ASOS t’es devenu un cassos : je te quitte

Mon cher petit Asos,

pas plus tard que y’a 2 jours j’ai commandé chez toi une livraison en 24H. Pas plus tard que deux jours après je ne l’ai pas reçu. Cette fois c’était la fois de trop et je t’annonce fermement que je te quitte.

Parce que tu vois mon petit Asos on peut tromper mille fois une personne mais on ne peut pas tromp… Si, on peut tromper une fois une… Euh… Non ! On ne peut pas tromper une fois mille personnes, mais on peut tromper une fois mille personnes ! Enfin tu vois ce que je veux dire quoi, tu m’as trompé une fois de trop…

Benjamin Lemaire

Pourtant j’ai eu le coup de foudre dès que je t’ai vu… Je t’ai présenté à mes amis et à ma mère qui t’ont adopté et qui jusqu’ici t’aimaient beaucoup. Même mon ex, pas rancunier, venait chez toi pour ses vêtements. Je t’ai aimé Asos. Je me rappelle des midis à mon bureau entrain de t’admirer. Je me rappelle de ces soirées chez moi où je m’occupais de ton paquet. Je me rappelle de toi et moi au bord de la pl… Ah non c’était pas toi. Mais peu importe, ensemble on a vécu des choses importantes, et tu m’as suivi dans tous les grands moments de ma vie pendant si longtemps…

Quand tu m’as annoncé ton arrivée en France au début de l’année j’étais si heureux. Soulagé de me dire que notre relation à distance allait arrêter de me couter aussi chère. Et puis tu as commencé à me tromper. Début février, tu perds un beau manteau alors que je t’avais confié plus de 800€. Mais je me dis que l’erreur est humaine et que c’est pour ça qu’on a une touche « suppr » sur nos claviers. Alors je te refais confiance avant l’été, et là, tu oublies de m’envoyer mes 300€ d’habits dans les temps. Mes amis me disent alors que je devrais me méfier, mais moi je t’aime, alors je te fais confiance, continuant régulièrement à écouter ce que tu as à me dire.

Et c’est là que notre relation s’est profondément dégradée. Imaginant que tu ne pourra plus me perdre, que je suis aveuglé par ta prestance, tu me promets une livraison express juste avant mes vacances à Barcelone pour que je sois prêt à sortir, tout beau, dans les boites espagnoles. J’aurais du m’en douter. Tu prendra mes 350€ à la légère, et même si tu t’excuses en disant que ça n’arrivera plus, tu commences vraiment à me faire douter de ta sincérité.

L’été passe, les feuilles tombent comme la température et tu me rappelles alors qu’il faut se couvrir. C’est vrai qu’après une longue relation on pourrait faire sans, mais je suis prudent et préfère me protéger. Alors que seule la première syllabe correspond, fin octobre rimera avec fin de relation. Tu négliges totalement mes 580€, ne prend ni le temps de respecter tes engagements de rapidité, ni même ceux que tu devrais respecter en temps normal et tu me laisses tomber au beau milieu de Paris dans le froid, osant même dire que c’est de la faute à Paypal. Déjà on dit la faute « DE » Paypal. Ensuite, je n’aime pas les gens qui se défaussent.

C’est alors que, comme si j’étais ta pute, tu essayes de m’acheter avec des codes promos et des bons de réductions. Deux semaines après, en galère de manteau je craque et je claque 350€ auquel je déduis ta réduction de 10% que tu m’avais promis et ta livraison en 24H.

Nous sommes deux jours après et je t’écris cette lettre. C’est difficile de quitter quelqu’un qu’on aime mon petit Asos, mais tu vois, comme on dit, t’as grave abusé ta race. T’es tu dit que parce que j’étais homosexuel, tu pouvais m’enculer à chaque commande ? Eh bien non cher Asos, la vie ce n’est pas comme ça. Tu ne peux pas me promettre à chaque fois sans jamais tenir tes engagements. Tu ne peux pas espérer que je revienne à chaque fois à toi juste parce que tu me dis que cette fois j’aurai une réduction et que je serai satisfait. T’as beau me sucer Asos, tromper c’est tromper.

Je ne doute pas que tu trouvera pieds à tes chaussures et plein de gens en mal de vêtements qui craqueront sur la belle grosse vitrine. Tu m’auras au moins appris qu’il ne faut pas juger uniquement sur la façade et ne pas faire confiance aux apparences, alors je te remercie pour ça. J’espère que toi aussi cette rupture t’aura appris le respect, parce qu’au fond nos beaux moments restent au fond de moi et que j’espère qu’un jour revienne le bel Asos que j’ai connu et pas le cassos’ que tu es devenu.

Je t’embrasse en souvenir de nos nuits ensemble, et des journées passées en toi, mais qu’on soit clairs, nous ne sommes plus amants et nous ne resterons pas habits.

Benjamin

8 commentaires

  1. En même temps, ils ont senti le pigeon de très très loin ! 1 erreur, ça reste humain, mais à la deuxième c’est qu’ils commencent à te tester !

  2. 2380 de fringues perdues dans l’année ??? Putain, ça représente 10 ans de mon budget vêtements. Et encore hein, les décennies fastes. Par contre ça représente à peine une semaine de mon budget bière… Les semaines sans rien à fêter bien sûr.

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