Ces mecs dont toutes les filles tombent amoureuses.

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Suite au joli papier d’Octave_perry « Ces filles dont les garçons tombent amoureux » , on nous a réclamé à cor et à cri ( « Et la parité, bordel ?! » ) son équivalent masculin.
Belle poire – quand c’est demandé très gentiment – je m’y colle de bonne grâce.

A bien y réfléchir, il existe des gars dont toutes les filles tombent amoureuses (GTA). Ah non pas GTA, ça l’fait pas, ça l’fait pas du tout. Le truc qui me dessèche en deux secondes chrono. On recommence :
A bien y réfléchir, il existe des mecs dont toutes les filles tombent amoureuses (MTA). C’est une espèce (trop) rare et bien sûr souvent prise. Quand parfois, par miracle, on a la chance d’en choper un, on prie alors notre dieu qui n’existe pas pour qu’il reste le plus longtemps possible entre nos cuisses au bras de notre âme fragile. Et bien évidemment, on finit malheureuses, à pleurer haut et fort ce mec si génial qui s’est lassé de notre hystérie permanente, partant se réfugier dans l’amour ronronnant d’une connasse à gros seins. Alors on retourne inexorablement vers ces autres garçons que l’on aime un peu moins mais qui ont l’avantage du nombre et de la disponibilité. Et on aimerait leur faire comprendre que se faire larguer systématiquement au bout de 3 mois n’est pas une fatalité puisqu’au fond c’est pas bien compliqué de devenir un MTA. Description.

Le MTA n’est pas forcément beau, il a surtout une attitude.

Halte tout de suite à l’hypocrisie ! Je ne vais pas nous parler de beauté intérieure, de ce garçon immonde mais néanmoins si brave, non non, je veux juste évoquer les cas d’un contenu qui peut faire irradier son contenant, d’un charisme qui peut joliment déborder sur un nez cabossé, d’une personnalité tant séduisante qu’elle en redresse (trompeusement) votre scoliose. Ce qui vous remplit, vous et votre bedaine naissante, ce qui vous anime, ce que vous êtes au plus profond de vous, voilà ce qui façonne une attitude. Et cela nous intéresse. Plutôt fortement. Un peu de désinvolture, beaucoup de passion et de sincérité. Mauvais garçon au cœur tendre, musicos écorché, intello enthousiaste, peu importe au final le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. Et un beau minet creux, c’est comme une bouteille de Moët & Chandon vide ; ça pétille pas, c’est triste et on s’ennuie.
Soyons cash pour conclure, la clef de voûte d’une attitude réussie, c’est la confiance en soi.

Le MTA a l’humour décapant ET parcimonieux.

mec dont on tombe amoureux
mec dont on tombe amoureux

Parce que bien sûr, on aime quand vous nous faîtes rire, on adore les apartés sarcastiques que vous pouvez nous glisser au creux de l’oreille au milieu d’une foule mondaine – apartés qui nous donnent l’impression d’une complicité toute singulière – mais il faut que vous sachiez user de cet humour avec modération. A la quantité, privilégiez toujours la qualité, la pertinence. « Femme qui rit, à moitié dans ton lit » certes mais femme excédé par ta potacherie envahissante choisira plutôt le lit de ta chambre d’amis. Le mec qui passe sa vie à rire de tout excessivement, incapable d’un instant de sérieux, c’est pénible, très pénible à la longue. Le gars qui abuse d’un cynisme exacerbé ou de blagues relous cache bien souvent un ego altéré non compatible avec la fameuse « attitude » décrite plus haut.

Le MTA est rassurant.

Inutile d’être gaulé comme une armoire normande pour exsuder des effluves sécurisants. Du MTA émane une force tranquille naturelle. Ses gestes sont fluides, sa voix posée, son allure tranquillement déliée. Il sait trouver les mots réconfortants lorsque l’on est en proie à la panique, au stress ou à la peur. Il sait désamorcer une situation tendue avec humour ou finesse. Il a l’épaule douce et solide. On appelle ça la maturité, il me semble.

Le MTA est dégourdi.

Vous savez quand le printemps arrive et que la saison des barbecues entre potes est déclarée ouverte, alors que tout le monde s’active à dresser la table, couper les tomates ou préparer les brochettes, il y en a toujours un, planté au beau milieu du passage, les bras ballants, la volonté d’aider fuyante … Et si vous lui pressez le nez, du lait maternel en jaillira. Pitié, ne soyez jamais celui-là ! Ne soyez jamais cet empoté mal dégrossi !
A l’inverse du boulet, le MTA est autonome, sait se rendre utile, prendre les situations en main. Il est tout à fait apte à vivre seul dans un intérieur correct sans courir midi et soir se sustenter chez sa mère.
A 3 heures du matin, au retour, main dans la main, d’une soûlerie inopinée, le MTA saura se lancer avec aisance dans la confection d’une bonne plâtrée de bolognaise par exemple. Un homme au fourneau, c’est foutrement sexy et nous donne des envies furieuses de vous culbuter sur la table de la cuisine, sachez-le.

