Koh Lanta, mon amour.

Moi, lundi dernier au travail, lorsque j'ai appris que Koh Lanta reprenait CE VENDREDI.

Comme je l’ai hurlé partout, tu ne peux plus l’ignorer, vendredi, Koh-Lanta (Kohlo pour les intimes) is back. Ô joie, ô bonheur intense ! Quand j’ai appris ça, quelques jours avant au bureau, après un triple salto arrière, j’ai immédiatement textoté ma soeur « Friday Night fever ! » juste ça, et elle a dare-dare compris : notre non-vie sociale du vendredi soir allait ENFIN pouvoir reprendre.

Allons droit au but, les moments forts de cette soirée :

Nos 20 aventuriers sont partagés entre deux hélicos, les filles d’un côté, les mecs de l’autre. Comme le veut la tradition, ils vont être sans ménagement, jetés à la mer avec leur bagage et vont devoir nager jusqu’à l’île. Là déjà, t’as plein de sensations fortes, le plongeon de 6 mètres (moi j’aurais le temps de clamser 4 fois rien que là) la mer démontée, les sacs mouillés qui pèsent 3 tonnes… On commence un peu à discerner ceux qui sont sympa, qui aident les  vieux doyens à ne pas se noyer et ceux qui ne pensent qu’à leur gueule et qui tracent direct vers la terre ferme. Là, j’ai envie de dire ma première saloperie : y en a franchement tu te demandes ce qu’ils foutent là, c’est vrai quoi, tu t’inscris pas dans ce genre d’émission quand tu sais pas nager sans brassards. C’est drôle quand même mais à Kohlo, t’as immuablement, chaque saison, une grappe de vieux complétement irresponsables qui ont fermement décidé de défier la mort. J’ai honte de le dire, mais je les aime pas trop ceux-là parce qu’ils provoquent en mon for intérieur un double sentiment contradictoire et trés désagréable ; d’une part ils m’énervent de se lancer là-dedans à leur âge, c’est du grand n’importe quoi, de l’inconscience pure et d’une autre, ben ça pourrait être mon papy, ma mamie quoi, du coup j’ose pas me laisser aller à les critiquer avec trop de vigueur.

Arrive ensuite la toute première épreuve qui va permettre de déterminer les futurs capitaines des équipes jaune ou rouge. C’est un genre de parcours du combattant avec des obstacles où il faut grimper, d’autres où il faut ramper en dessous, au milieu des cailloux, de la boue, de la jungle. L’épreuve doit se faire en binôme, une meuf, un mec. Et c’est là que va se produire le premier incident. J’ai trop les boules, je l’ai raté, mon enculé de téléphone a eu la bonne idée de sonner juste au moment fatidique et du coup j’ai pas pu apprécier pleinement la chute. J’ai entendu, un gros bruit, j’ai levé la tête et j’ai tout de suite demandé à ma soeur :

« – Merde, qu’est-ce qu’il s’est passé ?!

– Ben la vieille s’est pris les deux pieds dans le filet, est tombée à la renverse et elle s’est assommée. » (juste ça.)

La Nadine sonnée faisait équipe avec Mickaël, le chauffeur de taxi bedonnant et en tombant, elle a écrabouillé tout espoirs de victoire pour leur duo. Alors là, faut voir la réaction du-dit Mickaël quand il comprend le truc ! C’est limite s’il n’achève pas Nadine. « Putain c’est pas vrai, c’est pas possible ! Et faut que ça ( sous-entendu : ce gros boulet de Nadine. ndlr) tombe sur moi ! » Il est trop dégoûté. Non mais sérieusement, entre nous, il croyait vraiment qu’il allait gagner le Mickaël ? La cinquantaine gras-double, il a trop rien d’une flèche, il pourrait au moins rester courtois, je trouve.

