Chialons ensemble

Hier y’a eu un attentat. Si t’es pas au courant, c’est que tu habites dans une grotte car il n’est pas un journal cathodique ou catholique qui n’aie fait son ouverture et sa fermeture sur le sujet. Alors qu’aucune information réelle ne permet dire autre chose que “ça c’est passé”, les médias tournent en boucle comme un vinyle de Tino Rossi rayé en triturant le passé pour tenter de se raccrocher aux branches, hypothésant sur des chiffres de morts -puisque c’est ce que le public vient chercher- histoire de capter un peu plus d’audience ou plus de tirages et tenter de vendre des réclames un peu plus chères.

Et moi pendant ce temps là, je raconte des conneries. Des blagues. Des vannes. Des calembours. Des fois mêmes des contrepèteries.

Non seulement parce que je pense qu’on peut et qu’on doit rire de tout comme l’a magnifiquement démontré Pierre Desproges, mais aussi parce que je ne considère pas rire avec n’importe qui. Je tweete (et blogue) car on me lit. Ce qui, à la différence du blog de chatons de Kim Jong-un, n’est pas une obligation. Chacun peut prendre chaque jour l’étendue de ma futilité et de mon humour formidable, et choisir ou non de le lire.

Alors oui, comme à chaque catastrophe planétaire aux Etats-Unis (ou dans tout autre pays qui a la télévision), je ris. Je ris parce que je ne me laisse par dicter mes émotions par les médias. Je ris parce que je ne pleure jamais en public. Je ris parce que je ne suis jamais triste en public. Des fois je m’indigne. Mais c’est tout. La sincérité des émotions, c’est pour les pédés. Et en France, être pédé en 2013, c’est indécent. Alors je ris. Pour moi. Et à la rigueur pour ceux qui veulent bien rire avec moi.

Et comme à chaque fois que la téloche braque ses yeux -et ceux de ses adaptes- sur un événement, je vois autour de moi (ou de e-moi) des gens s’émouvoir du sort d’autres gens. Desquels ils n’en auraient rien eu à carrer s’ils étaient mort la veille de faim ou de toute autre mort qu’il n’est pas bon de regarder à travers son petit écran étriqué. Il peut s’en massacrer des bougnoules en Irak, il peut s’en entasser des cadavres à Buenos Aires, il peut s’en empiler par trentaines des macchabées à Mogadiscio, il peut s’en remplir des morgues de Necker, les gens qu’on connaît pas : on s’en fout. Mais dès lors que la catastrophe est médiatisée, que la télévision enlève partiellement les œillères et branche ses projecteurs, les gens deviennent personnifiés, parfois ils deviennent des enfants ou des femmes enceintes (circonstances aggravantes) et parfois même (comble de l’horreur) des français.

On se plaira alors à commenter qu’il y a eu X morts dont X français et X enfants. Parce qu’il existe bien une dictature de l’émotion qui impose une échelle d’importance des morts. Les français, les enfants et les femmes enceintes en premier. Un peu comme un mot-compte-triple au Scrabble, leurs morts révoltent et indignent. Elles doivent susciter du respect et de l’émotion. Reste alors à savoir à quel âge un enfant passe dans la catégorie où on doit moins le pleurer. Reste également à déterminer si un enfant américain est plus pleurable qu’une femme enceinte française. Reste également à savoir si 34 noirs seraient moins importants que 3 blancs.

Car pendant que la planète pleurait l’attentat aux trois morts et une dizaine de blessés graves à Boston dans le pays le plus puissant du monde, de l’autre côté du globe, dans un pays qu‘on a oublié depuis qu’on a arrêté de leur refiler nos restes de riz on entassait 34 cadavres de civils, morts dans un double attentat. 34. Trente quatre. Dans mes pourtant lointain souvenirs mathématiques, trente-quatre était supérieur à trois. J’eu donc espérer que l’ouverture des journaux et des cœurs se fassent sur ce terrible chiffre. Mais non. Pas un communiqué de l’Elysée, pas un bandeau sur BFM, pas un #prayformogadiscio.
Par un mot non plus sur les 300 personnes par heure qui meurent d’obésité ni même sur les 2000 qui meurent de faim sur la même période. Par un tweet sur les milliers des morts du SIDA, de la sécheresse, de l’insalubrité, de la héroïne, de la malaria… Rien.