Le MTA assume la part de féminité qui sommeille en lui.

Non pas en enfilant nos culottes en dentelle les nuits de pleine lune – je tiens à bien préciser que je ne suis pas du tout sensible à ce genre de visuel – ni en acquiesçant docilement, sans répartie aucune à tout ce que l’on peut dire mais en ayant suffisamment confiance en sa virilité pour ne pas s’obliger à des récalcitrances primaires. Il peut feuilleter un magazine féminin sans se sentir atteint au plus profond de ses couilles, il peut nous accompagner voir le dernier Woody Allen sans avoir l’impression de salement rogner son capital testostérone, il sait écouter avec un intérêt non feint quelques unes de nos conversations entre copines sans invariablement tirer une tronche de basset-hound martyrisé.

@LilasGoldo

PS ajouté par le chef : cet article s’adresse aussi aux femmes en couple et sachez bien que vous avez le droit de préférer la polygamie.
P
S2 ajouté par Lilas Goldo : La photo centrale AUSSI a été rajoutée par le chef lui-même.  Sans doute une crise de narcissisme aiguë. (…)

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16 commentaires

  1. euuuh…
    je crois que ça répond à:
    Ce qu’on voudrait que le MTA soit.

    Dans mon experience, le plus souvent le MTA ne correspond pas du tout à cette description, non plus.

    Pour le coup, c’est pas mal de cliché je crois, là.

  2. Julie,

    Étant une fille, je souhaite répondre à ces charmants messieurs. Je suis plutôt d accord avec l article. Un mec sur de lui ms pas prétentieux, mature, rassurant mais pas chiant-chiant, qui sait se prendre en main, avec de la repartie et qui prend la fille super chieuse avec du second degré. C est juste carrément sexy!!!! Perso, ce mec existe, c est mon chéri!

  3. Je me suis totalement retrouvée dans l’article sur les meufs, et je retrouve totalement mon chéri dans celui là.

    Parole de meuf, c’est pas du tout cliché. On parle du VRAI chéri dont on tombe VRAIMENT amoureuse et avec lequel on souhaite passer sa vie, sa mort et sa décomposition dans la terre.

    Ce qui est cliché, c’est de croire que ce type de mec n’existe pas, et qu’il faut se titiller le cerveau avec les autres connards qui rodent parce que ouais, tfaçons,  » l’amour sa existe pas et tou les mecs font tro souffrirres alor akoibon atandre le prinss charman ».

    Foutaises, c’est pas les mecs qui font souffrir, c’est les meufs trop connes qui restent avec eux qui souffrent toutes seules de leur incapacité à les larguer.

    P.S: On parle pas de « mecs qui on du succès ». On parle de vrais hommes avec qui ont veut une stabilité.

  4. @alex

    Si on s’en réfère au passage ci-dessous, il semble que Lilas fasse plus allusion aux mecs qui ont du succès justement.

    « Quand parfois, par miracle, on a la chance d’en choper un, on prie alors notre dieu qui n’existe pas pour qu’il reste le plus longtemps possible au bras de notre âme fragile. Et bien évidemment, on finit malheureuses, à pleurer haut et fort ce mec si génial qui s’est lassé de notre hystérie permanente, partant se réfugier dans l’amour ronronnant d’une connasse à gros seins. « 

  5. Merci Octave mais tu sais, je n’ai pas fait grand chose d’autre que de me greffer sournoisement à ton succès. héhé

    Bon les gars là qui sont pas d’accord, il faut peut-être aussi prendre en compte l’âge des filles. A 20 ans, une fille n’a pas les mêmes attentes qu’à 30.
    Qu’on se le dise.

  6. Ce n’est pas le sentiment amoureux qui paye le plus. Une femme qui aime est une femme qui prend peur. Le MTA est donc bien dans la merde.

    Parole de MTA.

  7. J’aime ceux qui sont pleins d’un grand mépris, parce que ce sont eux qui vénèrent et qu’ils sont des flèches du désir d’aller vers l’autre rive […].
    J’aime celui qui ne veut pas avoir trop de vertu. Une vertu est davantage vertu que deux, parce qu’elle est davantage noeud auquel se pend la fatalité.

    Si les femmes appréciaient un peu plus les intellos par exemple et les mecs un peu moins les gros boobs alors la survie de l’espèce mènerait à une constante évolution,en attendant le savant mélange d’un clooney et de cassel me fait voir que les trentenaires d’uajourd’hui sont les divorcés de demain,60% au bout de sept ans,aie aie les catégories psychologico débile du bien etre féminin me hante si vous saviez que faire quand on est une tornade métaphysique?petit joueuses

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