YOU. »

 

Et ça s’est mis à papoter en me laissant avec la bite pendue entre les jambes.

 

C’est comme ça.  Les gays adorent les très belles femmes.  Et les très belles femmes veulent toutes avoir un pote pédé.  Un GBF comme elles disent.  Ils s’adorent.

 

Des années que j’observe ce phénomène sans n’y rien comprendre.  Alors j’ai fini par demander.  Aux « plus bonnes de mes copines » et à Kelby, un pote pédé.

 

Kelby m’a d’abord expliqué l’évidence: les gays recherchent la compagnie des très belles femmes parce qu’ils les admirent.  Merci Kelby.  Mais c’est de l’autre côté que ça me surprenait davantage.

 

Parce que s’il n’y a rien de plus bandant que deux filles qui se roulent des pèles, ça ne marche pas du tout en sens inverse.  Les filles en sont révulsées.  Alors pourquoi veulent-elles toutes un ami pédé?

 

Pour plusieurs raisons, mais qui découlent toutes du même constat: à New York les filles sont absolument odieuses entre elles.  Odieuses.  Même entre copines.  Surtout entre copines.  De vraies connasses.

 

C’est aussi un peu comme ça à Paris mais ça reste réservé à une certaine catégorie de filles (les putes).  Alors qu’à New York cette guerre larvée s’applique à l’ensemble des poules.

 

 

 

Bitchy headlock

 

 

Et comme dans toutes les guerres, le conflit tend vers l’équilibre des forces.  Les petits se liguent contre les plus forts…

 

Et une très belle fille n’a aucune chance.

 

Elle est la cible de toutes les autres.  Sa simple beauté suffit à déchaîner les foudres jalouses de toutes ses copines.

 

Une New Yorkaise n’en flatterait par exemple jamais une autre dont la beauté est trop évidente.  Elle se sentirait rabaissée.  Ecrasée.  Insignifiante à ses côtés.

 

Alors que son ami pédé, lui, fait fuser des compliments aussi sincères qu’admiratifs.  « Honey, you’re gorg’.  Just gorg’. »

 

Par ailleurs, la bombe partage avec son GBF les mêmes préoccupations, sans qu’il n’existe pour autant la moindre compétition.

 

Elle parle de mecs sans forcément éveiller les plus sombres manigances.  Elle essaye des fringues sans être systématiquement poussée à acheter ce qui lui va le moins.

 

Et puis si les filles se détestent, ça ne doit surtout pas se voir.  Une bombe est donc toujours entourée de grands sourires.  Ceux qui cachent les lames les plus tranchantes.

 

Ses copines lui disent « Hey honey, so good to see you! » pour qu’on ne voit pas qu’elles pensent vraiment « You fucking whore.  How do you look so fucking hot each time that I see you.  Cunt ».

 

Quand elles vont faire du shopping tout est « so adorable on you!  So pretty« .  Alors que leur pote pédé n’hésitera jamais à leur dire la vérité: « not for you honey, not for you.  This skirt looks like an abortion on you ».

 

Ils peuvent se permettre cette sincérité parce qu’ils le font sans arrière-pensée.

 

De la même manière, une très belle fille ne dira jamais du mal de qui que ce soit devant une de ses copines.  Parce que ça se retournera toujours contre elle.  Zéro ragot.

 

Alors qu’avec son GBF elle peut se lâcher.  Ca va bruncher « in the Village », et après deux-trois Peach Bellinis ça envoi dans tous les sens.  Et c’est très violent.

 

Ces conversations sont parmi les plus marrantes que j’ai entendues de ma vie.

 

Pour une fille vraiment sublime, ces amitiés sont donc les seules possibles (inutile aussi d’envisager une amitié bombe – homme hétéro, le sang n’irriguant jamais la bite et le cerveau en même temps).

 

Vous l’aurez donc compris: tout homme qui aspire à taper dans la crème doit surtout se trouver un pote pédé.

Un commentaire

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