Et moi ? Moi pendant ce temps là, je racontais des conneries. Encore et toujours. Fidèle à l’égalité que je prône depuis que j’ai un jour compris ce que c’était, je ne voyais pas de raison de plus s’émouvoir par ci ou par là. Pourtant, j’ai reçu nombre de messages électroniques (et deux SMS) me reprochant de ne pas m’émouvoir de Boston. Comme si c’était un devoir que de pleurer des gens qu’on ne connaissait pas. Comme si, surtout, égoïstement, on avait peur qu’on jour, à un marathon bien de chez nous, il puisse arriver la même chose.

Alors, comme à chaque cataclysme télévisuel, je laisse les critiques et les insultes couler, et je rigole dans mon coin, sans au fond ni cautionner, ni apprécier les événements aux images dures qu’on devrait avoir oublié pendant le week-end où l’on se changera les idées sur des pelouses au soleil en refaisant le monde et en se disant “putain c’est dégueulasse ce qu’ils ont fait”. Sauf si d’ici là, un événement encore plus médiatique arrive.

Moi, comme un samedi sur deux, je serai dans un hôpital pour parler à des gens. Des gens à qui plus personne ne parle, où qui sont seuls. Des vieux. Des enfants. On jouera aux cartes. On se racontera tout et n’importe quoi. Des blagues même. Et on passera un bon moment avec des personnes qui ont tout de ce qu’on pourrait appeler une Vie de Merde. Et sans doute qu’en y repensant le dimanche matin en bouffant mes tartines achetées avec mes 3 ou 4 SMIC mensuels j’y repenserai. Peut être même que j’en pleurerai. Et pendant ce temps, sur Twitter et ailleurs, chacun ira de sa blague sur la météo ou sur la dernière sortie de Nadine Morano. Chaque journal sortira son best of des phrases de Nabila ou le palmarès des villes les plus cools de France. Jusqu’à la prochaine partouze lacrymale médiatique.

25 commentaires

  1. Malheureusement pour toi, tu n’as pas le talent de Desproges. Tu es simplement stupide et vulgaire.

    « Moi, comme un samedi sur deux, je serai dans un hôpital pour parler à des gens. Des gens à qui plus personne ne parle, où qui sont seuls »

    Je crois que c’est le passage le plus mythique de cet article. Celui, où, au détour d’une phrase, tu nous révèles à quel point ton beau salaire ne t’empêche pas de te consacrer aux vraies choses de la vie. Les enfants malades. Les enfants malades qui sont tout seuls. Car oui, c’est bien connu, les enfants hospitalisés sont abandonnés par leurs parents et leurs familles. Personne ne vient les voir ! Les maisons de retraite à côté, c’est du pipi de chat !

    Tu te dis féru d’égalité, mais tu n’as pas trouvé de bonne vanne à faire sur les civils assassinés à Mogadiscio. Ben quoi, ils sont noirs donc on peut pas rigoler ? Tu serais pas un peu raciste par hasard ! Les noirs aussi ont le droit qu’on se foute de leur gueule ! Même s’ils crèvent de faim…

  2. Oh bah tu sais je ne me prévaut pas du talent de Desproges. De Kev Adams à la rigueur.
    Je n’ai jamais parlé de ce que je faisait de mon temps libre jusqu’ici alors que tous les 2 mois on me balance ça dans la gueule.

    Et détrompe toi, tous les enfants (notamment ceux qui restent longtemps) ne sont pas avec leurs parents/familles tous les week ends. Et je n’ai pas non plus d’y que je passais mes week ends dans les hopitaux pour enfants. Et ce n’est d’ailleurs pas le sujet.

    Concernant Mogadiscio, je ne comprend même pas le fond de ton propos. Bien sur que je fais des vannes sur les noirs. Tout comme sur les pédés, les juifs et les roux… Je préfère faire une vanne sur un attentat et 34 cadavres en Somalie, que me lamenter sur 3 morts américains en oubliant de relativiser. C’est ma vision, simpliste, de l’égalité.

  3. « De Kev Adams à la rigueur »

    C’est effectivement plus proche de la réalité.

    « Je préfère faire une vanne sur un attentat et 34 cadavres en Somalie, que me lamenter sur 3 morts américains en oubliant de relativiser. C’est ma vision, simpliste, de l’égalité »

    C’est ta vision, faussée, de l’égalité.

    Si ton humour est si bas de gamme, c’est justement parce que tu n’as pas compris ce qui fait la force d’un Desproges, par exemple ; l’humour noir est réussi quand il reste créateur d’un monde du sensible. On rit pour ne pas pleurer, on rit de notre pauvre condition de mortels, de notre impuissance, de ce qui nous tombe sur la gueule et sur celle des autres. L’humour, ce n’est pas se placer au dessus des autres pour leur prouver à quel point ton esprit critique est plus développé que le leur. Ça, c’est simplement de la prétention, et dans ton cas, une prétention très mal placée.

