Les filles à éviter en 2014

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Voici un petit florilège des filles que tu as trop souvent aperçues en 2013 (année que tu as donc terminée célibataire) et que tu vas tenter d’éviter en 2014 !

 

La fille de fin de soirée : Trop bruyante à ton gout par rapport à ce qu’elle était en capacité de proposer, tu t’es gentiment foutu de sa gueule avec ton pote au début de la soirée. Tu lui as finalement trouvé du charme lorsque ta cible de départ est partie à 3h du mat avec un mec à bonnet trop court. Et maintenant tu te bats avec ton pote pour son attention. Vainqueur du combat des loosers, tu prieras dans le taxi pour que ton coloc soit couché. Enfin chez toi, tu feras taire ses rires gras en lui faisant l’amour mollement et qu’une seule fois. Si la fdfds permet de redorer le fragile ego de tes soirées trop longues, à long terme justement (en gros le dimanche soir), elle te plongera dans une déprime culpabilisante. Alors en 2013, on respecte son ambition, et on garde cette Maxime bien au fond de ses verres trop chargés : les filles bien ne se rencontrent pas après 2h du matin.

 

La femme trophée : C’était la fierté de ton été 2013. Tu l’as rencontrée dans un bar à cocktails, elle buvait une mixture aussi rouge que ses lèvres et fumait des cigarettes aussi minces que ses jambes. Tu as enchainé les White Russian en cherchant le courage de l’aborder. Puis tu t’es réveillé le matin dans ses bras frêles, fière comme un paon, avec le sentiment d’avoir vécu un Dirty Dancing viril. Inconcevable pendant le règne de ton Ex, tu as été lui chercher des croissants pour la remercier de glisser des seins aussi gros avec un cul aussi petit au fond de ton lit vaniteux. Tu es resté 1 mois avec elle pour un résultat mitigé. Elle parlait peu et baisait comme tu imagines que le fait ta petit soeur : prosaïquement et rarement. Du coup, ton passe temps favori fut les balades dans les quartiers où tu espérais croiser tes faux potes et tes vraies Ex. Tu ne l’as jamais invitée aux diners avec tes amis, mais eux ont vu toutes ses photos Facebook 150 fois. Après avoir maté au cinéma tous les films à l’affiche, tu as finis par lui envoyer un texto de rupture aussi court que vos conversations.

 

La trentenaire pressée : Elle pourrait avoir tout pour elle. Plutôt jolie et encore exigeante envers son corps (alors que toutes ses copines, pas même engrossées, mais maquées, se trouvent des excuses minables pour justifier leur déchéance), sa petite expérience de vie lui donne en plus un cachet non négligeable. Elle te fait rire et tu l’imaginerais bien nue. Mais pas même besoin de la convaincre, elle en a aussi envie. D’ailleurs une fille qui assume ses pulsions, c’est aussi beau, mais bien plus agréable, qu’une fille qui les découvre. Alors face à tout ce positif, pourquoi ne pas enfin envisager une vraie relation ? Une réflexion que tu n’auras pas le temps d’explorer puisque face à ses coups de file incessants, ses cadeaux improbables et ses crises de jalousies incompréhensibles, plus aucune réponse ne t’appartient. Elle est contente parce que vous avancez, toi tu recules et tu n’as même plus envie de la sauter. Ses névroses de femme qui « franchement a trop souvent souffert et en a franchement marre » ont largement vaincu les tiennes, toi, pauvre petit être immature. Tu finis par la larguer avec toute la gentillesse qu’elle mérite et tu t’en vas fumer un gros joint d’herbe pour oublier tout le dégoût qu’elle t’inspire désormais.

 

La fille en 1ere année : Elle dansait à ne plus savoir comment s’arrêter pendant le set d’un DJ croate au Social. Libre comme la fumée de ses Marlboro Light, elle se sentait vivante, l’avenir à ses pieds, s’amusant de tous ces mecs à la recherche d’une fraction d’existence au fond de ses yeux trop bleus. Si la jeunesse de sa beauté t’a d’abord permis de l’aborder avec une confiance naturelle, la surprenante subtilité de ses lèvres t’a conduit, chose que tu ne fais généralement jamais, à lui offrir sa boisson préférée : une vodka pomme. Tu devins vite amoureux du gout sucré de sa salive, et sa fougue contagieuse te rendit tes 20ans. Au lit, elle envoya valser les codes de la bienséance avec une fourberie délicieuse. Mais se moquant de tout, et ne croyant qu’en elle même, elle disparut un matin où le ciel était rose. Elle repartit donc comme elle était apparue, dans un ouragan d’immaturité, invoquant ce destin magique qui l’attendait et auquel tu ne fus qu’un court instant.

 

La trop jeune mariée : Elle a vécu SON année. En préparant la 1ère fête adulte de SON groupe de potes, elle a brillé de SA présence dans les discussions de SON entourage et à travers l’amertume de SES copines. Mais triste est de constater que 7 ans de relations sympathiques depuis SON weekend d’intégration dans leur école de commerce commune n’est pas gage de réussite dans un monde qui favorise l’unicité d’un moment plutôt que la beauté d’une construction. Après un aboutissement arrivé trop vite, elle est du coup devenue un sujet de conversation trop court. Pour réapparaitre au centre des intérêts, 1an après SA soirée de princesse, et après 6 mois de déprime agaçante, elle s’est inventé une relation trépidante avec toi : son voisin, son collègue ou son dealer. Tu en as profité pour des raisons d’hygiène, et maintenant tu te demandes si tu es le père. Change de chemin, et vise d’être le premier cette fois ci.

