Jailbait, la néo-lolita

(et je remercie l’éclair de génie qui m’a poussé à spoiler tout mon article en un seul titre)

Ce qui m’a inspiré cet article se trouve dans mon enfance, quand je n’avais encore pas un poil sur le torse, et que les relations amoureuses étaient aussi simples que marquantes.

Je suis tombé sur un nouveau phénomène venu des Etats Unis, une tendance qu’on a voulu étiqueter, se plaçant à côté des jeux de planking, du scarlettjohanssoning, et autres duckfaces. Ce phénomène, c’est ça :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce type d’image vous dit probablement quelque chose, vous avez du en voir des centaines, des milliers : ce mélange de bombe + duckface / contre-plongée / selfshot / pushup dont l’oeil bovin crie braguette même au travers d’une simple image. Malgré leurs formes, quelque chose chiffonne : elles ont l’air vraiment trop jeunes. Et les intellectuels américains (oxymore ?) du web ont un nom d’argot pour ça : la jailbait, littéralement « apat à prison », désignant une fille sexuellement active avant l’âge légal. On aurait pu appliquer ce terme aux mecs, mais on s’en carre complet, il faut le dire.
Rappelez-vous, la France avait eu peur de ce phénomène quand étaient arrivées sur les skyblogs les « dédipix » en échange de commentaires : le monde bien-pensant des médias avait accusé le coup.

L’internet mondial se veut friand de ces nanas dévergondées qui s’exposent devant l’oeil pervers de tous les mecs du monde entier. Car non seulement elles s’exposent, mais elles diffusent : blog perso, Facebook, Twitter, Tumblr, … l’exhib se RT, se partage, se commente, et elles aiment ça ! Mais pourquoi nous aussi, les hommes avec des couilles avec des poils, on aime ça ?

Pour commencer par une analyse société cucul, les agences de mannequin ne s’y trompent pas : ils les prennent au berceau. Rien ne vaut une beauté naturelle et fraîche, arborant le sourire de l’innocence que vous ne retrouverez jamais. Notre pauvre cerveau matraqué de publicités aux mannequins filiformes reconnait là la définition-même de la beauté. Faut dire qu’elles sont bonnes, et que le côté exhib / innocent / vulgos anime chez nous un sentiment de moissonneuse batteuse devant un champ de blé encore vierge. Le côté accessible de la girl next door nous donne l’impression que c’est la voisine, la petite soeur du pote, la cousine éloignée au 3ème degré qui veut découvrir son corps voire faire tourner un eins (c’est bon elle en a deux ©).

Ensuite, parce que ces photos nous ramènent à nos jours heureux, quand notre copine avait l’innocence de ses 16 ans, que les premiers ébats étaient un feu d’artifice rempli de surprises et de découvertes. Le mâle a toujours envie de posséder à nouveau ces territoires vierges aux tumultes sentimentaux typiques des amourettes d’antan.

Et puis même si la jailbait est la nana qui habite à côté, le principe-même de ne pas pouvoir l’atteindre attire : moralement et légalement, on ne peut toucher la jailbait. Elle reste un Graal dont nous ne sommes que les malheureux spectateurs aux yeux et au lit mouillés. La jailbait est un mélange de sens qui parle à toutes les braguettes de la terre.

A toi, la jailbait qui ne lira jamais cet article car tous les lecteurs seront probablement des vieux moches qui chercheront à assouvir leurs instincts pervers, je te dédie cet article : continue à nous faire rêver et à donner de l’espoir aux maris libidineux, je t’aime.

5 commentaires

  1. Elle reste un Graal dont nous ne sommes que les malheureux spectateurs aux yeux et au lit mouillés.

    Je ne suis pas du tout d’accord avec cette phrase. 🙂

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