    Pour finir, tu t’inscris dans la tendance très actuelle des « twittos » et autres « blogueurs » parisiens (ou non) qui estime que s’émouvoir est une preuve de faiblesse, une rupture de l’esprit critique. Or, ce qui est arrivé aux victimes des attentats de Boston est tout aussi dramatique que ce qui est arrivé aux victimes de Mogadiscio. Alors, pourquoi les premiers ont droit à ton cynisme et à ton mépris, quand les seconds ont droit à toute ton empathie ? Si c’était vraiment le traitement médiatique et les réactions prétendument hypocrites des gens, tu n’avais pas besoin de tirer sur l’ambulance. Ton discours aurait gagné en force et en intelligence à être ciblé sur les véritables responsables de l’injuste traitement médiatique auxquels ont droit bon nombre de pays du Tiers Monde. Au lieu de ça, tu t’es contenté de te moquer de ceux qui souffrent, te pensant tellement plus intelligent que les autres qui s’émeuvent bêtement de ce qu’on leur montre.

  4. C’est quoi ton problème Haha? Tu t’es senti ciblé par le billet?
    Pour ma part, ce billet reflète ce que je pense depuis hier, et même avant. Les journaux veulent faire du sensationnel. Les gens « bien pensant » s’en émeuvent pour se donner bonne conscience. Pendant ce temps, la misère cachée continue. Mais on en parle pas donc tout va bien.

  5. « Les journaux veulent faire du sensationnel »

    Et tu ne « penses » ça que depuis hier ? Il était temps ;) Heureusement que quelques individus éclairés partagent leurs lumières aux « bien-pensants » aveuglés !

  6. « et même avant ». Le « depuis hier » faisait référence à l’évènement dont on parle dnas le billet.
    Affligeant de devoir expliquer un commentaire de 4 lignes. Allez je vais bosser maintenant. Tu devrais en faire autant

  7. Mon cher Haha tu lis ce que tu veux bien comprendre… Je ne dis pas que la Somalie mérite plus ou moins d’attention.
    Je dis que selon moi, elle en mérite autant (et autant que la bombe américaine qui fait fait 40 dans un mariage afghan hier soir ou l’attentant de 50 morts ce matin en Irak…).
    Et je m’étonne parceque finalement c’est le chiffre qui semble fait foi dans la presse. Du coup je me demande pourquoi on ne parle pas plus des autres catastrophes où y’a plus de morts… C’est l’objet de ma reflexion.

    Ensuite, je dérive sur le fait qu’on me traite d’insensible parceque je ne chiale pas sur les morts que je ne connais pas.

    Quant à vos remarques sur mon humour, je n’oblige personne à rires à mes vannes. Alors ne m’obligez pas à pleurer nos télé réalités presque pas scénarisées.

  8. Il est temps pour l’auteur de sortir de ce ton convenu sarcastico-depressif en lisant « Ironie et vérité » de Mehdi Belhaj Kacem.

  9. « Ensuite, je dérive sur le fait qu’on me traite d’insensible parceque je ne chiale pas sur les morts que je ne connais pas »

    Les gens te traitent d’insensible non pas parce que tu ne « chiales » pas, mais parce que tu te moques, tout simplement. Si ton humour était subtil et intelligent, tu aurais de quoi te défendre, mais là ? En outre, tu as agressé quelques personnes en les traitant de « cons » et de « connes » après qu’ils ont posté quelques tweets du style ‘RIP’ ou ‘quelle horreur’. Ceux-là ne t’avaient pas traité d’insensible, d’après ce que j’ai vu.

    « Alors ne m’obligez pas à pleurer nos télé réalités presque pas scénarisées »

    Ton narcissisme n’a n’égal que ton humour médiocre ;-) Je me fiche de ce que tu ressens, et je ne crois pas m’avancer trop loin en ajoutant qu’il en va de même pour la plupart des gens sur cette terre, y compris tes « followers » auxquels tu tiens tellement. En revanche, puisque tu bénéficies d’une tribune ici, et que tu as écrit ce message en espérant sans doute justifier tes propos nauséabonds écrits hier soir, tu t’exposes aux réponses de tous. Malheureusement, ça ne peut pas aller dans ton sens à chaque fois.