C’est le sosie de Mousse Diouf (qui serait pas mort) et la toute jeunette et frétillante Camille qui remportent l’épreuve et deviennent donc capitaines. Ils doivent constituer chacun leur équipe de jaunes ou de rouges. Ce moment là est hautement intéressant : on apprend avec stupeur et tremblements que quatre des participants ne feront partie d’AUCUNE équipe et seront bannis sur une minuscule île isolée. De la pure discrimination gratuite pour pimenter un peu le jeu. Ma soeur et moi, on ne peut s’empêcher d’adorer cette putassière et humiliante nouvelle règle. Et quels ont été les quatres répudiés selon vous..? Je vous les donne dans le mille : le vieux qui avait failli se noyer, la moche, le déficient mental et la Nadine. Coïncidence ? JE NE CROIS PAS VRAIMENT.

Koh-Lanta, c’est comme dans la vraie vie, ça donne 10 euros au Téléthon chaque début décembre et ça se gare, la conscience bien tranquille, sur les places « handicapé » tout le reste de l’année.

Les pauvres quatres s’en vont donc vers leur îlot de pénitence (située à PLUSIEURS heures de bateau, précise la voix off, des fois qu’il leur prendrait l’envie de s’échapper.) ils en ont gros sur la patate, cherchent à comprendre pourquoi EUX ? Bien que la réponse soit une évidence pour tous…C’est triste un peu.

Mais la vie continue, pas de malaise en Malaisie ! On s’active frénétiquement sur les deux camps, les Sungaï et les Mawar. (encore du blaz de guedin que personne ne retiendra. Sauf Denis et moi.) Les meufs se mettent directos à l’aise : bikini pour tout le monde. Et vas-y que je cherche le puit dans les grandes herbes grouillantes de serpents avec ma culotte à moitié rentrée dans les fesses. Sérieux, moi ça m’dépasse ça. Sans parler d’aller koh-lanter en niqab bien sûr, mais enfin quand même, un minimum de pudeur et de bon sens, que diable ! Au bout de la 12ème saison, tu commences à le savoir que les cameramen de l’émission sont des vicieux qui vont immédiatement zoomer et retransmettre au monde entier le gros plan de ton cul à la recherche de l’eau ! Pis c’est pas pour faire ma raclure de bidet, mais y en a, c’est pas joli-joli à voir hein. Un derche dans l’effort ça se crispe et ne pense pas forcément à sourire à l’objectif.

Enfin bon, pendant que toute cette petite communauté semi-naturiste se démène à qui mieux mieux pour construire des abris ou trouver de quoi grailler, mon attention se porte sur un curieux détail : la coiffure d’Anthony. Le gars, il vient de sauter d’un hélicoptère, de nager 3 kilomètres dans une mer déchaînée, le tout dans un pays au climat subtropical puissance 4 et il a une putain de banane nickel-chrome sans un petit cheveu qui dépasse. Non mais là, total respect mec. Ma soeur pense que c’est un gitan. (Elle a été professeur en SEGPA, elle sait de quoi elle parle.) Celui-là je le garde à l’oeil, je sens qu’il va me plaire.

Voici enfin venu le temps de l’épreuve de confort. Une histoire de noix de coco à trimballer dans l’eau, puis à jeter dans un panier. Un truc sans grand intérêt si ce n’est les 4 kilos de riz ou les 3 allumettes à gagner au bout. C’est les rouges qui l’emportent et qui repartent avec le riz.

Pendant ce temps là, sur l’île des rebuts, le folklore fait rage. Bertrand qui a vraiment à coeur de prouver à tous qu’il est un grand aventurier finit surtout de nous convaincre au sujet de sa déficience mentale : il manque de s’empaler en tentant d’harponner un oursin, se met à arracher des branches d’arbre ‘gratuitement’ puis pris de remords d’avoir ainsi saccagé la nature décide de se lancer dans la (re)plantation de cocotiers, improvise un foireux filet de pêche avec l’unique tee-shirt du vieux qui avait failli se noyer. Bref, ça s’éparpille sévèrement entre démence et brassage de vent. Pendant que les 3 autres regardent Questions pour un champion cherchent à savoir si le soleil se lèverait pas à l’ouest par hasard. Si ça ne tenait qu’à moi, les 4 là, je les foutrais dans un charter direction leur maison de retraite.