 

L’Ex : Trop souvent, elle est revenue comme une mauvaise habitude. Fidèle à ton incapacité à trouver le bonheur simple, elle est repassée remplir ton manque d’affection quand, faible comme une nuit d’ivresse, tu as accepté l’idée de contretire ta volonté de progresser. Ses caresses précises t’ont rappelé au doux passé, et ta gueule de bois du matin à la triste réalité que la facilité périmée n’amène qu’une maladie pourtant déjà vaincue 100 fois. On ne s’améliore qu’en se nourrissant des meilleurs moments, pas en réchauffant un plat déjà déféqué. L’ex n’est jamais la bonne solution. Pas même une bonne idée.

 

Octave Perry

14 commentaires

  1. Euh non Octave Perry ne me stalke pas.
    Ou alors je me suis rendue compte de rien.

    Salut Octave,

    Tout d’abord je voulais te dire que j’aime beaucoup ton papier, il claque la chatte comme dirait ma mémé.

    C’est moi qui ai choisi et mis la photo qui l’illustre sans même pas demander ton avis pour la simple et bonne raison que je n’ai pas su comment te joindre.
    Pour tes prochaines publications (parce que tu vas en publier d’autres n’est-ce pas ?) n’hésite pas à me requester sur Facebook.

    Voilà.
    Des bisous et de la bonne nuitée.

  2. « Les filles bien ne se rencontrent pas après 2h du matin », encore et toujours ce stéréotype… L’article vise globalement très juste, mais c’est dommage d’y retrouver cette pensée sacrément étriquée.

  3. Oui c’est un stéréotype Jead, oui c’est étriqué, mais regarde autour de toi, les couples qui te font envie… Beaucoup de premières rencontres après 2h du mat ?

  4. Il n’y a pas de filles à éviter que des envies à assumer et des stratégies à adopter.

    En chien de meuf? Prend la première qui passe, la fille de fin de soirée si on est pas très efficace, ça passe.

    Marre des meufs chiantes (au lit et en dehors) et qui n’ont pas confiance en elles? La trentenaires jolie is the way to go, mais en prenant soin d’aller très doucement voir en coupant directement les ponts après la première nuit.

    Envie d’une relation cool mais pas forcément finale? Les meufs entre 24 et 29 ans (approximation d’expérience), elles sont pas trop jeunes/trop connes, mais un peu quand même, elle n’ont pas forcément envie de s’engager et encore moins de fonder une famille, donc pour peu qu’on sache négocier les virages il y a peu de risque.

    Ou alors juste d’un plan cul? Entre 21 et 26 ans, de préférence en bar, en club ou autre lieu publique loin des cercles respectifs d’amis, et ensuite il faut savoir gérer sans s’embourber.

    Bref, il faut arrêter de cataloguer les meufs, le sixième sens masculin quand on n’est ni un puceau ni un hypocrite comblé fais souvent l’affaire en ce qui concerne les femmes. Du moins quand on la chance d’avoir des arguments superficiels qui font qu’on ne galère pas en choper. Pour les autres c’est une autre affaire, et les femmes ne devraient pas être une priorité…

  5. Alors la j’ai envie de dire bravo mon coco! Tu as tout à fait réussi à nous faire une liste exhaustive de toutes les conneries que peuvent s’imaginer les pauvres trous du culs dans ton genre sur les gonzesses. T’as pas de soeur? T’as jamais eu d’amie? T’as du mal à être content de toi quand tu serres? Ce n’est pas la faute de la pauvre inconciente à qui tu as payé un Martini roso minable dans un bar de deuxième zone de Bastille. Tout ça est de ton ressort mon gars! Apprends à differencier le sexe pour le sexe et l’éventualité de commencer une relation avec un être humain qui t’intéresses.

    Et oui, les femmes sont des êtres humains et ont droit à autant de considération que toi, homme hétérosexuel probablement blanc. Tu as l’air de voir la femme comme une sorte de chien, avec différentes races aux avantages et inconvénients bien définis. Je te rappelle que tu évoque des INDIVIDUS pas des putain de dalmatiens!  » Et putain pourquoi « FILLE » ? Tu parle de 30naires, de femmes qui ont été mariées, mais ça reste des « filles ». Y’a moyen d’être paternaliste ou quoi?

    Si tu as du mal à trouver une femme qui soit un tant soit peu intéressante évite peut être de draguer en boite ou ton seul critère sera le ratio nichons /boule de la zouz en question. Puis peut être d’essayer d’échanger des idées, des points de vus, de connaitre vos centres d’intêrets communs au lieu de bien vérifier que ses jambes soient impeccablement épilées.

    Putain t’es sérieux là? : « alors que toutes ses copines, pas même engrossées, mais maquées, se trouvent des excuses minables pour justifier leur déchéance ». C’est un peu facile de parler de déchéance quand la vision de l’élégance et du maintient de la classe masculine se limite à un coup de cire dans les cheveux et un océan de déodorant de supermarché. Et nous, pauvres grognasses de notre état on est sensées passer deux heures devant le miroir tous les matin et se tirer les poils de chatte pour que vous en ayez pas dans la bouche le jour béni du cuni?

    Mais sérieux gros, regarde la poutre que tu as dans l’oeil. Tu n’as pas besoin d’une gonzesse tu as besoin d’un faire valoir. Revois ta définition de la féminité, achète toi une dignité et peut être qu’un jour une femme bien daignera poser son regard sur le pauvre malotru que tu es à l’heure actuelle.

    Aller bouge toi le cul y’a encore du boulot.

  6. J’ai adoré le ton de l’article, le mélange d’ironie et de précision dans les descriptions donne un beau résultat. Bravo à l’auteur, premier article que je lis de ta part, je tacherai de lire les prochains

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