    « Du coup je me demande pourquoi on ne parle pas plus des autres catastrophes où y’a plus de morts… C’est l’objet de ma reflexion »

    Si la question t’intéresse vraiment et qu’elle n’est pas simplement une question rhétorique pour asseoir une supériorité critique, je peux te conseiller quelques ouvrages de sociologie brillants. Peut-être qu’ils nourriront ta réflexion et t’empêcheront de poster des âneries sur Twitter :)

  10. Ferme-la, Haha. Tu cherche la petite bête là où il n’y a pas lieu d’être.
    Eh quoi, je ne m’indigne pas plus que ça des attentats de Boston ?
    Eh quoi, je n’ai pas hésité à faire tourner le chiffre aberrant de 30 morts plutôt que de winer sur les 20 blessés ?
    Eh quoi, je ne suis même pas plus touché que ça par ces 30 morts ? Ils sont si loin…
    Je ne suis pas touché par ces morts. C’est triste, mais c’est la vie. Et je préfère assumer de ne pas être touché que de faire semblant de pleurer avec les autres. C’est justement cette indifférence qui me permet de critiquer l’hypocrisie des médias et la tienne.
    C’est peut-être moins humain, mais c’est carrément plus juste.

  11. « Eh quoi, je ne m’indigne pas plus que ça des attentats de Boston ? »

    Il n’y a pas vraiment lieu de s’indigner, en fait. C’est simplement triste.

    « Eh quoi, je n’ai pas hésité à faire tourner le chiffre aberrant de 30 morts plutôt que de winer sur les 20 blessés ? »

    Le débat ne porte pas vraiment là. Comment ne pas encourager ceux qui sortent de l’obscurité des faits passés sous silence par la plupart des médias ? Le débat ne s’est jamais porté là dessus.

     » je préfère assumer de ne pas être touché que de faire semblant de pleurer avec les autres. C’est justement cette indifférence qui me permet de critiquer l’hypocrisie des médias et la tienne »

    Tu illustres à la perfection ce que j’avais écrit dans mon second commentaire. Tu as une très haute idée de ton « esprit critique » et tu es persuadé de jouer un rôle très important en te foutant de la gueule de ceux qui s’émeuvent, ou font semblant de s’émouvoir (qu’est ce que cela peut bien te faire ?), de ce qu’il s’est passé hier à Boston. En agissant ainsi, tu es pire que les bien-pensants que toi et Benjamin (peut-être êtes vous la même personne, je n’ai pas tout suivi, tu as répondu comme si je m’adressais à toi) prétendez dénoncer ; tout simplement car tu agis en dictateur de la pensée, tu détermines quelle attitude adopter face à un événement tragique. Le cynisme dans un premier cas (les américains morts à Boston), l’empathie dans un second (le chiffre aberrant de 30 morts à Mogadiscio). Tiens, d’ailleurs, je me demande dans quelle mesure ce chiffre te paraît « aberrant » : le serait-il autant si ton formidable esprit critique ne l’avait mis en lumière par plaisir de contrer ceux qui n’ont parlé que de Boston, hier ?

    Le pire, c’est que tu es persuadé d’être politiquement incorrect, d’agiter les foules et d’éveiller les consciences. Alors que le cynisme et le manque d’empathie sont au contraire l’une des attitudes les plus convenues de notre société. Twitter est plein de gens comme toi. Je comprends que tu t’y sentes bien.

  12. La plupart des gens qui trainent sur Internet ne sont que des consommateurs, gavés de télé-réalité, de Mac Do et de gadgets à la mode. Ils achètent ce qu’on leur dit d’acheter, s’indignent quand on leur dit de s’indigner. Pas étonnant qu’ils consomment l’émotion comme tout le reste, sans réfléchir.

    Sinon, ce tweet m’a bien fait rire :
    « Classement du marathon de Boston : 1er une jambe, 2ème une oreille, 3ème ex aequo un pied & une chaussure. »

  13. Benjamin machin.

    En instrumentalisant cette événement dramatique (tout comme les autres attentats qui ont l’air de te tenir à cœur et dont tu ne connaissais rien avant de tomber sur un lien au hasard des internets), tu as et atteins le même objectif que ces pornographes de journaleux : surfer sur la vague.

    C’est moche et mal écrit. Puis on en a rien à cirer de ton salaire même si, généreux comme tu es, tu passes tes samedis avec des gens qui ont une « Vie de Merde ».
    Quid de ceux qui vivent dans la rue en bas de chez toi et qui n’ont tout simplement pas de vie ?

    Bref c’est nul.
    A l’avenir épargne nous ta prose.