Retour sur le camp des jaunes où on se prépare à un éventuel conseil (et élimination donc). Le jeune et frêle Charles, étudiant en architecture, a du souci à se faire, ça dégueule sec dans son dos. Le pauvre. On l’aperçoit au loin, de dos, assis par terre en train d’activement… se branler ? Ah non, il tente d’allumer un feu ! Et il y met tout son petit coeur à l’ouvrage, tant de bonne et naïve volonté fait un peu peine à voir quand on sait les saloperies qui se trament derrière… Kohlooo, ton univers impitoyaaable glorifie la loi du plus fort !

Le 3ème jour, arrive l’épreuve d’immunité, tatatin ! « chaud les cacahouètes » comme dirait le MousseDioufPasMort.C’est encore un parcours de ouf  où il est question cette fois, non pas de noix de coco mais de torches en feu. Et contre toute attente, c’est les jaunes qui gagnent GRÂCE AU CHÉTIF CHARLIE ! Ce retournement de situation est bien sûr totalement jouissif, quelle belle revanche pour le petit qui dira, toujours aussi innocent, « on est une équipe soudée ! » pendant que les autres pourritures derrière font l’air de rien. Les rouges sont écoeurés, mais à mort ! Et on assiste au gros craquage d’une des leurs, une espèce de blonde bodybuildée avec une che-tron de travlo qui se met à pousser un hurlement de fauve blessé et se jette au sol pour effectuer une série de pompes rageuses. La folle de service quoi.

Les rouges s’en vont donc au conseil, la mort dans l’âme, ils vont devoir éliminer un des leurs. Si à Kohlo on n’aime pas trop les cul-de-jattes et les manchots, on n’aime pas trop non plus, les filles trop jolies. C’est la toute mignonne petite boulangère, Mélanie qui sera sacrifiée. Elle a eu le grand tort de tomber 2 fois, très discrètement, dans les pommes et d’avoir des grands yeux en amandes et la bouche en coeur. C’est fort dommage, on n’a même pas eu le temps d’apprécier son sourire fessier mais LA SENTENCE EST IRRÉVOCABLE a dit Denis.

Et maintenant, il ne nous reste plus qu’à retenir notre souffle jusqu’à vendredi prochain.

 

7 commentaires

  1. @Une pétasse : ah ouiiii merde, c’est Philippe exact ! Enfin l’essentiel c’est que tu vois de qui je parle hein.
    Sinon, c’est vrai que les meufs ont toutes des paires de miches affolantes, on s’est d’ailleurs fait la remarque avec ma soeur. La prochaine mission sera de savoir qui a des faux, qui a des vrais…?
    Et t’as remarqué aussi que la tendance est aux cheveux frisés cette année sur Kohlo ?
    J’ai hâte de voir ce que ça va donner avec les tempêtes, les poux de jungle et l’eau salée, tiens.

    @Laurent : je dirai même omFg.

  2. Bien entendu que l’on voit de suite de qui tu parles… Philippe-Bertrand, le mec au regard habité que l’on sent au bord de la folie dans chacune de ses activités (grimpe aux arbres / se sert d’un grand baton pour décrocher les cocos / pêche en bondissant sur le poisson avec son harpon multi-pics…). A la place des 3 autres vieux… pardon… bannis… je m’inquièterai pour mes miches (où que se situent les dites miches).
    Pour les naïades comme aime à les appeler Denis, entre les mini-maillots fluos et le bronzage écrevisse, on les sent fort à l’aise dans l’eau au crépuscule.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*