Osons Oser

Le monde ne se divise pas en deux, entre ceux qui pensent qu’il se divise en deux et ceux qui ne le pensent pas. Non il se divise en deux, entre ceux qui sont des #GEONPi et ceux qui ne le sont pas.

WTF ? (quoi la sodomie en français )

 

 

Dans le livre de la genèse il est écrit Dieu créa l’homme à son image. Dieu a donc créé l’homme créateur.

Un des mots d’ordre du Conseil National de la résistance était : créer pour résister, résister pour créer.

Dieu aurait pu résister à son envie de créer et rester à dormir et végéter sans rien faire, il a pourtant osé créer l’homme. Il a pris un risque, énorme même, et de nombreuses années plus tard on peut dire : mal lui en a pris !

Les lois passés et à venir n’y changent rien, ou pas grand chose. L’homme a disparu sous l’avalanche de l’idéologie gestionnaire démontrée par Vincent de Gaulejac.

 

Aujourd’hui faut il résister ? Faut il créer ? Faut il entreprendre ? Ou faut il se barrer ?

Je crois qu’il faut avant tout oser.

 

Dire non à la gestion sous toute ses formes passéistes ou pas. Et prendre le risque du déséquilibre pour avancer. Mieux vaut être en déséquilibre stable qu’en équilibre instable comme disait le poète ! Le principe même de la marche repose sur ce déséquilibre assumé.

Non à l’immobilisme de la gestion, osons oser.

Non au monde où l’homme est devenu une ressource, et Dieu le DRH (direction des ressources humaines et non plus comme originellement direction des RELATIONS humaines) de la finance.

Staline, un autre grand poète du XX ème siècle l’a dit : l’homme est le capital le plus précieux. Arrêtons de nous prendre mutuellement, individuellement et collectivement pour des pigeons, redevenons simplement des hommes et des femmes, osons oser.

 

Arrêtons la gestion, osons simplement la rentabilité.

Arrêtons de jeter notre sperme dans la mer de la finance, osons construire pierre après pierre.

Arrêtons de courir plus vite, plus haut, plus loin, plus fort, osons nous arrêter pour prendre le temps

Arrêtons de vouloir changer ce que nous ne pouvons ni contrôler, ni modifier, osons lâcher prise.

Arrêtons de faire les fiers à bras pour travailler, osons travailler pour être fier de nous.

Arrêtons de vouloir réussir nos vies, osons vivre.

Arrêtons cette litanie de phrases bisounours, osons le silence.

 

De toute façon, amis #GEONPi et non #GEONPi, amis adeptes du barrez-vous ou du restez sous la couette, nous ne risquons rien absolument rien, tout cela n’est qu’un jeu, nous vivons un gigantesque Alternate Reality Game dont les règles instaurées par je ne sais Qui, sont maintenant en roue libre. Alors soyons fous, osons être libre.

 

Osons oser.

 

 

 

 

et tant qu’à faire votez megaconnard si ça ne vous emmerde pas trop

 

 

2 commentaires

  1. C’est vrai… c’est un grand jeu futile et abstrait… jusqu’au jour où vous dormez sous les ponts avec vos gamins qui crèvent de faim. Là, à ce moment précis, le jeu s’arrête et vous réalisez, sonnés, que le mur du réel vous a rattrapé. Que pour vivre, il faut avoir quelque chose à manger, à boire, un coin où s’abriter, des vêtements pour vous protéger du froid ; que pour consommer, il faut d’abord produire ; qu’un homme qui consomme plus qu’il n’a produit est soit un mendiant, soit un voleur. Le réel ! Game Over.
    La réalité, écrivait Philip K. Dick, c’est ce qui ne disparait pas quand on cesse d’y croire.

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