  14. Je crois que ce qui m’attriste le plus, c’est pas que 0,000 000 4 % de la population (30 personnes) meure ici ou là. Le pire, c’est que tout le monde soit occupé à déblatérer des conneries d’enfants de primaire sur « T’as pas dit ce qu’il fallait qu’on dise et comme tu l’as pas dit, t’es moche et tu pues ».

    Le pire c’est que cette médiatisation de la violence n’a pour seul but de montrer que les gens riches sont attaqués par les pauvres, et que, par conséquent, les pauvres sont les méchants. Ne vous est-il jamais venu à l’esprit que tout le monde peut penser ce qu’il souhaite de chacun des sujets et que, du coup, Benjamin souhaite faire part de son avis parce qu’il a envie de le partager avec vous et pas forcément se faire lyncher parce qu’il ne pense pas comme vous.

    Que diriez-vous s’il l’on vous montrait pour une ixième fois des enfants qui meurent de faim en Afrique, iriez-vous directement au centre de la croix rouge le plus proche pour faire un don de denrées non périssables ? Non, je ne le crois pas. Et si jamais vous veniez ici me dire le contraire, cela serait purement que pour ce donner bonne conscience.

    Il s’agit de la démonstration de la magnificence des médias dans l’art du contournement de sujet. Il se passe des choses plus importantes en France mais comme c’est pas bien d’en parler, on va chercher le truc le plus débile qu’on trouve et on va en faire un dossier au vingt heure. Je suis, vous l’aurez compris, de Benjamin, cela ne sert à rien de pleurez de gens que l’on ne connaît pas et dont on s’en fout, français ou non.

    Le taux du chaumage, la baisse du pouvoir d’achat, le mariage pour tous. Voilà des sujets qu’il faut alimenter et auxquels il faut s’intéresser car il s’agit de ce qu’il se passe chez nous, pas chez les voisins. Nous avons assez de problèmes en France pour ne pas avoir assez de temps pour s’occuper des couches du nouveau né des voisins d’en-dessous.

    Spigushe

  15. La prochaine fois que tu sais pas trop quoi écrire casse plutôt ton clavier.

    Tu parles d’égalité et puis « Du coup je me demande pourquoi on ne parle pas plus des autres catastrophes où y’a plus de morts… C’est l’objet de ma reflexion »

    « Y a eu plus de morts pendant la Shoah que lors du génocide des arméniens, donc c’est celui là le pire »

    Et j’ai pas lu les tweets en question, mais pour sentir le besoin de venir t’expliquer ici, c’est que t’as pas tout à fait la « conscience » tranquille. Allez salut!

  16. Et bien moi je dis bravo ! On sent ta plume lourde, mais vu le sujet, c’est bien normal. Ton texte est très bon, rien à envier à qui que ce soit ! Et en plus, je ne suis pas objective, puisque le sujet me plait !!

  17. Cher ami, cher collègue, cher connard.

    Je lis ton article et je ris.

    Je ris parce que quelques heures avant que tu ne le postes, j’ai écrit sous le coup de la contre émotion un article traitant du même sujet, mais mille fois moins bien rédigé.

    Si je n’ai pas ton talent, j’ai au moins ton point de vue, et je voulais dire que… Caykool.

    Il est lisible par là, est très court, et ressemble au final plus à un tweet raté qu’à un édito du Nouvel-Obs.
    http://lou314.wix.com/louiswitter/apps/blog/2-américains-50-irakiens

    Des bisous,

    Louis Witter

  18. Moi je suis fan, c’est juste et plutôt bien écrit, j’ marre moi aussi des tous ces gens qui trouve ça tellemlent horrible ce qui est arrivé à ces pauvres personnes.

    La vie est dure et ça on le sait alors on arrête de jouer aux biens-pensants et aux pères moralisateurs…. alors que tout le monde se fout bien de son voisin.

  19. Et bien sur le fond je suis assez daccord, marre de se faire dicter par les médias sur quels sujets nous devons nous épancher …
    Ce qui me dérange c’est :
    dès le début , ta référence a Desproges qui se veut fine mais qui fait direct tomber ton article dans le lourd et SURTOUT ta fin, ça a achevé ton article … regarder comme je suis gentil

    en vrai je trouve qu’il y a quelques bon passages mais on dirait que tu as voulu la jouer « trop cool » et ça ce ressent. ( ce que je dis n’engage que moi )

    mais quand même c’est fou le nombre de nouveaux auteurs qui sont arrivés depuis 1 an !

  20. ahah très bien ! :)
    Cette dernière phrase ne t’étais pas forcément destiné, juste qu’il a bien d’articles publiés aujourd’hui, et ce n’est pas pour me déplaire !

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